Véloroute Avallon-Vézelay Morvan : Un collectif conteste certaines options du tracé

Favoriser la bicyclette c’est bien, dénaturer de précieux chemins patrimoniaux l’est beaucoup moins

Publié par Le Collectif du Bois de Malappris

Le vendredi 16 avril 2021

Mis à jour le 19 avril 2021

La plupart des gens l’ignorent, mais un vaste projet de véloroute est porté par la communauté de communes de l’Avallonais–Vézelay–Morvan (CCAVM).

*** Mise à jour *** Suite à la diffusion de notre article, l’Yonne rép l’a cité sur ce billet :

Article paru dans l’Yonne Républicaine du Jeudi 15 avril 2021
Document n°6353
Article paru dans l’Yonne Républicaine du Jeudi 15 avril 2021
La véloroute suscite des inquiétudes
Crédits : Journal du Centre

Une majeure partie du tracé empruntera des routes existantes sur lesquelles seront aménagées des voies cyclables.

Mais d’autres tronçons passeront par des chemins communaux.

Ces chemins se verront transformés par des engins de terrassement avant d’être recouverts d’un revêtement adapté à la circulation confortable de cyclotouristes.

Véloroute de l’avallonnais
Document n°6170
Véloroute de l’avallonnais
Sous-section Asnières-sous-Bois - Asquins-Asquins-Vézelay

Aucune information n’avait été divulguée aux usagers et riverains

C’est en interrogeant géomètres et entreprises de forage à l’œuvre sur le terrain que la population a découvert le projet et ses conséquences ; aucune information n’avait été divulguée aux usagers et riverains.

Certains nouveaux maires ignoraient même être concernés…

Exemple : le chemin rural parallèle au hameau des Bois de la Madeleine entre les Chaumots et la route d’Asnières-sous-Bois.

Plus de quatre kilomètres dont plusieurs en plein bois, sur sol fragile et humide

Les sections marquées vez001 et asn016 se trouvent sur un chemin magnifique,
pur joyau de notre patrimoine paysager du Vézelien.
Il est étroit et pentu, les chevaux s’y enlisent de l’automne au printemps.

Une artificialisation des sols totalement anachronique, disproportionnée et coûteuse

Vouloir y faire passer des cyclotouristes impliquerait une artificialisation des sols totalement anachronique, disproportionnée et coûteuse.

La communauté de commune ne s’est-elle pas engagée dans le PLUI pour : la « protection des zones remarquables » et la limitation de « la consommation d’espaces naturels » ?

De nombreuses questions se posent

  • comment un tel chantier parvient il en phase de finalisation sans que la population en soit informée ?
  • Dans cette période tourmentée, comment peut-on prioriser un tel gouffre budgétaire ?
  • Qui paiera l’entretien de ces routes et le ramassage des déchets en plein bois ?
  • Usagers locaux, riverains et promeneurs mais aussi vététistes, cueilleurs de champignons, pèlerins, cavaliers et milieu naturel fragile ne pèsent donc rien face aux décisions unilatérales de la CCAVM ?
  • Comment peut-on éluder la question de la circulation agricole et forestière ?
    Celle de la pratique de la chasse et par conséquent celle de la sécurité des cyclistes ?
  • Dans ce contexte, quelle durabilité sur un sol si peu adapté ?
    Mais puisque l’on nous parle de route cyclable, c’est vert, c’est forcément bien, donc rien ne serait à questionner...

Pas si sûr, la mobilisation citoyenne qui se constitue parviendra espérons-le,
à faire réviser certaines incohérences du projet.

47°28’45 N et 3°40 ‘43 E
Document n°6175
47°28’45 N et 3°40 ‘43 E