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Promenades toponymiques en Morvan : Boucle d’Avallon au lac de Saint-Agnan par Sainte-Magnance et de Saint-Agnan à Avallon par Quarré-les-Tombes

Publié par Par Rémi ROUQUETTE

Le mardi 11 avril 2017

Mis à jour le 14 juillet 2017

L’auteur propose une promenade en vélo selon un itinéraire empruntant des routes où la circulation automobile est faible. Cette boucle parcourt des paysages variés : ville d’Avallo, vallée du Cousin, Terre-Plaine, contreforts et lacs du Morvan. Le début est assez plat, le milieu monte beaucoup, et la fin comporte surtout des descentes. C’est l’occasion de découvrir une partie de la riche toponymie de l’avallonnais.

Remarque : selon l’usage, les formes sont en italique, les significations entre guillemets. Les noms de lieux commentés en capitales.

Carte de situation

AVALLON [1]

AVALLON, point de départ de cette promenade toponymique (87 km) faite en bicyclette le 21 mai 2016 a une étymologie bien connue et qui paraît assurée.

Comme l’indique le dictionnaire toponymique de la France (DTF) [2], son nom, inchangé depuis 1366, remonte à Aballo nom figurant sur une médaille gauloise. Et tous les auteurs donnent le sens de « pomme », ou plus vraisemblablement de « pommeraie », le suffixe one étant un locatif [3] gaulois. C’est le rapprochement avec le nom de la pomme en ancien gaëlique aball, ou dans d’autres langues indo-européennes (angl. apple, breton aval(où) ; gaëlique écossais moderne ubhal) Quelques commerçants avallonnais ont d’ailleurs des enseignes qui font référence à Aballo.

AVALLON a des cousines [4], probables ou certaines, la légendaire Avalon du roi Arthur, ou encore Vallon-Pont-D’arc (Ardèche), aujourd’hui célèbre pour la grotte Chauvet. Je n’ai pas d’informations sur l’Avallon près de Royan, village ostréicole presque dépourvu de touristes, mais en l’absence de vallon (de vallée) je pencherais pour une autre pommeraie.

Quant au dieu gaulois pyrénéen Abellio, sa parenté avec Avallon paraît controversée.

Descente vers COUSIN

Avallon, porte Bocquillot
Document n°2935
Avallon, porte Bocquillot
Crédits : photo H.L.

Il faut tenir ses freins pour ne pas foncer trop vite vers COUSIN-LE-PONT et COUSIN-LA-ROCHE, faubourgs d’Avallon qui sont sans le moindre doute liés à la rivière Le Cousin qui y coule.

Quant à cette rivière et ses nombreuses cousines (TGF n° 1041 [5]) que sont la Couze, affluent de l’Allier, la Cousance dans le Jura et une trentaine d’autres au moins, son nom remonte probablement à une racine hydronymique [6] Cosa* [7], préceltique.

Parmi ses affluents, citons le RU DE L’ÉTANG TOBIE, limite entre les communes d’Avallon et de Magny. Tobie est un personnage biblique héros du livre éponyme. Le propriétaire de l’étang était peut-être un juif, ou un protestant [8].

Vers MÉLUZIEN

Je vais remonter plus lentement vers Méluzien et Magny en suivant ledit Cousin, au pied du bois des Courtois, dont l’origine n’est pas connue sans doute un nom de famille.

On passe devant l’ancienne papeterie de VESVRES, sur laquelle on trouvera tous les renseignements sur http://www.valleeducousin.fr/spip.php?article233. Le nom de Vesvres viendrait du celte wabero « ruisseau  » et a désigné des endroits humides. Une commune de Côte-d’Or porte ce nom.

Jusqu’à Méluzien la pente est douce, ce qui permet de réfléchir à un mystère. On entre dans Méluzien, hameau d’Avallon ; et l’on sort de Méluzien, hameau de Magny. Ce partage du hameau entre les deux communes existait déjà en 1862 puisque le DTF [9] indique « hameau dépendant des communes de Magny et d’Avallon ».

Curieusement, Méluzien n’est pas cité dans les documents reproduits par Ernest Petit [10] mais figure sur la carte de Cassini, publiée une trentaine d’années plus tôt [11].

Quantin cite deux formes datant de 1751 Meluisien et Menuisien. Peut-on y trouver une idée de l’étymologie ?. Bien qu’il semble que menuisien soit une ancienne forme de menuisier (« celui qui travaille le menu bois »), rien ne dit que le nom du hameau soit en rapport avec ce métier. MÉLUZIEN reste donc un mystère.

Vers MAGNY

Elle monte dur, la pente dans le bois.

J’arrive alors à MAGNY. Le DTF nous donne à son sujet de nombreuses formes anciennes : de Magniacus (864) à Maisni (1188) en passant par Maniacum (1188) et Meniacum (1256) (D. Plancher, II, pr. n° 56).

Pour Gérard Taverdet [12] comme pour Ernest Nègre, les nombreux Magny de France se partagent entre ceux qui viennent de Magnius, nom de famille romain, et ceux qui viennent d’une forme mansionile* puis mesnil, c’est-à-dire des « habitations rurales ». Celui près d’Avallon serait de la seconde sorte.

BOURG-MOREAU

Je laisse à droite la petite route qui dessert BOURG-MOREAU.

Il est inconnu du DTF, contrairement à son homonyme de Lucy-le-Bois. Ce sont sans doute des cousins de cette famille, les généalogistes savent que la famille des Moreau était très nombreuse.

Vers Brecy

Pour éviter d’emprunter la D 606 et la N 146, on les traverse à Champ Badeux et l’on prend un chemin non goudronné qui débouche à Brecy, hameau de Saint-André, qui est sur la droite. BADEUX viendrait de l’occitan badiu « niais » (Généanet). Comme on est en terre d’oïl, il faut envisager un mot proche d’oïl ou une importation, pour désigner ce champ qui appartenait à un certain Badeux.

Le bois de Ragny appartenait sans doute aux seigneurs ou aux propriétaires du Château de Ragny [13] (Savigny-en-Terre-Plaine) connu depuis le XIII° siècle (DTF).

LA VIGNOTTE est évidemment un « lieu planté de vignes ».

Arrivée à BRECY

Le DTF donne des formes anciennes qui éclairent peu sur l’étymologie du nom [14] :

- Braceyum, XV e siècle (chap. d’Avallon).

- Bracy, 1209 (Bulliot, Hist. de l’abb. Saint-Martin d’Autun, II, 58).

- Brecey et Brécy, 1399 (chap. d’Avallon).

- Bressy, 1543 (rôles des feux du baill. d’Avallon, arch. de la Côte-d’Or).

Généanet [15] indique que le nom de famille Brécy désigne celui qui est « originaire de Brécy, nom de plusieurs communes et hameaux ». Le sens le plus probable serait « domaine de Bercius » […] ou de Briccius », noms de personnes latins. Mais pour le professeur Taverdet [16], le nom viendrait, comme BRACY, du celtique braco « marécage ». Ici, toutefois l’endroit ne semble pas marécageux, mais peut-être l’a t-il été autrefois.

On évite CUSSY

En évitant la grand route, on a aussi laissé de côté CUSSY-LES-FORGES. Comme aucune promenade cycliste ne passera par ce village, à cause de la grand route, un mot d’étymologie :

CUSSY-LES-FORGES viendrait de Cutius (selon Nègre n° 9015), nom de personne romain, mais la forme citée au DTF Casseacus, datant de 721 (cart. gén. de l’Yonne, II, 2) peut en faire douter, cette évolution de forme paraissant bizarre. Quant aux forges, elles seraient très anciennes [17].

SAINT-ANDRÉ-EN-TERRE-PLEINE

De Brecy, on est vite à SAINT-ANDRÉ-EN-TERRE-PLAINE. Saint André, frère de saint Pierre est le saint patron de la Bourgogne, depuis Jean-sans-Peur semble-t-il, mais aussi de l’Écosse et de l’Ukraine, de la Sicile et des pêcheurs, voire des golfeurs …Cela serait lié, selon un blog spécialisé [18], et au moins légendairement, à « la translation de reliques de saint André par le roi burgonde Étienne et aux origines scythes du peuple burgonde ».

Quant à l’indication sur le relief (Terre-Plaine), elle existait déjà, selon le DTF au quatorzième siècle.

La petite route qui croise l’ancien chemin de fer passe par deux couture (la couture de Haut-de-Chêne et la couture de l’étang) c’est-à-dire (lat. cultura) des « terres cultivées ».

La route longe ensuite PRÉFONDS et CHANGEVAUX, mots pour lesquels de nombreuses hypothèses peuvent être formulées. Le premier est sans doute une source, le second un endroit qui surplombe deux rus (les rus de la Prée et de Villeneuve). Après quoi, on passe devant le bois de VÊVRE, contraire d’une culture, plutôt « terre inculte », ou « broussailles » [19]. C’est un presque homonyme de l’autre Vesvres, « endroit humide », près de Méluzien (mentionné plus haut).

SAINTE-MAGNANCE

A fait partie du groupe de quatre jeunes filles qui ont accompagné le corps de saint Germain (des Champs) ✝448, depuis Ravenne (capitale de l’empire romain de 402-476) jusqu’à Auxerre [20]. Elle est devenue la sainte Patronne de l’Avallonais et il y avait un pèlerinage.

On y traverse la nationale pour se diriger vers…

BUSSIÈRES (350 m)

En longeant la Come Martin, c’est-à-dire la « combe » (mot origine gauloise de comba*) on arrive à :

LES COURTOIS, faubourg de Bussière (354 m), sans doute nom de propriétaire, comme les bois près de Méluzien. Une commune du Nord de l’Yonne porte aussi ce nom.

BUSSIÈRES, encore dans l’Yonne, est comme ses homonymes une ancienne buxariæ, boisseriæ , « lieu planté de buis », connue depuis 1189 (DTF).

On passe à quelques centaines de mètres du champ du Poirier-au-loup, éponyme du nouveau restaurant avallonnais. Il semblerait que cela soit un endroit où l’ait pendu un loup, ayant eu le tort d’entrer dans une église [21].

La prochaine étape nous fait changer de département (en Côte d’Or) en passant par :

JOUX-LÈS-ROUVRAY, commune de Saint-Andeux (Côte-d’or)

Serait comme presque tous les Joux [22] un dérivé du latin jugum désignant la « crête de la montagne » mâtiné de jura, sens proche, mais d’origine celtique.

Connu depuis le XIV siècle (DTF) [23] avec les formes suivantes :

- Joux en Morvant, 1378-1379 (B 11512, f° 6 r°).

- Joux lès Rouvray, 1624 (C 4783, f° 52 v°).

- Joux lez Rouvray, 1679 (C 4787, f° 88 r°).

SAINT-ANDEUX

On arrive ensuite à SAINT-ANDEUX, de Andeolus, compagnon de saint Begnine [24], évangélisateur de Dijon († 179 fêté le 1er novembre).

La Grand Rue (et pas la grande rue) est continuée par la D 41. Grand’ rue, grand’ mère, grand-mère, s’expliquent par des noms antérieurs (ou l’habitude de suivre des usages antérieurs) à l’apparition du féminin grande, car la flexion de grand en ancien français ne marquait pas le genre (lat. grandis).

Cela nous amène à Ferrières et à Ruères.

FERRIÈRES

Il y a en plusieurs dizaines en France : lieux de mines de fer, bien évidemment.

RUÈRES

C’est le nom du château de Saint-Léger-Vauban, mais y a t-il un lien entre les deux ? L’étymologie paraît obscure.

La route monte et passe par quelques lieudits sur le passage Suchasse, le Bouchon brûlé, les Genièvres, traverse le bois de Montiron et le bois des Taurées.

Il semble que TAURÉES soit un ancien nom des fleurs appelées de nos jours centaurées. Le MONTIRON est certainement un « petit mont », avant le point culminant à 503 mètres.

On laisse à droite la route de LA PROVENCHÈRE et de la PIERRE-QUI-VIRE. Nègre indique des Provenchères dans plusieurs endroits de France qui viendraient du latin propinquiora « les environs ».

La PIERRE-QUI-VIRE a une étymologie évidente. Ce fut il y a longtemps un lieu de culte païen. Quant à l’abbaye bénédictine, elle a été construite au milieu du dix-neuvième siècle.

On arrive au BON RU, (BON RUPT sur le panneau de signalisation et dans certes actes trouvés par les généalogistes). Ru et rupt dérivent du latin rivus « ruisseau », racine que l’on retrouve dans les noms antiques ou modernes de grands fleuves comme le Rhin et le Rhone (grec ῥέω, rheô.) Le pt de rupt est une fausse étymologie [25] de géographes. On traverse le bois du même nom, on laisse à gauche le bois du Loup.

On descend vers LES GUÉNIFFETS (ou GUÉNIFETS), d’où partent des chemins de randonnée. Il s’agirait d’un nom de famille, surnom de fabricant et marchand de couteaux [26].

Puis on arrive à LES CORPS, probablement « lieu à corbeaux ».

Pique-nique juste après à la Grande Raye (on peut aussi aller au restaurant quelques mètres plus loin), ou dormir à l’hôtel pour faire la balade en deux jours).

On traverse le barrage, en laissant à gauche l’étang de la Chevrée, alimenté par le Cousin.

On roule vers :

SAINT-AGNAN

Lac de Saint Agnan, novembre 2012
Document n°2936
Lac de Saint Agnan, novembre 2012
Crédits : photo H.L.

Ce saint mort en 453, fêté le 17 novembre, organisa la défense d’Orléans contre Attila [27]. Selon la légende, il aurait jeté du sable dont chaque grain se transforma en aiguillon piquant.

On prend la petite route à droite qui nous fait traverser Les Amans, Les Gros de Deçà (légèrement à droite) et Les Gros de Delà. L’explication de ces toponymes pittoresques est probablement le nom des premiers occupants, installés en dessous et en dessus du chemin qui va à Trinquelin.

Il ne faut pas prendre la route de LES POMPONS. C’est un nom de famille (« porteur de pompons ») dont on connaît des représentants à Saint-Agnan au XVII siècle (Généanet). Le plus illustre est le sculpteur du même nom que l’on peut admirer à Saulieu (1855-1933).

La ballade fait arriver aux CHÉREAUX, puis aux BRIZARDS et à VAUMARIN (tout près de la Pierre-qui-Vire mais à vol d’oiseau). Chéreau a désigné un « chemin carrossable », mais il faudrait vérifier qu’un tel chemin ait existé dans le secteur depuis longtemps.

Wikipedia [28] indique qu’aux Brizards, il y avait une auberge tenue par des femmes pendant quatre générations, le nom est transplanté à Quarré. Le mot est aussi un nom de personne désignant un homme violent.

Descente vers LE TRINQUELIN, c’est-à-dire le nom du Cousin à la sortie du lac de Saint-Agnan jusqu’à sa jonction avec la Romanée. Le nom de Trinquelin désignait « le déversoir à trois étangs de la commune de Saint-Léger-de-Foucheret [aujourd’hui Saint-Léger-Vauban]. Ce déversoir se jette dans le Cousin, commune de Cussy-les-Forges » [29]. Il désigne aussi un hameau de la commune de Saint-Léger. La forme la plus ancienne, en 1186, est « Triclin (cart. gén. de l’Yonne, II, 370) ».

On continue par La Vêvre (homonyme précité), Champ bossu et Bellevue, dont le sens est clair, pour arriver en montant légèrement à :

QUARRÉ-LES-TOMBES

Careacus en 721, Quarreia en 1171, Carrée en 1191 [30]. La forme paraît bien expliquer le nom, Taverdet l’admet bien que la première forme soit bizarre.

Quant aux tombes, elles sont mérovingiennes.

Maintenant, on descend vers :

LES BREUILLOTES

On pourrait prendre ce mot pour un dérivé de breuil, c’est-à-dire un « bois entouré d’un mur », mais comme c’est aussi le nom du ruisseau, prenant sa source sur la commune de Saint-Agnan et qui se jette dans le Trinquelin à Quarré-les-Tombes, l’explication est douteuse.

LE SANSOT

Aucune idée de l’étymologie. C’est aussi un nom de personne.

On arrive à :

VILLIERS-LES-POTOTS

Dérivés du lat. Villa, via bas lat. Villare, les Villiers Villers, Villards et autres sont très nombreux. Taverdet nous indique qu’ils sont souvent apparus aux temps carolingiens. Les formes varient selon les régions.

Les Potots ont parfois été écrits Pautots, mais leur première attestation est récente (1700). D’après Wikipédia [31], ce serait un nom de famille, mais le DTF donne un ruisseau de ce nom. Et pourquoi pas des poteaux d’un ancien bâtiment ?

On peut éviter la grande route en passant par :

MENNEMOIS-LE-BAS ET MENNEMOIS-LE-HAUT

Les archives [32] nous apprennent qu’autrefois le premier s’appelait Mennemois-Dessous. Selon Pierre Nouvel [33], l’ancienne forme était meix nemoris, c’est-à-dire « maison de la forêt ». Cependant, le mot nemoris en latin tardif avait pris le sens de « bocage » plutôt que celui de « forêt » ; cela serait donc « la maison de la forêt ». Le sens de meix est traité ci-dessous à propos du hameau.

LAUTREVILLE

Du lat. Villa « ferme, domaine » et sans doute d’un nom de propriétaire, comme le dit Nègre à propos de Autreville (Haute-Marne). Mais Pierre Nouvel [34] y voit un « hameau en hauteur » ; c’est possible mais dans ce secteur tous les hameaux sont en hauteur.

Pour le tumulus et beaucoup d’informations sur la commune de Saint-Germain-des-Champs, voir http://lemorvandiaupat.free.fr/

Et on prend la route de :

AUXON

Pour lequel on n’a pas d’explications, sauf à reprendre celles qui circulent pour d’autres Auxon, notamment des hypothèses de racines hydronymiques (mais cela ne prouve rien). La forme la plus ancienne est Auson (1608).

LE MEIX

La forme la plus ancienne est Le Mes (1402).

Le DTF nous apprend que c’est une « Seigneurie dépendant en partie de la commrie [abrèv. De commanderie] de Pontaubert ; ancien château fort relevant du chapitre d’Avallon, détruit par ordre de Charles VII en 1433 ».

L’origine est certainement la même que celles de nombreux Meix, Mée, Mas, c’est-à-dire lat. mansum « maison, ferme, domaine ».

À la sortie du Meix, on arrive à une fourche. On peut prendre à gauche pour rejoindre directement la D10 qui amène à Avallon, ou bien faire un petit détour par Marrault, où vécut Pasteur, afin de profiter d’une dernière montée si on s’est lassé de descendre depuis Quarré.

MARRAULT

Il s’agit bien entendu d’un marais, maintenant transformé en étang. L’abbé Parat y a trouvé des villa gallo-romaines. Le château a appartenu à la famille Pasteur.

Maintenant il faut remonter un petit col, puis descendre jusqu’à Avallon, par la route de Méluzien à votre droite. On peut aussi allonger la ballade en prenant la route de Magny, assez montante, puis la route de Méluzien.

Entré dans Avallon, on remontera au centre-ville par le Chemin de la Goulotte en contre-bas des remparts, puisqu’on a pris l’autre voie à l’aller.


[1Il y a tant à dire sur Avallon que j’en garde pour d’autres articles…

[2Dictionnaire topographique de la France (il s’agit de 35 volumes départementaux rédigés au XIX siècle, publiés par le Comité des travaux historiques et scientifiques, disponible en fac-similé ou sur internet, le volume de l’Yonne a été rédigé par Maximilien Quantin en 1862).

[3Locatif : cas indiquant le lieu

[4Lat. consobrinus « fils de la sœur de la mère » (les noms de parenté en latin variant selon la lignée)

[5Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, Genève 1990-1991-1998 (trois vol.)

[6Racine de noms de cours d’eau.

[7Selon l’usage l’astérisque indique que la forme est reconstituée (supposée) et non avérée.

[8On m’indique toutefois (source Maïeul Rouquette ; diplômé en théologie), que Le livre de Tobie étant deutérocanonique, il n’est en général pas reconnu par le protestantisme, bien qu’au seizième et dix-septième siècle on trouve des bibles protestantes le mentionnant, des familles protestantes utilisant ce prénom. Si le propriétaire était juif, ce n’était pas par allusion au livre de Tobie qui ne fait pas partie du canon de Bible Hébraïque, mais ce serait un emploi direct du prénom juif.

[9Précité

[10Ernest Petit, Avallon et l’Avallonnais, 1867 réimpr. Librairie Voillot 1992

[11Première carte générale de la France, début XVIII siècle

[12Noms de lieux de Bourgogne, éd. Bonneton 1994

[14Entre parenthèses les sources citées par le DTF

[16Les Noms de Lieux de l’Yonne, Dijon, CRDP 1983 ; nouvelle édition revue, Dijon ABDO 1996.

[17Victor Petit, Description des villes et campagnes du département de l’Yonne,‎ 1870 (réimpr. librairie Voillot, Avallon, 2001)

[19Négre n° 4034

[20Taverdet p. 97-98

[22Taverdet p. 151

[23Roserot (Alphonse), Dictionnaire topographique du département de la Côte-d’Or, Paris, 1924 (http://cths.fr/dico-topo/dictionnaires/cartes.php?cdep=21

[24Taverdet p. 94

[26Généanet

[29DTF Yonne

[30DTF Yonne

[33toponymie et archéologie font-ils bon ménage en Avallonais ?, société d’études d’Avallon, 91ème volume, éd. 2016 p. 19

[34précité