Valleeducousin.fr

Journal > Culture >

C’était samedi 19 mai 2018 : le « Petit déjeuner de la Bibliothèque » ayant pour thème les auteurs maghrébins.

Publié par Chocomousse

Le mercredi 23 mai 2018

Mis à jour le 22 juin 2018

Prochain rendez-vous samedi 16 juin 2018 autour du thème « Le vent du large ».

Voici les livres présentés ce jour, disponibles à la Bibliothèque :

 « Le fou du roi » de Mahi Binebine

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Je suis né dans une famille shakespearienne. Entre un père courtisan du roi pendant quarante ans et un frère banni dans une geôle du sud. Il faut imaginer un palais royal effrayant et fascinant, où le favori peut être châtié pour rien, où les jalousies s’attisent quand la nuit tombe.
Un conteur d’histoires sait que le pouvoir est d’un côté de la porte, et la liberté de l’autre. Car, pour rester au service de Sa Majesté, mon père a renoncé à sa femme et ses enfants. Il a abandonné mon frère à ses fantômes. Son fils, mon frère, dont l’absence a hanté vingt ans ma famille. Quelles sont les raisons du « fou » et celles du père ?
Destin terriblement solitaire, esclavage consenti…
Tout est-il dérisoire en ce bas monde ? Mon père avait un étrange goût de la vie. Cela fait des années que je cherche à le raconter. Cette histoire, je vous la soumets, elle a la fantaisie du conte lointain et la gravité d’un drame humain.

D’autres romans de cet auteur ont été présentés mais ne sont pas disponibles au prêt à la bibliothèque : Cannibal – Le seigneur vous le rendra – Pollen

« Les algériens au café » de Leïla Sebbar

Livre consultable sur place à la Bibliothèque Gaston Chaissac

’Algériens de la première génération,
Ceux qui ont donné au pays d’accueil jeunesse, énergie, savoir-faire,
Ceux qui ont choisi de rester dans le pays de leur travail, de leurs amours heureuses ou malheureuses, de leur famille, reconnaissante ou ingrate,
Ceux qui ont observé modestie, réserve, discrétion, durant des décennies, dans l’exil,
Ceux-là, souvent seuls aujourd’hui, on ne les a pas vus, parce qu’ils se sont rendus invisibles, contrairement à leurs enfants.

Des écrivains leur donnent une place dans la littérature, on les entend, on les écoute, on s’émeut...

Des dessins donnent à voir, sur le vif, dans leurs lieux de vie, les cafés, leur maison désormais, des hommes qui vivent et qui mourront en France, leur pays, avec l’Algérie comme terre imaginaire.’

Les Algériens au café rassemble huit nouvelles inédites d’écrivains algériens :

Azouz Begag : Le temps des dominos ; Jamel-Eddine Bencheikh : Bristrot des brumes ; Albert Bensoussan : Le Chibani et la Tachibent ; Maïssa BEY : Cafés morts ; Vincent Colonna : Doublets d’as ; Mohammed Kacimi : Les zmagras de Labachinou ; Nourredine Saadi : Au café de la Scarpe, le soir ; et Leïla Sebbar : Le djebel amour.

« Gare du Nord » d’Abdelkader Djemaï

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

La vie modeste et finalement heureuse de trois vieux travailleurs algériens à la retraite, dans un foyer près de la gare du Nord. Tout un petit monde populaire, peint dans le détail, avec justesse et bienveillance, gravite autour de la « Chope verte », le bistrot où les trois héros ont leurs habitudes. De courts flash-back, un voyage en Algérie dans la famille, éclairent ces trois vies. Un roman touchant mais sans mièvrerie où triomphe la générosité de cœur.

« L’attentat » de Yasmina Khadra

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l’hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d’origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l’attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d’urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds : il s’agit de sa propre femme.
Comment admettre l’impossible, comprendre l’inimaginable, découvrir qu’on a partagé, des années durant, la vie et l’intimité d’une personne dont on ignorait l’essentiel ? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien...

’Yasmina Khadra, spécialiste de romans sur fond de terrorisme (...), déploie son talent de conteur pour dresser le tableur saisissant d’un pays rongé par la terreur.’ — Mohammed Aïssaoui - Le Figaro

L’attentat a reçu, entre autres, le Prix des libraires 2006, le prix Tropiques 2006, le Grand prix des lectrices Côté Femme et vient d’être adapté au cinéma par le réalisateur Ziad Doueri.

« Qu’attendent les singes » de Yasmina Khadra

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Une jeune étudiante est découverte assassinée dans la forêt de Baïnem, près d’Alger. Une femme, Nora Bilal, est chargée de mener l’enquête, loin de se douter que sa droiture est un danger mortel dans un pays livré aux requins en eaux troubles.
’Qu’attendent les singes’ est un voyage à travers l’Algérie d’aujourd’hui ou le Mal et le Bien se sentent à l’étroit dans la diablerie naturelle des hommes.

Voici les livres présentés ce jour qui ne sont pas encore disponibles à la Bibliothèque :

« Sexe et mensonges » de Leïla Slimani

Dans le livre Dans le jardin de l’ogre (Gallimard, 2014), Adèle, jeune épouse et mère de famille, sombrait dans l’addiction sexuelle. Un roman cru et audacieux sous la plume d’une jeune musulmane partie ensuite à la rencontre de ses lectrices marocaines.
De ville en ville, Leïla Slimani a écouté les déchirements d’une société où la femme ne peut être que vierge ou épouse. Où tout ce qui est hors la loi ou hors mariage est nié : prostitution, homosexualité, business de la nuit, protection des riches touristes sexuels et pédophiles, corruption de la police, etc.
Début 2016, le lynchage de deux homosexuels puis l’agression de l’actrice du film Much Loved ont illustré le profond malaise d’une société écartelée entre sexe et mensonges.

« Les étoiles de Sidi Moumen » de Mahi Binebine

Yachine raconte comment il a grandi vite et est mort encore plus vite, à Sidi Moumen, cité en lisière de Casablanca, parmi ses dix frères, une mère qui se bat contre la misère et les mites, et un père ancien ouvrier, reclus dans son silence et ses prières. C’est un enfer terrestre qui a l’odeur des décharges publiques devenues terrains de foot, du haschich et de la colle qui se sniffe, des plongeons interdits dans la rivière tarie, des garages à mobylettes déglinguées. Alors, quand on leur promet que le paradis est à la porte d’en face, qu’ont-ils à perdre, lui et sa bande d’amis ’ crève-la-faim ’ ? Un roman tragique et lumineux, plein de mauvaises farces et de drames muets, d’errances et de poussière, de fraternités et de trahisons.

« La science des femmes et de l’amour » de Nora Aceval

Ensemble de contes populaires d’Algérie, réservés aux adultes et organisés en un récit suivi, à la façon des Mille et une nuits.
Y sont mis en scène des maris ivres de jalousie et immanquablement trompés, des amantes amoureuses, des épouses naïves… le tout, orchestré par une gent féminine rouée comme il se doit ! Le beau prince de ces contes, sorte de Shahrazade au masculin, est lancé dans une série d’aventures et de découvertes étonnantes. Il parcourt de lointaines contrées, livré aux facéties de l’amour et du hasard. Chacune de ses rencontres est une promesse, mais aucune ne lui livre l’absolu du « secret des alcôves »...
Emporté par un tourbillon d’histoires aux senteurs orientales, le prince finira-t-il par découvrir la science des femmes ? Laquelle de ces belles lui fournira la clé du savoir ultime qui lui permettra d’accéder au royaume de ses ancêtres ?

« Contes libertins du Maghreb » de Nora Aceval

Recueil de contes licencieux collectés auprès de femmes nomades et paysannes des hauts-plateaux maghrébins avec en toile de fond une critique sociale de l’ordre politique et religieux.

Les résumés des livres sont issus du site http://www.babelio.com