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C’était samedi 20 janvier 2018 : le « Petit déjeuner de la Bibliothèque » ayant pour thème les livres du Théâtre.

Publié par Chocomousse

Le mardi 23 janvier 2018

Mis à jour le 30 janvier 2018

Prochain rendez-vous samedi 17 février 2018 pour les livres ayant pour thème l’humour et l’absurde.

Voici les livres présentés ce jour, disponibles à la Bibliothèque :

 « Coups de théâtre » de Christian Grenier

Livre jeunesse disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Lorsque le rideau se lève sur l’actrice étendue à terre, un poignard dans le dos, le public croit que le meurtre fait partie de la mise en scène. Mais Matilda a bel et bien été assassinée… L’inspecteur Germain et sa jeune stagiaire Logicielle se lancent dans une enquête fertile en coups de théâtre. Ils ont pour décor le Théâtre du crime et pour suspects les différents protagonistes de la pièce, de l’auteur aux machinistes…

 « Mange-moi » de Nathalie Papin

Livre jeunesse disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Alia est une petite fille boulimique. Elle a toujours faim. Elle est très grosse. Ses copains de classe se moquent d’elle, veulent lui prendre son goûter, la traitent de fille moche. Alia décide de se sauver, en emportant son dictionnaire. Après avoir longtemps couru, elle se retrouve devant un paysage et sous ses yeux la moitié de l’horizon disparaît dans un bruit terrible de mastication. Alia ne comprend pas, elle a faim, elle s’endort. A son réveil, quelqu’un est devant elle : un ogre. Mais un ogre particulier, qui a décidé, lui, de ne plus jamais manger d’enfants.

« Un homme trop facile » d’Eric-Emmanuel Schmitt

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Comédien célèbre et adoré du public, Alex s’apprête à entrer en scène pour la première du Misanthrope lorsqu’Alceste lui apparaît dans son miroir. Le ’vrai’ Alceste, l’homme aux rubans verts de Molière. La stupeur passée, la conversation s’engage (mal) entre l’acteur d’aujourd’hui et le farouche atrabilaire de 1666, furieux de se voir interpréter par un homme aussi léger et doué pour le bonheur. La guerre est déclarée entre celui qui voudrait changer le monde et celui qui l’accepte tel qu’il est.
Qui triomphera, de l’idéaliste en colère qui s’indigne de la vie ou de l’aimable libertin qui la trouve amusante ? Et lequel des deux gagnera les faveurs de l’insaisissable Célimène ?

« Petits crimes conjugaux » d’Eric-Emmanuel Schmitt

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Lorsque, à la suite d’un accident, Gilles perd la mémoire, il lui faut tout réapprendre, redécouvrir sa vie. Sa femme Lisa lui raconte leur intimité, son charme fou, leur complicité. Mais chacun doute peu à peu de l’autre et le marivaudage prend peu à peu l’allure d’un affrontement sans merci.

« Voilà la vie conjugale, une association de tueurs qui s’en prennent aux autres avant de s’en prendre à eux, un long chemin vers la mort qui laisse des cadavres sur la route. Lorsque vous voyez une femme et un homme devant le maire, demandez-vous lequel des deux sera l’assassin. »

« La tectonique des sentiments » d’Eric-Emmanuel Schmitt

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Peut-on passer en une seconde de l’amour à la haine ? En s’abandonnant à Richard, qui l’a conquise avec acharnement, Diane se sent à la fois heureuse et fragile. Lorsqu’elle soupçonne qu’il l’aime moins, l’orgueil l’entraîne à commettre l’irréparable... sans mesurer qu’elle sera la dernière victime de sa machination.
Une comédie élégante et cruelle, voilée de tendresse, entre humour et émotion. Un suspense psychologique qui analyse les séismes de la passion amoureuse, et renoue avec les plus belles réussites théâtrales d’Eric-Emmanuel Schmitt, tels ses Petits crimes conjugaux.

« Caligula suivi de Le malentendu » d’Albert Camus

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Max-Pol Fouchet

Le malentendu :

Jan, jeune homme à qui la vie a réussi, riche et amoureux, décide de renouer le lien avec sa famille, qu’il a quittée des années auparavant. C’est ainsi qu’il retourne dans son village natal et plus précisément dans l’auberge tenue par sa mère et sa sœur. Ne sachant comment informer de sa vraie identité, Jan séjourne dans l’auberge, attendant une occasion propice à sa déclaration. Maria, sa femme, tente de dissuader son amant et se justifie par ses inquiétudes et l’absurdité du comportement de Jan ; celui-ci d’ailleurs ne l’écoutera pas. Cependant, même si les inquiétudes de Maria sont infondées, elles ne sont pas moins justes. En effet, la mère et sa fille Martha ont pris l’habitude de tuer pendant leur sommeil les voyageurs qui séjournent auprès d’elles afin d’obtenir les moyens pour fuir cette région grise et trouver des terres plus ensoleillées. Jan, ne dévoilant pas son identité, souffrira du malentendu et sera victime du stratagème devenu mécanique.

« Zoo ou l’assassin philanthrope » de Vercors

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

On ne naît pas homme, on le devient. Telle pourrait être la morale du procès de Douglas Templemore, impliqué dans ’ un scandale sans précédent dans toute l’histoire de la justice britannique ’. Sous le procès hilarant de cet ’ assassin philanthrope ’ se cache, outre la satire du colonialisme, la question philosophique fondamentale : qu’est-ce qu’un homme ? Anthropologues, paléontologues, zoologistes et médecins sont appelés à la barre pour en débattre... Le retentissement de son premier roman, Le Silence de la mer, a quelque peu occulté les autres œuvres de Vercors, dont la redécouverte s’impose. Richesse du contenu, efficacité du style et humour ravageur l’inscrivent dans la lignée de Voltaire : l’intrigue de Zoo est celle d’un conte philosophique drolatique alliant satire et réflexion morale. La confrontation de la version romanesque (Les Animaux dénaturés, 1952) et de la forme théâtrale permet une étude précise du travail de réécriture et de la spécificité du genre dramatique. Quant à l’argument anthropologique servant de cadre à l’investigation philosophique, il permet, tout en s’amusant, d’acquérir les rudiments nécessaires à l’étude de toutes les sciences humaines.

« Topaze » de Marcel Pagnol

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Un modeste professeur, honnête, naïf et méprisé, se trouve embauché par un conseiller municipal véreux qui veut l’utiliser comme prête-nom... Topaze, créé en 1928, est le premier succès théâtral de Pagnol. C’est sa grande comédie de caractères, la plus classique, la plus moliéresque de ses pièces. Le personnage de Topaze devient aussitôt une figure archétypale du théâtre français. La pièce a donné lieu à trois films : le premier de Louis Gasnier (1932. avec Louis Jouvet), et deux de Pagnol lui-même (1936, avec Arnaudy, puis 1950, avec Fernandel). D’autres suivront. Tant qu’il y aura des comédiens. Topaze tentera les meilleurs. ’ C’est exactement l’histoire du chimpanzé de ma mère. Quand elle l’a acheté, il était maigre, il puait la misère, mais je n’ai jamais vu un singe aussi affectueux. On lui a donné des noix de coco, on l’a gavé de bananes, il est devenu fort comme un Turc, il a cassé la gueule à la bonne. Il a fallu appeler les pompiers... ’

Voici les livres présentés ce jour qui ne sont pas encore disponibles à la Bibliothèque :

« La pluie d’été » de Marguerite Duras

Vitry, banlieue tentaculaire, immense, vidée de tout ce qui fait une ville, réservoir plutôt avec, çà et là, des îlots secrets où l’on survit. C’est là que Marguerite Duras a tourné son film Les Enfants : « Pendant quelques années, le film est resté pour moi la seule narration possible de l’histoire. Mais souvent je pensais à ces gens, ces personnes que j’avais abandonnées. Et un jour j’ai écrit sur eux à partir des lieux du tournage de Vitry. »

C’est une famille d’immigrés, le père vient d’Italie, la mère, du Caucase peut-être, les enfants sont tous nés à Vitry. Les parents les regardent vivre, dans l’effroi et l’amour. Il y a Ernesto qui ne veut plus aller à l’école « parce qu’on y apprend des choses que je ne sais pas », Jeanne, sa soeur follement aimée, les brothers et les sisters. Autour d’eux, la société et tout ce qui la fait tenir : Dieu, l’éducation, la famille, la culture... autant de principes et de certitudes que cet enfant et sa famille mettent en pièces avec gaieté, dans la violence.

« Couteau de nuit » de Nadia Xerri-L

Alex, 24 ans, est accusé d’avoir assassiné de plusieurs coups de couteau Rémi, 25 ans, une nuit, devant le Tropical Bar, dans une petite ville du centre de la France - où Rémi et son frère jumeau Germain venaient de fêter leur anniversaire.

Un an et demi est passé. Temps de l’instruction. Et ce matin, commence le procès. La Cour n’est pas encore là. Mais, eux, Alex, son père, sa mère, son jeune frère, sa petite amie, et Germain (le frère jumeau de Rémi) - protagonistes intimes de l’Affaire - déjà sont présents. Et, durant les trois minutes précédant l’ouverture du procès, en silence, ils vont se regarder, baisser les yeux, de nouveau se regarder, se fixer. Et dans leur tête, durant ces trois minutes, ils vont parler, s’apostropher, se raconter, se demander, se supplier, s’injurier, s’aimer.

Comment et pourquoi un être humain peut-il sans raison apparente causer sur autrui l’irréparable ? Comment peut-il vivre avec cet irréparable qu’il a commis ? Comment un père, une mère, un frère, une sœur, et une petite amie peuvent-ils vivre leur lien à l’être aimé devenu assassin ? Comment peuvent-ils encore l’aimer ? Comment peuvent-ils encore s’aimer d’avoir laissé cet être dériver jusqu’à cet irréparable là ?

Couteau de nuit est la deuxième pièce éditée de Nadia Xerri-L. chez Actes Sud Papiers.

« Solo d’Ava » de Nadia Xerri-L

Ava est une jeune femme de 25 ans tout juste veuve. Camille, qu’elle a follement aimé, n’a pas résisté à la maladie. Mais Ava est gourmande – de crêpes et de Vie. Alors pour résister, elle parle – à elle, aux passants, à Camille qu’elle voit partout. Et le deuil avance inexorablement…

Ce “triptyque en intimité féminine” s’articule autour de trois thèmes : le deuil d’une femme qui vient de perdre son amoureux (’Solo d’Ava’), la confrontation de deux sœurs après la perte de leurs parents et leurs luttes d’aînée et de cadette (’L’une de l’autre’), la séparation et la brusque solitude (’Boîtes et Solitude’).

Coups de cœur

« La tresse » de Laëtitia Colombani

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

« La nuit des Béguines » d’Aline Kiner

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

L’histoire se déroule entre 1310 et 1314. Si le royaume de France est encore le plus puissant de la chrétienté, les équilibres féodaux ont basculé. Le clergé tente donc de mettre au pas tous ceux qui échappent à son autorité le statut des béguines va être condamné. Pour des centaines de femmes seules, pieuses mais laïques, cette institution offrait une alternative au mariage et au cloître. Ne subsisteront que quelques rares survivances dans les Flandres.
Anne Kiner passionnée de Moyen Âge née en Moselle, fait de cette aventure un passionnant suspense.
La dernière béguine est morte en 2013 à Courtral.

Les résumés des livres sont issus du site http://www.babelio.com