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C’était samedi 16 septembre 2017 : le « Petit déjeuner de la Bibliothèque » ayant pour thème les récits de voyage.

Publié par Chocomousse

Le dimanche 17 septembre 2017

Prochain rendez-vous samedi 21 octobre 2017 pour les premiers romans de la rentrée littéraire.

Voici les livres présentés ce jour, disponibles à la Bibliothèque :

 « Sur les chemins noirs » de Sylvain Tesson

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Il m’aura fallu courir le monde et tomber d’un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j’ignorais les replis, d’un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides.
La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs.
Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.

Sylvain Tesson.

 « L’arche des Kerguelen » de Jean-Paul Kauffmann

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Max-Pol Fouchet

Quatrième de couverture : « Aux Kerguelen, archipel français perdu des mers australes, il y a beaucoup de messages abandonnés dans des bouteilles mais nul ne les a retrouvés. Depuis quarante ans, je me prépare à ce voyage. J’irai à Port-Christmas pour découvrir l’arche des Kerguelen. Cette voûte de cent trois mètres de hauteur, qui stupéfia tant de navigateurs, évoque l’entrée d’une crypte. Le sens caché de cette France australe longtemps maudite s’y trouve peut-être dissimulé.
Ces îles dites de la Désolation, où règne le vent, passent pour être le point le plus isolé du globe. La solitude y est extrême, rompue seulement par des troupeaux de mouflons, des régiments de chats sauvages, des lapins cachés dans les prairies profondes. On retrouve des tombes partout. Ce que j’entreprends n’est pas un voyage initiatique. Il n’y a pas de Graal à découvrir dans ce district mystérieux que le chevalier de Kerguelen, emprisonné après avoir découvert ces îles en 1772, appelait le « troisième monde ». » J.-P. K.

« Sur le chemin des Ducs » de Bernard Olivier

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Retenu, depuis trop longtemps à son goût, loin des sentiers, Bernard Ollivier, en marcheur et en amoureux de la nature, est reparti sur une route de pèlerinage peu connue, le chemin des Ducs de Normandie, allant de Rouen au Mont-Saint-Michel.

Sur les traces de l’histoire, dans des départements qu’il connaît bien pour y avoir vécu, l’auteur de Longue marche dit son goût pour l’aventure moderne et intime de la randonnée.

Tout au long des kilomètres parcourus en duo pour la première fois de sa longue carrière de marcheur solitaire , il constate les changements de sa Normandie natale.

La fermeture des usines et l’exode rural n’altèrent pas l’éternelle beauté de ses bocages, de ses vallées, ni celle de la Suisse normande.

Lieu de mémoire et de légendes, la Normandie demeure mystérieuse, gardienne de trésors qu’elle ne partagera, au creux d’un chemin, qu’avec ceux qui sauront lui donner du temps.

« Immortelle randonnée : Compostelle malgré moi » de Jean-Christophe Rufin

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Jean-Christophe Rufin a suivi à pied, sur plus de huit cents kilomètres, le ’Chemin du Nord’ jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Beaucoup moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basque et cantabrique puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice.
’Chaque fois que l’on m’a posé la question : “Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ?”, j’ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l’ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s’y engager ? On est parti, voilà tout.’

Galerie de portraits savoureux, divertissement philosophique sur le ton de Diderot, exercice d’autodérision plein d’humour et d’émerveillement, Immortelle randonnée se classe parmi les grands récits de voyage littéraires.

Jean-Christophe Rufin, médecin, pionnier du mouvement humanitaire, a été ambassadeur de France au Sénégal de 2007 à 2010. Il est l’auteur de romans désormais classiques tels que L’Abyssin, Globalia, Rouge Brésil, prix Goncourt 2001.
Il est membre de l’Académie française depuis 2008.

« Chroniques de Jérusalem » de Guy Delisle

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Guy Delisle et sa famille s’installent pour une année à Jérusalem. Mais pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4 000 ans. Au détour d’une ruelle, à la sortie d’un lieu saint, à la terrasse d’un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l’a jamais vu.

« Pensées en chemin : Ma France des Ardennes au Pays Basque » d’Axel Kahn

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Axel Kahn marcheur ? On le savait généticien, médecin, humaniste. On le découvre ici en randonneur de haut niveau, capable d’avaler deux mille kilomètres en parcourant « sa » France de la frontière belge dans les Ardennes à la frontière espagnole sur la côte atlantique, au Pays basque. Itinéraire buissonnier qui le conduit de la vallée de la Meuse à Saint-Jean-de-Luz, en passant par Vézelay, le Morvan, la Haute-Loire, les Causses et le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle pendant sept cents kilomètres.
Le livre qu’il a tiré de ce périple est plusieurs choses à la fois : un carnet de voyage curieux, drôle, rêveur, où nous sont contées les anecdotes d’une traversée haute en couleurs ; une sorte de manuel d’histoire, où remontent à notre mémoire quelques-uns des lieux célèbres du passé de la France. Mais aussi une réflexion sur l’état de notre pays, la désertification de beaucoup de régions, la pauvreté de certaines, les effets ravageurs de la mondialisation. « Sécession », énonce-t-il : « J’appelle ainsi la rupture d’une partie de la population avec la vie politique ordinaire, l’apparente rationalité de son discours et ceux qui le tiennent. » Comme on voit, l’humaniste engagé n’a pas disparu derrière le marcheur.
Et puis ce livre est aussi l’occasion de rencontrer à chaque étape des hommes et des femmes qui racontent chacun un bout de la vraie France d’aujourd’hui, celle dont on n’entend jamais parler.

« Chemin faisant... mille kilomètre à pied à travers la France » de Jacques Lacarrière

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Qu’est-ce, me direz-vous, qu’un véritable voyageur ? Celui qui, en chaque pays parcouru, par la seule rencontre des autres et l’oubli nécessaire de lui-même, y recommence sa naissance.. Jacques Lacarrière ne se contente pas de dévoiler le monde à travers son regard nu de marcheur : saisons, insectes, animaux, vallées, falaises, écluses, moulins à vent, carrières, églises, calvaires, dolmens et autres trésors découverts au cours de son parcours reliant les Vosges aux Corbières. Il dit également les conversations avec des cafetiers, aubergistes, villageois, garde-forestiers et autres habitants de ces régions secrètes de France, qu’il a grand plaisir à retrouver après ses nombreux voyages en Grèce et dans le Proche-Orient. Jacques Lacarrière, passeur idéal, convie ses lecteurs à un cheminement initiatique au pays de la connaissance des êtres et de soi. Cet auteur a consacré la majeure partie de sa vie à son amour des chemins et de la grécité. Traducteur de grec (ancien et moderne), il a fait connaître en France de grands auteurs comme Séféris et Vassilikos. L’Eté grec (1976) et Chemin faisant... (1977) sont considérés comme ses classiques. —Laure Anciel

« L’axe du loup » de Sylvain Tesson

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Sylvain Tesson a refait le long voyage de la Sibérie au golfe du Bengale qu’effectuaient naguère les évadés du goulag. Pour rendre hommage à ceux dont la soif de liberté a triomphé des obstacles les plus grands, seul, il a franchi les taïgas, la steppe mongole, le désert de Gobi, les Hauts Plateaux tibétains, la chaîne himlayenne, la forêt humide jusqu’à la montagne de Daarjeling. A pied, à cheval, à vélo, sur six mille kilomètres, il a connu le froid, la faim, la solitude extrême. La splendeur de la haute Asie l’a récompensé, comme les mots d’une ancienne déportée : ’On a le droit de se souvenir.’

Voici le livre présenté ce jour qui n’est pas encore disponible à la Bibliothèque :

« Voyage d’une Parisienne à Lhassa » d’Alexandra David Néel

1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet !

Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire ! Huit mois d’un long périple à travers les immenses solitudes du ’pays des Neiges’. Huit mois d’une vie rude et dangereuse sous l’apparence d’une mendiante tibétaine ! A une époque où personne ne parle de ’raid’, et encore moins quand il s’agit d’une femme, c’est un magnifique exploit et une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l’auteur ! Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu’elle porte sur la civilisation tibétaine.

L’auteur vu par l’éditeur

Alexandra David-Néel (1868-1969) attendra plus de quarante ans avant de réaliser sa fabuleuse vocation : devenir exploratrice du monde et des êtres. Une destinée extraordinaire qui se déroule sur plus d’un siècle.

Les résumés des livres sont issus du site http://www.babelio.com