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C’était samedi 18 mars 2017 : le « Petit déjeuner de la Bibliothèque » ayant pour thème la littérature portugaise.

Publié par Chocomousse

Le samedi 18 mars 2017

Mis à jour le 7 avril 2017

C’était samedi 18 mars 2017 : le « Petit déjeuner de la Bibliothèque » ayant pour thème la littérature portugaise.

Prochain rendez-vous samedi 15 avril 2017 autour du thème : romans et cinéma.

Voici les livres présentés ce jour, disponibles à la Bibliothèque :

 « L’installation de la peur » de Rui Zink

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Deux agents du gouvernement ont pour mission d’installer la peur dans chaque foyer. Ils sonnent chez une femme vivant avec son enfant et entament leur
travail.

« La main de Joseph Castorpe » de Joao Ricardo Pedro

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

25 avril 1974. Au Portugal, c’est la Révolution des Œillets. Tombe la dictature de Salazar, surgit la démocratie. Ce même jour, dans un petit village isolé au centre du pays, Celestino, armé de son fusil, disparaît... Quand on le retrouve, il est mort. Débarqué il y a plus de quarante ans dans cette zone rurale, comme sorti de nulle part, il s’était bien intégré mais demeurait auréolé de mystère. Le lecteur fasciné décrypte au fil des pages l’histoire de l’étrange bonhomme en même temps que celle de la famille de son ami, le docteur Auguto Mendes, et cela sur trois générations profondément marquées par le salazarisme et les guerres coloniales. Chacune des figures qui hantent ce roman étourdi de musique et de violence apprend irrésistiblement que les secrets et les mystères du passé traversent le temps...

Qu’est-il arrivé à Celestino ? Pourquoi et comment la rencontre de la petite et de la grande histoire fait-elle émerger un passé enfoui dont les répercussions résonnent comme le destin ?

« Portugal » de Cyril Pedrosa

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

La vie est grise. Simon Muchat, auteur de bandes dessinées, est en panne d’inspiration et son existence est en perte de sens.
Invité à passer quelques jours au Portugal, il retrouve par hasard ce qu’il n’était pas venu chercher : les odeurs de l’enfance, le chant des rires de vacances, la chaleur lumineuse d’une famille oubliée- peut-être abandonnée.
Quel est le mystère des Muchat ? Pourquoi Simon se sent-il nulle part ?
Et pourquoi, sans rien comprendre à cette langue étrangère, vibre-t-il à ses accents ? Des réponses et d’autres questions l’attendent au cours de ce voyage régénérateur. Ancré dans son passé gommé, Simon pourra enfin retracer sa propre trajectoire. Et la vie retrouver ses arcs-enciel.
Aux frontières de l’autofiction, avec humour et vivacité, Cyril Pedrosa signe - en couleurs directes et émotions immédiates - un récit essentiel sur la quête d’identité.

« Les mémorables » de Lidia Jorge

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

La photo était là sur l’étagère tout en haut de la bibliothèque de son père. Un groupe d’hommes et de femmes autour d’une table de restaurant et parmi eux ses parents, l’éditorialiste lucide et la comédienne étrangère. Lorsque la CBS lui commande un documentaire revisitant les mythes de la révolution des Œillets, Ana Maria réalise que tous les acteurs du coup d’État qui renverse la dictature se trouvent sur cette photo. En compagnie de deux journalistes aussi jeunes qu’elle, elle les retrouve et, au fil de son enquête, découvre l’effet du passage du temps non seulement sur ces héros, mais aussi sur la société portugaise. Survivants d’un temps oublié, les personnages de la photo essaient de recréer ce qu’a été l’illusion révolutionnaire, et le difficile chemin vers la démocratie. Le regard des jeunes gens sur les protagonistes d’une histoire que personne ne veut plus entendre réécrit cruellement leur épopée. Lídia Jorge s’intéresse à l’espace indéfini qui sépare le récit que l’Histoire dévoile, avec ses vérités difficiles à affronter et la création du mythe, le moment noù la vie a été transformée en une construction de l’imaginaire ou de la volonté. Un roman exceptionnel sur la politique et le destin des rêves.

« L’accordeur de silences » de Mia Couto

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

« La première fois que j’ai vu une femme j’avais onze ans et je me suis trouvé soudainement si désarmé que j’ai fondu en larmes. Je vivais dans un désert habité uniquement par cinq hommes. Mon père avait donné un nom à ce coin perdu : Jésusalem. C’était cette terre-là où Jésus devrait se décrucifier. Et point, final. Mon vieux, Silvestre Vitalício, nous avait expliqué que c’en était fini du monde et que nous étions les derniers survivants. Après l’horizon ne figuraient plus que des territoires sans vie qu’il appelait vaguement “l’Autre-Côté” ». Dans la réserve de chasse isolée, au coeur d’un Mozambique dévasté par les guerres, le monde de Mwanito, l’accordeur de silences, né pour se taire, va voler en éclats avec l’arrivée d’une femme inconnue qui mettra Silvestre, le maître de ce monde désolé, en face de sa culpabilité. Mia Couto, admirateur du Brésilien Guimarães Rosa, tire de la langue du Mozambique, belle, tragique, drôle, énigmatique, tout son pouvoir de création d’un univers littéraire plein d’invention, de poésie et d’ironie.

« La confession de la lionne » de Mia Couto

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Lorsque le chasseur Arcanjo Baleiro arrive à Kulumani pour tuer les lions mangeurs d’hommes qui ravagent la région, il se trouve pris dans des relations complexes et énigmatiques, où se mêlent faits, légendes et mythes. Une jeune femme du village, Mariamar, a sa théorie sur l’origine et la nature des attaques des bêtes. Sa sœur, Silência, en a été la dernière victime. L’aventure est racontée par ces deux voix, le chasseur et la jeune fille, au fil des pages on découvre leurs histoires respectives. La rencontre avec les bêtes sauvages amène tous les personnages à se confronter avec eux-mêmes, avec leurs fantasmes et leurs fautes. La crise met à nu les contradictions de la communauté, les rapports de pouvoir, tout autant que la force, parfois libératrice, parfois oppressive, de leurs traditions et de leurs croyances. L’auteur a vécu cette situation de très près lors d’un de ses chantiers. Ses fréquentes visites sur le théâtre du drame lui ont suggéré l’histoire inspirée de faits et de personnages réels qu’il rapporte ici. Clair, rapide, déconcertant, Mia Couto montre à travers ses personnages forts et complexes la domination impitoyable sur les femmes, la misère des hommes, la dureté de la pénurie et des paysages. Un grand roman dans la lignée de L’Accordeur de silences.

« 100 ans de l’histoire des Portugais en France » de Marie-Christine Volotovitch-Tavarès

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

En ce début de xxie siècle, on évalue à environ 1 million les Portugais et leurs descendants en France, ce qui fait d’eux la première communauté étrangère (en 1914, on n’en comptait qu’un millier). Après les Italiens, les Polonais et les Espagnols, il s’agit de la dernière des grandes immigrations européennes du xxe siècle.

Les liens profonds entre les deux pays se nouèrent au cœur de la Première Guerre mondiale, lorsque le Portugal envoya en France des soldats et des travailleurs. Une partie d’entre eux restèrent dans l’Hexagone, bientôt rejoints par leur famille et des compatriotes. La route vers la France était ouverte ; elle ne se refermerait jamais. Plusieurs générations d’exilés firent le chemin à leur suite, tant que dura la dictature portugaise (1926-1974) longtemps dominée par Salazar. Marquées par un important essor économique, les années 1920 et les années 1960-1974 correspondirent aux grandes années de croissance de l’immigration portugaise. Toutefois les politiques migratoires parfois opposées des deux pays entraînèrent l’émigration illégale de milliers de Portugais sans papiers, dont beaucoup aboutirent dans des bidonvilles où naquirent des solidarités humanitaire, syndicale et politique durables avec les Français.

Aujourd’hui, les « Portugais de France », très ancrés dans la société, tissent leurs liens avec celle-ci à travers une multiplicité de voies économiques et sociales – on retient les succès d’une partie notable des immigrants et de leurs enfants –, civiques et culturelles, dans un va-et-vient permanent entre « ici » et « là-bas », entre deux univers.

Riche d’archives inédites, ce livre suit pour la première fois les grandes étapes et les multiples facettes d’une histoire séculaire qui raconte une France fraternelle.

« La Relique » de José-Maria Eça de Queirós

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Eça de Queirós se moque de tout. Sa verve n’épargne personne. Bourgeois, bigots, courtisanes et tartufes, fustigés dans leur hypocrisie, caracolent dans ce roman avec une irrésistible cocasserie.

« Une singulière jeune fille blonde » de José-Maria Eça de Queirós

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac et Max-Pol Fouchet

José Maria Eça de Queiroz (1845-1900), journaliste et romancier, aura été l’un des grands auteurs portugais de la deuxième moitié du XIXe siècle.

Observateur impitoyable fustigeant le vice et l’hypocrisie, souvent intellectuellement proche d’un certain anarchisme, Eça de Queiroz fut aussi vigoureusement critiqué par ceux aux dépens de qui il exerçait son ironie qu’admiré dans le monde entier.

Son oeuvre se compose essentiellement de romans et de nouvelles, où le réalisme descriptif - proche de celui de Zola - s’allie à une inépuisable verve satirique. La publication de ce recueil de nouvelles en Folio bilingue est l’occasion de redécouvrir, dans une nouvelle traduction inédite, l’univers de ce grand écrivain aujourd’hui quelque peu méconnu.

Les résumés des livres sont issus du site http://www.babelio.com