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C’était samedi 19 novembre 2016 : le « Petit déjeuner de la Bibliothèque » ayant pour thème la famille

Publié par Chocomousse

Le dimanche 20 novembre 2016

Mis à jour le 26 janvier 2017

Prochain rendez-vous samedi 18 décembre 2016 autour des livres de la littérature allemande.

Voici les livres présentés ce jour, disponibles à la Bibliothèque :

 « Un paquebot dans les arbres » de Valentine Goby

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Max-Pol Fouchet


Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le coeur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.
Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.
À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

« Un secret » de Philippe Grimbert

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Souvent les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents. Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas... Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c’est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu’il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l’Holocauste, et des millions de disparus sur qui s’est abattue une chape de silence.

Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec ’La Petite Robe de Paul’. Avec ce nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle, il démontre avec autant de rigueur que d’émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dans l’exploration des secrets à l’œuvre dans nos vies.

« Marâtre » de Caroline de Bodinat

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Elle a trente-deux ans, un caractère de chat de gouttières, un sens certain de la répartie, de l’insolence. Elle habite Paris, travaille dans une agence qui organise des séminaires d’entreprises. Affectivement, elle papillonne. La maternité ne l’intéresse pas, elle aime les sorties, les grasses matinées... Elle, c’est Mathilde, avant de rencontrer Jean-Jacques. Lui, est divorcé, vit en banlieue, a quarante-cinq ans et deux enfants. Son fils Vincent a seize ans et Chloé, sa fille bientôt douze. Dès la première rencontre avec les adolescents, la belle romance se complique. Arrivent les week-ends, les agendas modifiés au dernier moment, le retour frondeur des enfants après la semaine chez leur mère, les premières vacances, l’anniversaire de la petite chez sa maman. Vincent et Chloé sont coriaces, ils en ont dévissés plus d’une, mais Mathilde est tenace. Elle s’accroche, s’échine à plaire aux deux ados et passe des heures à échafauder des stratégies de séduction qui échouent. Elle se plonge dans un livre sur la psychologie des familles recomposées, revient avec de nouvelles idées pour sortir les ados de leur nonchalance, les détacher de leur console de jeux, se faire accepter. Avec Vincent et Chloé, Mathilde connaîtra les claquements de portes, la jalousie, la rivalité, l’ambivalence des sentiments, la notion plus ou moins élastique de paix armée, les petites victoires remportées à l’arrachée par chacun des protagonistes de cette famille chamboulée par l’arrivée de cette marâtre en apprentissage. Va-t-elle réussir à les séduire ou abandonnera-t-elle par forfait ?

« Mémoire d’une nuit d’orage » de Nancy Pickard

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Par une nuit d’orage, le destin d’une petite fille et de deux familles vole en éclats. Vingt-trois ans plus tard, les fantômes et les secrets du passé resurgissent...

Jody est sous le choc lorsqu’elle apprend que l’homme accusé du meurtre de ses parents est sorti de prison et revient en ville. Jody n’avait que trois ans lors de cette tragédie. Le fils de l’assassin, Collin, en avait sept. Depuis, lui et sa mère ont vécu en parias. Jusqu’à ce que Collin, devenu avocat, parvienne à faire libérer son père. Mais avec le retour de ce dernier, la ville entière va s’embraser, et les langues se délier...

Que s’est-il vraiment passé cette nuit-là ? Pourquoi n’a-t-on jamais retrouvé le corps de la mère de Jody ? Elle et Collin, ennemis héréditaires, pourront-ils refermer cette blessure qui a détruit leur vie ?

« Les lisières » d’Olivier Adam

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent, son frère qui le somme de partir s’occuper de ses parents « pour une fois », son père ouvrier qui s’apprête à voter FN et le tsunami qui ravage un Japon où il a vécu les meilleurs moments de sa vie, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il va se confronter au monde qui l’a fondé et qu’il a fui. En quelques semaines et autant de rencontres, c’est à un véritable état des lieux personnel, social et culturel qu’il se livre, porté par l’espoir de trouver, enfin, sa place. Dans ce roman ample et percutant, Olivier Adam embrasse dans un même souffle le destin d’un homme et le portrait d’une certaine France, à la périphérie d’elle-même.

« Les visages pâles » de Solange Bied-Charreton

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Quand Raoul Estienne s’éteint au soir d’une vie d’industriel, ses trois petits-enfants prennent la route. Ils enterrent un vieil homme, ils enterrent leur enfance. La demeure familiale est trop grande, trop vide, trop muette pour leur père Jean-Michel qui voudrait bien s’en débarrasser. Ce serait pour eux un ultime coup dans une plaie que la société française acidifie chaque jour davantage. Nous sommes en janvier 2013, Hortense, la trentaine décidée, a fondé une start-up, Clean and co, qui cartonne.
Sa soeur Lucile traîne ses talents de graphiste solitaire dans l’une des tours postmodernes de La Défense. Alexandre, lui, est poussé dans le mouvement de La Manif pour Tous. Lorsque les agitations dégénèrent, lorsque Lucile tombe amoureuse de Charles, lorsqu’enfin le désordre s’empare de l’existence d’Hortense, tout bascule. Un grand roman contemporain, une satire sociale où résonnent humour, tragédie et émotion.

« Mémé » de Philippe Torreton

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

’Mémé, c’est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d’avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n’est pas une enquête, ce n’est pas une biographie, c’est ce que j’ai vu, compris ou pas, ce que j’ai perdu et voulu retenir, une dernière fois.
Mémé, c’est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose.’

« L’absente » de Lionel Duroy

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Parce que sa femme l’a quitté, Augustin se voit contraint de vendre la maison où ils se sont aimés, où ils ont élevé leurs enfants et où il a toujours pu se consacrer à l’écriture. Le jour du déménagement le crucifie. Incapable de supporter ce spectacle, il entasse fiévreusement dans le coffre de sa voiture les objets dont il ne peut se passer et s’enfuit. Expulsé de lui-même, hors de lui au sens littéral du terme, il se lance alors dans une course affolée, en quête du moyen d’apaiser cette angoisse qui le dévore. Il parcourt ainsi la France à la recherche d’un repère, d’un lieu où se réfugier. Tandis qu’il roule et fouille dans ses souvenirs devenus des cendres illisibles, l’image de sa mère s’impose insensiblement, cette femme tant haïe, que l’expulsion de son bel appartement de Neuilly avait précipité dans la folie un demi-siècle plus tôt. Serait-il en train de vivre le même effondrement ? Augustin court, roule. Il traverse des paysages, bute en aveugle sur les personnages que le hasard place sur sa route, rencontre une femme qui le poursuit d’hôtel en hôtel. Puis il endosse une fausse identité et se fait embaucher comme ouvrier dans le château familial, près de Bordeaux, celui-là même où sa mère a grandi. Égaré, furieux, magnifique et désespéré, Augustin s’acharne à reconstituer l’histoire de cette femme qu’il aura fuie toute sa vie, et enterrée sans une larme. À mesure qu’il comble certaines énigmes, son regard sur elle finit par s’humaniser... Mené d’un train d’enfer à la manière d’un extravagant road movie, ce nouveau roman aux accents burlesques redessine avec une invention rare l’univers singulier que Lionel Duroy explore depuis de longues années.

« Séduire Isabelle A » de Sophie Bassignac

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Isabelle a été très claire. Elle n’épousera Pierre que s’il est accepté par tous les membres de sa famille, les Pettigrew. Lors d’une semaine caniculaire sur les bords de Loire, les présentations vont tourner au cauchemar. Car tout sépare le jeune journaliste un peu coincé de cette joyeuse clique de libres penseurs passablement allumés. Pour être adopté, le nouveau venu sera soumis à un baptême du feu décoiffant…

« Les étoiles s’éteignent à l’aube » de Richard Wagamese

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage à travers l’arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d’espoir, et lui parle des sacrifices qu’il a concédés au nom de l’amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n’avait jamais vu, une histoire qu’il n’avait jamais entendue.

« La sainte famille » de Florence Seyvos

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Suzanne et Thomas passent chaque été dans une maison qui est comme une présence, une maison aux portes closes.
Derrière l’une de ces portes, leur arrièregrand-mère agonise. Parmi les adultes qui les entourent, une mère follement autoritaire, un oncle veule et un maître d’école sadique dessinent les figures d’une inquiétante toute-puissance. Seule Odette, qui est presque une simple d’esprit, se préoccupe des enfants. Et puis il y a Mathilde, la cousine tyrannique, qui ment tout le temps et, pourtant, dit la vérité. Obsédée par le blasphème, Suzanne imagine que le Mal s’insinue, se développe, se transmet comme par contagion. Bien des années, plus tard, elle revisite ce passé, comme s’il recelait un secret encore à découvrir.

Florence Seyvos nous entraîne avec une implacable douceur dans le labyrinthe du Temps, comme dans une chambre d’échos où se répondraient les voix qu’on croyait perdues. Pour cette petite-fille d’Henry James et de Flannery O’Connor, le sacré et le profane demeurent inextricablement mêlés.

Voici les livres présentés ce jour qui ne sont pas encore disponibles à la Bibliothèque :

« Maman est en haut » de Caroline Sers

Cerise, mère de famille quarantenaire, vit seule avec ses deux enfants. Un soir, la gendarmerie la prévient que sa mère est en garde à vue. Au cours des semaines qui suivent, elle tente de comprendre ce qu’a fait cette dernière. Un roman sur la famille, ses secrets, ses comédies et ses drames.

« La honte » d’Annie Ernaux

J’ai toujours eu envie d’écrire des livres dont il me soit ensuite impossible de parler, qui rendent le regard d’autrui insoutenable. Mais quelle honte pourrait m’apporter l’écriture d’un livre qui soit à la hauteur de ce que j’ai éprouvé dans ma douxième année.
A.E.

« Petite sœur mon amour » de Joyce Carol Oates

S’emparant d’un fait-divers, un mystère jamais résolu, qui bouleversa l’Amérique – l’assassinat le soir de Noël 1996 de la petite Jon Benet Ramsey, six ans et demi, célèbre mini-Miss vedette de concours de beauté –, Joyce Carol Oates reconstruit l’affaire qu’elle n’hésite pas, elle, à dénouer.

Une histoire effarante racontée dix ans après par le frère de la victime. La petite fille s’appelle maintenant Bliss, c’est une championne de patinage sur glace, l’enfant adoré de ses parents, la coqueluche d’un pays, la sœur aimée et jalousée par son frère, son aîné de trois ans, Skyler.

Skyler qui, depuis le meurtre, a vécu dans un univers de drogues, de psys et d’établissements médicalisés.

Âgé aujourd’hui de dix-neuf ans, il fait de son récit une sorte de thérapie. Ses souvenirs sont à la fois vivaces et disloqués. Peu à peu émerge le nom du coupable : est-ce le père – homme d’affaires ambitieux, la mère – arriviste forcenée, un étranger cinglé ou bien… le narrateur lui-même ?

Tous les ingrédients préférés de Joyce Carol Oates sont là : la vanité féminine, la stupidité masculine, la famille dysfonctionnelle, l’angoisse du parvenu, le christianisme de charlatan, les dérives de la psychanalyse, le vampirisme des médias, l’incompétence de la police.

Pour produire en fin de compte un chef-d’œuvre hallucinant, un dépeçage au scalpel de l’âme humaine et de l’horreur ordinaire.

Du même auteur, « Nous étions les Mulvaney », « Mère disparue », « Sacrifice »...

« Amour monstre » de Katherine Dunn

Les membres de la famille Binewski sont bien étranges... Pour sauver son cirque. Al, le père, décide avec sa femme Lil de créer une famille ’sur mesure’.

A force de médicaments et autres radiations, Lil met au monde cinq enfants : Arturo, l’Homme - Poisson dont les membres sont des nageoires, Electra et Iphigenia, soeurs siamoises et pianistes, Fortunato dont on craint un moment qu’il soit normal, mais qui fait bientôt preuve de particularités des plus monstrueuses et enfin Olympia, la narratrice naine, bossue et albinos.

Maintenant Olympia, elle aussi, a une fille, Miranda, miracle de jeunesse et de beauté. Une fille en danger de mort que seul l’amour féroce de sa mère peut sauver...

Les résumés des livres sont issus du site http://www.babelio.com