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C’était samedi 17 octobre 2015 : le « Petit déjeuner de la Bibliothèque » ayant pour thème les livres de la rentrée littéraire

Publié par Chocomousse

Le lundi 19 octobre 2015

Mis à jour le 26 janvier 2017

Prochain rendez-vous samedi 21 novembre 2015 pour rencontrer Gilbert Ponté, comédien, qui nous expliquera comment il s’imprègne de romans ou de récits de vie pour les mettre en scène.

Il est à l’affiche de « La Ferme des animaux », d’après G. Orwell, le jeudi 3 décembre 2015 à 20h30 au Marché Couvert d’Avallon.

Tous les livres présentés ce jour sont disponibles à la Bibliothèque.

 « D’après une histoire vraie » de Delphine de Vigan

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

’Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser.’

Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s’aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d’une époque fascinée par le Vrai.

 « Les eaux troubles du mojito et autres belles raisons d’habiter sur terre » de Didier van Cauweleart

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Un recueil de nouvelles sur les plaisirs transgressifs du mojito, la surprise provoquée par l’averse, la perfection de la pastèque, la nostalgie, l’amour et le bonheur.
Elles sont nombreuses, les belles raisons d’habiter sur terre. On les connaît, on sait qu’elles existent. Mais elles n’apparaissent jamais aussi fortes et claires que lorsque Philippe Delerm nous les donne à lire.
Goûter aux plaisirs ambigus du mojito, se faire surprendre par une averse et aimer ça, contempler un enfant qui apprend à lire en bougeant imperceptiblement les lèvres, prolonger un après-midi sur la plage...
’Est-ce qu’on est plus heureux ? Oui, sûrement, peut-être. On a le temps de se poser la question. Sisyphe arrête de rouler sa pierre. Et puis on a le temps de la dissiper, comme ce petit nuage qui cachait le soleil et va finir par s’effacer, on aura encore une belle soirée.’

« Il était une ville » de Thomas B. Reverdy

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Ici, les maisons ne valent plus rien et les gens s’en vont, en les abandonnant purement et simplement ; la ville est en lambeaux. Nous sommes à Detroit en 2008 et une blague circule : que le dernier qui parte éteigne la lumière. On dirait que c’est arrivé. C’est dans cette ville menacée de faillite qu’Eugène, un jeune ingénieur français, débarque pour superviser un projet automobile. C’est dans un de ces quartiers désertés que grandit Charlie, Charlie qui vient, à l’instar de centaines d’enfants, de disparaître. Mais pour aller où, bon Dieu, se demande l’inspecteur Brown chargé de l’enquête. C’est là, aussi, qu’Eugène rencontrera Candice, la serveuse au sourire brillant et rouge. Et que Gloria, la grand-mère de Charlie, déploiera tout ce qui lui reste d’amour pour le retrouver.Thomas B. Reverdy nous emmène dans une ville mythique des États-Unis devenue fantôme et met en scène des vies d’aujourd’hui, dans un monde que la crise a voué à l’abandon. Avec une poésie et une sensibilité rares, il nous raconte ce qu’est l’amour au temps des catastrophes.

« Camille, mon envolée » de Sophie Daull

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Max-Pol Fouchet

Dans les semaines qui ont suivi la mort de sa fille Camille, 16 ans, emportée une veille de Noël après quatre jours d’une fièvre sidérante, Sophie Daull a commencé à écrire.
Écrire pour ne pas oublier Camille, son regard « franc, droit, lumineux », les moments de complicité, les engueulades, les fous rires ; l’après, le vide, l’organisation des adieux, les ados qu’il faut consoler, les autres dont les gestes apaisent… Écrire pour rester debout, pour vivre quelques heures chaque jour en compagnie de l’enfant disparue, pour endiguer le raz de marée des pensées menaçantes.
Loin d’être l’épanchement d’une mère endeuillée ou un mausolée – puisque l’humour n’y perd pas ses droits –, ce texte est le roman d’une résistance à l’insupportable, où l’agencement des mots tient lieu de programme de survie : « la fabrication d’un belvédère d’où Camille et moi pouvons encore,
radieuses, contempler le monde ».

« Dans les jours d’après, nous distribuerons tes soixante-dix-sept peluches, une par une ou deux par deux, à des fossés dans les campagnes, à des clairières, à des rochers. C’est joli, ces ours, ces lapins, ces petits chats abandonnés sur les tapis de mousse, prenant la pluie sous les marguerites. »

« Intérieur nuit » de Marisha Pessl

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

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Par une froide nuit d’octobre, la jeune Ashley Cordova est retrouvée morte dans un entrepôt abandonné de Chinatown. Même si l’enquête conclut à un suicide, le journaliste d’investigation Scott McGrath ne voit pas les choses du même œil.
Alors qu’il enquête sur les étranges circonstances qui entourent le décès, McGrath se retrouve confronté à l’héritage du père de la jeune femme : le légendaire réalisateur de films d’horreur Stanislas Cordova – qui n’est pas apparu en public depuis trente ans. Même si l’on a beaucoup commenté l’œuvre angoissante et hypnotique de Cordova, on en sait très peu sur l’homme lui-même. La dernière fois qu’il avait failli démasquer le réalisateur, McGrath y avait laissé son mariage et sa carrière. Cette fois, en cherchant à découvrir la vérité sur la vie et la mort d’Ashley, il risque de perdre bien plus encore…
Jouant avec les codes du thriller, incluant dans son récit des documents, photographies, coupures de journaux ou pages web, Pessl nous entraîne dans une enquête vertigineuse autour de Stanislas Cordova et de sa fille, deux êtres insaisissables attirés par l’horreur et le mal.
L’inventivité de l’auteure et son goût indéniable pour les pouvoirs de la fiction font penser tour à tour à Paul Auster, Georges Perec, ou Jorge Luis Borges. Avec son style maîtrisé et ses dialogues incisifs, ce roman, sous l’apparence classique d’un récit à suspense, explore la part d’ombre et d’étrangeté tapie au cœur de l’humain.

« Les héritiers de la mine » de Jocelyne Saucier

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Max-Pol Fouchet

Eux, c’est la tribu Cardinal,. Ils n’ont peur de rien ni de personne. Ils ont l’étoffe des héros ... et leur fragilité.

Notre famille est l’émerveillement de ma vie et mon plus grand succès de conversation. Nous n’avons rien en commun avec personne, nous nous sommes bâtis avec notre propre souffle, nous sommes essentiels à nous-mêmes, uniques et dissonants, les seuls de notre espèce. Les petites vies qui ont papillonné autour s’y sont brûlé les ailes. Pas méchants, mais nous montrons les dents. Ça détalait quand une bande de Cardinal décidait de faire sa place.
— Mais combien étiez-vous donc ?
La question appelle le prodige et je ne sais pas si j’arrive à dissimuler ma fierté quand je les vois répéter en chœur, ahuris et stupéfaits :
— Vingt et un ? Vingt et un enfants ?
Les autres questions arrivent aussitôt, toujours les mêmes, ou à peu près : comment nous faisions pour les repas, comment nous parvenions à nous loger, comment c’était à Noël, à la rentrée des classes, à l’arrivée d’un nouveau bébé, et votre mère, elle n’était pas épuisée par tous ces bébés ?
Alors je raconte ...

« Les loups à leur porte » de Jérémy Fel

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Daryl est originaire des grandes plaines céréalières des États-Unis, et comme bien des adolescents, il est en conflit avec ses parents. Alors pour se sortir de l’ornière familiale, il adopte une méthode plutôt radicale : il met le feu à la maison parentale en pleine nuit afin de se débarrasser d’une famille beaucoup trop encombrante pour sa destinée.

Les Loups à leur porte commence fort, ce roman nous happe immédiatement dans une ambiance à David Lynch. Et cela ne fait que commencer... Jeremy Fel, grâce à une construction très malicieuse, vient nous capturer dans sa toile, la construit peu à peu et ne nous lâche plus. Chaque chapitre nous raconte l’histoire d’un personnage, au début sans lien apparent entre eux. Mais une résonance commence à se faire entendre, à peine perceptible au début, qui gonfle peu à peu et finit par prendre tout son sens. Je vous assure que l’effet est garanti ! Jérémy Fel crée en nous une forme d’addiction, chaque chapitre appelle le suivant avec une forme d’urgence. Mais, dans le même temps, il joue avec nos sentiments et provoque en nous de belles contradictions entre attirance et gêne, allant parfois jusqu’au rejet.

Les Loups à leur porte est un roman d’exploration de la noirceur humaine. Jérémy Fel nous propose une galerie de personnages incroyablement riche : un certain Walter tellement mauvais qu’il en est simplement glaçant, Mary Beth obligée de quitter son anonymat afin de faire face à son passé, Duane qui décide de protéger un gamin qu’il connaît à peine, et tant d’autres encore : plus ou moins écorchés, psychotiques ou simplement dépassés. Alors d’où vient cette envie irrépressible de poursuivre notre lecture ? Parce que ce texte est de la littérature noire et blanche, grise en somme. Et cela lui donne une saveur et une ambiance toutes particulières.

Maintenant il est temps de plonger dans cette petite pépite. Mais une chose est sûre : nous sommes devant un premier roman assez fascinant, et qui en aucun cas ne vous laissera indifférents.

Source : Librairie L’Autre Monde

« Numéro zéro » d’Umberto Eco

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

En 1992, à Milan, un groupe de journalistes, cinq hommes et une jeune femme, sont embauchés pour créer un nouveau quotidien qu’on leur promet dédié à la recherche de la vérité, mais qui se révèle un pur instrument de calomnie et de chantage.
Ils fouillent dans le passé pour mettre en page leur « numéro zéro », et c’est le présent qui leur saute au visage…
« L’ombre de Mussolini, donné pour mort, domine tous les événements italiens depuis 1945 » : est-ce là le délire d’un journaliste d’investigation paranoïaque ? Mais alors, pourquoi le retrouve-t-on assassiné un beau matin ?
Attentats, tentatives de coups d’Etat, empoisonnements, complots, stratégie de la manipulation, de la désinformation et de la tension : quand tout est vrai, où est le faux ?
Umberto Eco nous offre ici la tragédie burlesque de notre temps.

« La petite barbare » d’Astrid Manfredi

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Max-Pol Fouchet

En détention on l’appelle la Barbare ; elle a vingt ans et a grandi dans l’abattoir bétonné de la banlieue. L’irréparable, elle l’a commis en détournant les yeux . Elle est belle, elle aime les talons aiguilles et les robes qui brillent, les shots de vodka et les livres pour échapper à l’ennui. Avant, les hommes tombaient comme des mouches et elle avait de l’argent facile. En prison, elle écrit le parcours d’exclusion et sa rage de survivre, et tente un pas de côté. Comment s’émanciper de la violence sans horizon qui l’a menée jusqu’ici ? Peut-elle rêver d’autres rencontres ? Et si la littérature pouvait encore restaurer la dignité ? Subversive et sulfureuse, amorale et crue, La Barbare est un bâton de dynamite rentré dans la peau d’une société du néant.

« Délivrances » de Toni Morrison

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Dans son onzième roman, qui se déroule à l’époque actuelle, Toni Morrison décrit sans concession des personnages longtemps prisonniers de leurs souvenirs et de leurs traumatismes.

Au centre du récit, une jeune femme qui se fait appeler Bride. La noirceur de sa peau lui confère une beauté hors norme. Au fil des ans et des rencontres, elle connaît doutes, succès et atermoiements. Mais une fois délivrée du mensonge - à autrui ou à elle-même - et du fardeau de l’humiliation, elle saura, comme les autres, se reconstruire et envisager l’avenir avec sérénité.

« Un amour impossible » de Christine Angot

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Châteauroux, fin des années 1950. Pierre séduit Rachel mais refuse de l’épouser. Il accepte cependant d’avoir un enfant avec elle, Christine, qu’elle devra élever seule. A l’adolescence, Pierre reconnaît officiellement sa fille, qui, fascinée par ce qu’il lui fait découvrir, s’éloigne de sa mère. Bien plus tard, Rachel apprend que Pierre viole Christine depuis des années.

« Kouri » de Dorothée Werner

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Février 1950. Un train file vers l’Allemagne. Kouri, nom de résistante de Germaine Tillon, n’aime pas les voyages et celui-ci qui l’emmène vers le pays maudit moins que les autres. Là-bas, un curieux procès l’attend. Rescapée de Ravensbrück, où elle a été déportée pour des faits d’insoumission en 1943, elle part pour témoigner au procès de deux anciennes gardiennes du camp. À l’époque, ces femmes cruelles avaient tout pouvoir sur les détenues. Cette fois, Kouri tient leur vie entre ses mains. Elles risquent la peine de mort et son témoignage fera basculer le procès d’un côté ou d’un autre.

Kouri suffoque dans son étroit compartiment bondé. Tout au long du trajet, des événements curieux la confrontent à son passé, fait de chagrins inconsolables, de folles aventures et de souvenirs éblouissants de sa vie d’ethnologue en Afrique. Kouri doute et vacille.

Elle porte sous sa peau la mémoire de l’enfer, une connaissance de la part d’ombre des hommes et le manque d’une mère partie en fumée dans le ciel de la Baltique. « Justice, camarades ! », Kouri entend encore le cri des prisonniers emmenés vers la mort. C’est au nom de cet idéal qu’elle a survécu, mais la vérité est brûlante et voilà qu’elle doute. La justice ou la vengeance, la loyauté ou la trahison ? Avant que le train n’arrive à sa destination, elle aura choisi.

Les résumés des livres sont issus du site http://www.babelio.com