Valleeducousin.fr

Journal > Vie publique >

Opération Grand Site (OGS)

Rencontre du 22 septembre 2015 entre La Communauté de Communes Avallon-Vézelay-Morvan et le Collectif Citoyen Vézelien

Notes rédigées postérieurement à l’entretien

Publié par Le Collectif Citoyen Vézelien

Le jeudi 1er octobre 2015

Mis à jour le 15 octobre 2015

4 points ont été soulevés au cours de cette réunion, dont l’objet principal est « l’Opération Grand Site », OGS pour les intimes :

  1. La présentation du collectif, de ses actions et de ses attentes.
  2. L’état d’avancement et les contenus du projet OGS.
  3. Le contenu actuel du projet OGS.
  4. Les modalités de co-production permettant aux habitants et aux associations locales de participer au projet OGS.

Qui était là ?

Pour la C.C. Avallon-Vézelay-Morvan
Pascal Germain, président de la Communauté de Communes
Christian Guyot, vice-président chargé de l’OGS
Fabrice Pénasse, chargé de mission OGS.

Pour le Collectif Citoyen Vézelien
Odile Hoog Rousseau
Frédéric Boyer

Christian Guyot - Au sujet de la La gouvernance...

C. Guyot dit qu’il n’a pas de réponse pour toutes les questions, notamment en ce qui concerne la gouvernance, à cause de la nouvelle loi NOTRe [1], et les financements.

D’autre part l’interlocuteur au ministère a changé ; son regard ne sera pas forcément le même que celui du précédant. Il pourra y avoir des recadrages.

Pour l’instant c’est toujours la communauté de communes qui a la gouvernance.
La commune nouvelle, que le préfet a tenté d’imposer ne sera pas porteuse du projet ; elle n’en a pas la vocation et des mairies dont St père ne sont pas favorables à la création d’une telle structure.

Le pays avallonnais devient le PETR ; peut être dans l’avenir cet organisme jouera un rôle.

Pascal Germain - Concernant le financement

En 2013 pour le lancement de l’opération sont intervenus l’État, le Conseil Général, la DREAL et le département pour co-financer l’aspect fonctionnement (salaires, formations, site internet, déplacements, etc).

Il n’y a plus à partir de maintenant de crédits de fonctionnement pour l’OGS évalués à peu près à 110 000 euros par an dans un futur proche.

Pascal Germain tente par l’intermédiaire du nouveau PETR d’obtenir des fonds européens qui permettront de continuer à financer ces frais de fonctionnement.
En ce qui concerne le programme d’action : on verra. Il faudra probablement y aller au coup par coup, c’est-à-dire pour chaque projet (fiche-action) validé aller chercher des financements.

Christian Guyot – Concernant le financement

La région et notamment Vézelay a eu un budget de 8 millions d’euros alloué pour le Renouveau du Vézelien ; après la visite du président Sarkozy l’état a repris la main. Même si cette opération n’est pas baptisée grand site c’était un préalable incontournable. Cette enveloppe a concerné les travaux de réfection du patrimoine architectural pour l’essentiel. [2]

Le collectif du vézelien – Au sujet du manque de visibilité de l’OGS

S’étonne que mis à part le patrimoine historique et architectural, il n’y ait pour l’instant aucune visibilité ni aucune communication de faite sur le reste du projet. Donc le ressenti des habitants ne peut qu’être négatif.

Comment apporter une contribution au projet quand on ne sait même pas ce qu’il y a dedans ?

C. Guyot – Sur le volet participatif

Une étude de diagnostic a permis de faire un bilan et de mettre en avant de axes de réflexion débouchant sur des fiches action

Fabrice Pénasse – Sur les axes de réflexion et la co-production

On en est à la construction du programme d’action ; il reconnaît que la communication est sans doute insuffisante ; mais fait remarquer que 4 réunions ont eu lieu, qu’il a proposé de rencontrer le collectif à plusieurs reprises.
(O. Hoog et F. Boyer s’abstiennent de relever).

Le projet du programme d’actions est sur le site ; mais c’est seulement en juin que ses 5 axes ont été validés. Ce sont [3] :

  • La présentation et la restauration du patrimoine.
  • La revalorisation des paysages .
  • Le développement économique et culturel de la vie de village.
  • La mise en place d’un réseau des acteurs touristiques .
  • Le développement découvertes, circuits de randonnées.

Christian Guyot - Sur le développement du projet

Il faut donner chair au projet OGS, mais l’OGS n’est pas un office de tourisme. On peut aussi imaginer que des coupes sombres seront faites au niveau du ministère et qu’au final le balai sera celui du ministère.

Collectif – Quelles structures pour la co-production pour associer les habitants, les associations, qui veulent élaborer leur vivre ensemble, participer à la vie culturelle et être force de proposition ?

C. Guyot – Des associations ont déjà été contactées

En ce qui concerne les chemins de randonnée, il a été fait appel à une association qui connaît le terrain pour tenter d’établir une trame découverte des villages de la région.
Pour faire participer la population il faut procéder par touches, c’est ce qu’on est en train de faire afin qu’un maximum d’associations aient droit à la parole et qu’on puisse tenir compte des propos des uns et des autres.

Collectif – comment imaginer de participer et faire vivre le projet ?

Sans doute il y a de nombreuses contraintes administratives avant que le dossier parvienne au ministère et les inputs ça prend du temps. Ce serait bien d’avoir un peu plus de matière sur les grands axes, un peu plus de détails afin que le collectif puisse faire remonter ses observations, ses idées nouvelles ou complémentaires.

Fabrice Pénasse – Une consultation du monde associatif est prévue

Une consultation du monde associatif est prévue pour le 12 octobre.

Le collectif y sera convié ; ce sera un temps d’échange au niveau du tissu associatif qui est riche : un des 5 axes retenu étant le développement de la vie dans les villages.

Les échanges avec les habitants, les associations, les cultivateurs, etc doivent continuer. Néanmoins des temps de validation seront à respecter.

C. Guyot – De nombreuses associations sont déjà au courant de cette réunion.

Mais si l’OGS ne conserve que la remise en état des bâtiments, si les crédits de l’état ne sont que pour Vézelay, il y aura des frustrations. Il faudra se battre tous ensemble pour que sur les crédits 2020, une enveloppe reste au territoire. L’OGS n’est pas utile si elle concerne seulement Vézelay.

P . Germain – A partir des lignes déjà inscrites dans le projet, nécessité de développer des pré-projets (fiches actions) puis de rencontrer les financeurs potentiels … c’est un travail de fourmi, au coup par coup.

C. Guyot - le collectif peut nous donner des pistes, formaliser ses demandes et ses idées. On est prêt à recevoir ses représentants pour en discuter.

P. Germain enverra une invitation écrite à F. Boyer qui lui laisse son adresse.

A suivre....


[1La loi du 7 août 2015 « Nouvelle organisation territoriale de la République », ou loi NOTRe, complexifie encore, si c’était possible, la répartition des compétences entre collectivités territoriales. Elle est pratiquement illisible.

[2Relevé sur le site de la CCAVM
A ce jour, 6.6 millions € ont été dépensés au profit du patrimoine régional pour :
La sauvegarde et mise en valeur de la basilique Sainte Marie-Madeleine.
La restauration des remparts de Vézelay (Maison Jules Roy , Porte-Neuve, Galerie d’Escarpe – salle d’armes.
Les églises de Saint-Père, Pontaubert et Fontenay-près-Vézelay, auberge de jeunesse de Vézelay,
La restauration des tableaux de l’église d’Asquins, des peintures murales de l’Eglise de Vault-de-Lugny.
Les travaux archéologiques à Vézelay.
La mise en valeur du site des Fontaines salées.

[3Ces 5 axes ne sont pas les mêmes que ceux figurant sur le site de la CCAVM.
Cinq orientations stratégiques figurent dans le programme d’action :
Restauration des qualités paysagères du site : patrimoine bâti, colline.
Amélioration de l’accueil du visiteur : signalétique, information, interprétation, circulation, piétons, accessibilité - et de la découverte du site.
Gestion durable des lieux : plan de gestion pour le site UNESCO à élaborer.
Mise en valeur du site : lieux d’accueil et d’interprétation, mise en cohérence des espaces existants.
Développement de l’économie locale : développement du tourisme culturel, nature, œnologique, etc...