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C’était samedi 20 juin 2015 : le « Petit déjeuner de la Bibliothèque » ayant pour thème « les livres de votre été »

Prochain rendez-vous samedi 19 septembre 2015 autour des livres du terroir.

Publié par Chocomousse

Le lundi 22 juin 2015

Mis à jour le 26 janvier 2017

Voici les livres présentés ce jour, disponibles à la Bibliothèque :

 « Sur les ailes du dragon » de Lieve Joris

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Lieve Joris appartient à l’univers littéraire de Bruce Chatwin, V. S. Naipaul, Ryszard Kapuscinski, celui de Nicolas Bouvier et de Blaise Cendrars. Depuis plus de trente années elle quitte régulièrement l’Europe pour tenter de saisir l’extrême complexité du monde.
Sur les ailes du dragon raconte ses plus récents voyages, son va-et-vient entre Dubaï, la Chine, l’Afrique du Sud et le Congo afin de rencontrer Africains et Chinois – pour tenter de comprendre leurs échanges, leurs singulières trajectoires de commerce, qui depuis des années se prolongent, se complexifient, s’affinent et s’étendent de Kinshasa et Lagos à Guangzhou et Beijing en passant par Dubaï, construisant le nouvel empire de la mondialisation, cette entité qui surgit de dépendances, de profits, d’audaces et de pouvoirs. Et qui oblitère le passé colonial.
“La tête, les bras et les jambes de mes personnages dépassent de mes livres, c’est une incitation toujours renouvelée à quitter ma zone de confort et à partir à la découverte d’un monde qui dépasse le mien.” Ainsi Lieve Joris exprime-t-elle son désir d’ouverture sur l’ailleurs, ce désir qui la conduit inlassablement à écrire ce qu’elle seule sait dire du monde en marche.

 « Jules » de Didier van Cauweleart

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Zibal est un petit génie. Ses inventions auraient d’ailleurs pu lui rapporter des millions mais tout le monde n’est pas doué pour le bonheur et Zibal, malgré ses diplômes, se retrouve à 42 ans vendeur de macarons à l’aéroport d Orly.
Un jour, devant son stand, apparaît Alice, une jeune et belle aveugle qui s’apprête avec son labrador Jules à prendre l’avion pour Nice où elle doit subir une opération pour recouvrer la vue. L’intervention est un succès mais, pour Jules, affecté à un autre aveugle, c’est une catastrophe. Jules fugue, retrouve Zibal et, en moins de vingt-quatre heures, devient son pire cauchemar : il lui fait perdre son emploi, son logement, ses repères. Compagnons de misère, ils n’ont plus qu’une seule obsession : retrouver Alice.
Un roman plein de tendresse, mené par un trio digne des plus ébouriffantes comédies hollywoodiennes.

« La bibliothèque des cœurs cabossés » de Katarina Bivald

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine. Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés –, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance. Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

« Ça aussi ça passera » de Milena Busquets

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

C’est l’été, la saison préférée de Blanca. Après le décès de sa mère, elle quitte Barcelone pour s’installer dans la maison de vacances familiale de Cadaqués. Sur cette terre riche des souvenirs de son enfance, sous le soleil de la Méditerranée, elle cherche l’apaisement. Mais elle ne part pas seule, une troupe disparate et invraisemblable l’accompagne : ses deux ex-maris, les fils qu’elle a eus d’eux, ses amies Sofía et Elisa, son amant Santi et, bien entendu, sa mère défunte, à qui elle ne cesse de parler par-delà la mort, tant cette disparition lui semble difficile et inacceptable. Les baignades, les promenades en bateau et les siestes dans le hamac vont se succéder, tout comme ces longs dîners estivaux au cours desquels les paroles s’échangent aussi facilement que les joints ou les amours. Les souvenirs affleurent alors, faisant s’entrelacer passé et présent. Blanca repense à cette mère fantasque, intellectuelle libre et exigeante, qu’elle a tant aimée et tant détestée. Elle lui écrit mentalement une lettre silencieuse et intense dans laquelle elle essaie de faire le bilan le plus honnête de leur relation douloureusement complexe. Elle lui dit avec ses mots tendres, drôles et poignants que face à la mort elle choisit l’élégance, la légèreté, la vie. Elle lui dit qu’elle choisit l’été et Cadaqués car elle sait que ça aussi, ça passera.

Livre événement de la Foire de Francfort 2014, traduit et publié dans une trentaine de pays, ce deuxième roman de Milena Busquets est un petit prodige d’équilibre et d’intelligence.

« A comme aujourd’hui » de David Levithan

Livre jeunesse disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Chaque matin, A se réveille dans un corps différent, dans une nouvelle vie, et ne dispose d’aucun moyen de savoir qui sera son hôte. Une seule chose est sûre : il n’empruntera cette identité que le temps d’une journée. Aussi incroyable que cela puisse paraître, A a accepté cet état de fait, et a même établi plusieurs règles qui régissent son existence : ne pas s’attacher, ne pas se faire remarquer, ne jamais s’immiscer dans la vie de l’autre. Jusqu’à ce qu’il se réveille dans le corps de Justin, 16 ans, et qu’il fasse la connaissance de Rhiannon, sa petite amie. Dès lors, il n’est plus question de subir : il tente par tous les moyens de la revoir, quitte à bouleverser la vie de ses hôtes. Car A a enfin croisé quelqu’un avec qui il veut être jour après jour...

« L’île Madame » de Jean-François Deniau

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Deniau a ses inconditionnels (nombreux), et on les comprend. Mais les autres se posent peut-être cette question (sournoise) : un académicien baroudeur, ex-ambassadeur, ex-ministre, peut-il écrire une œuvre originale et de qualité ? La réponse est oui, les deux mon général. Originale L’Île Madame– commeTadjoura, qui la précède– par son utilisation inédite d’une forme maintes fois éprouvée : le conte. Contes de Noël, contes de la veillée, Mille et une nuits, Deniau renouvelle le genre avec ce club de conteurs intarissables, aux passés riches en couleurs, réunis dans une série de cadres exceptionnels, parfois poétiques (Malte, la forêt de Thuringe), parfois émouvants comme cette chambre d’hôpital où un grand chef cuisinier agonise. Certes, Deniau n’est ni Claude Simon, ni Le Clézio. Mais il fait œuvre de qualité : il sait manier le verbe, faire sonner les voix, vibrer ses personnages. Des histoires plus vraies que la vraie vie ? Un souffle passe en tout cas, sur ces pages sans artifices ni lourdeur : la légèreté du rêve. La vie serait-elle un songe ?

« La terre et le ciel de Jacques Dorme » d’Andreï Makine

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

’C’est alors que, d’une voix presque éteinte, en acceptant l’échec et ne demandant plus rien, je parlai de Jacques Dorme. Je réussis à dire sa vie en quelques phrases brèves, nues. Je me trouvais dans un état d’abattement tel que j’entendais à peine ce que je disais. Et c’est dans cet état seulement que je fus capable d’exprimer toute la douloureuse vérité de cette vie. Un aviateur venu d’un pays lointain rencontre une femme du même pays que le sien et, pendant très peu de jours, dans une ville dont il ne restera bientôt que des ruines, ils s’aiment ; puis il part au bout de la terre pour conduire les avions destinés au front, et meurt, en s’écrasant sur un versant de glace, sous le ciel blême du cercle polaire.

Je l’avais dit autrement. Non pas mieux, mais plus brièvement encore, plus près de l’essence de leur amour.’

Intense épopée humaine, profonde quête des origines personnelles, La terre et le ciel de Jacques Dorme évoque le destin des hommes qui avaient ’une certaine idée de la France’.

L’univers poétique de ce roman fait revivre les grands thèmes du Testament français (prix Goncourt 1995) et du Requiem pour l’Est et parachève ainsi la trilogie franco-russe d’Andreï Makine.


« Bilqiss » de Saphia Azzedine

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

« Vous priez encore Dieu ?
– Bien sûr. Pourquoi ne le ferais-je pas ?
– Eh bien, il me semble qu’Il vous a abandonnée ces derniers temps.
– Allah ne m’a jamais abandonnée, c’est nous qui L’avons semé. »

Bilqiss est l’héroïne de ce roman : c’est une femme indocile dans un pays où il vaut mieux être n’importe quoi d’autre et si possible un volatile. On l’a jugée, on l’a condamnée, on va la lapider. Qui lui lancera la première pierre ? Qui du juge au désir enfoui ou de la reporter américaine aux belles intentions lui ôtera la vie ? Le roman puissant de Saphia Azzeddine est l’histoire d’une femme, frondeuse et libre, qui se réapproprie Allah.

« Aucun homme ni Dieu » de William Giraldi

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

« Le premier enfant disparut alors qu’il tirait sa luge sur les hauteurs du village. Sans un bruit - nul cri, d’homme ou de loup, pour témoin. » Quand Russell Core arrive dans le village de Keelut, la lettre de Medora Slone soigneusement pliée dans la poche de sa veste, il se sent épié. Dans la cabane des Slone, il écoute l’histoire de Medora : les loups descendus des collines, la disparition de son fils unique, la rage et l’impuissance. Aux premières lueurs de l’aube, Core s’enfonce dans la toundra glacée à la poursuite de la meute. Aucun homme ni dieu nous entraîne aux confins de l’Alaska, dans cette immensité blanche où chaque corps qui tombe, chaque cri, semble absorbé par la splendeur silencieuse de la nature. Un roman envoûtant, poétique, inoubliable.

« Son carnet rouge » de Tatiana de Rosnay

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Le fruit est -il plus savoureux lorsqu’il est défendu ?
L’interdit est-il synonyme de plaisir ?
De la duperie démasquée à la vengeance machiavélique, Tatiana de Rosnay revisite les amours illégitimes et envisage tous les scénarios - tantôt tragiques, tantôt cocasses - avec une légèreté teintée de sarcasme, jusqu’à une chute toujours croustillante, parfois glaçante.
Un jouissif ’déshabillage’ du délit conjugal, où le rire se mêle à la compassion et la transgression au désir.

« Meurtre à la pause déjeuner » de Viola Veloce

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

La pause-déjeuner de Francesca se termine toujours avant le retour des 300 autres salariés de son entreprise. Cela lui permet d’éviter les rébarbatifs échanges avec ses collègues. Et aussi de profiter en toute quiétude des toilettes. Ce jour là, brosse à dents à la main, elle aperçoit deux pieds qui dépassent sous la porte des WC. Deux pieds qui, sans aucun doute, indiquent la présence d’un cadavre. Deux pieds qui appartiennent à son insupportable collègue Marinella, laquelle gît, une corde autour du cou... D’autres meurtres se succèderont. Il paraît évident que l’assassin est dans les murs de ce que l’on nomme désormais l’ « Entreprise Homicides ». Les syndicats s’en mêlent mais ne font pas beaucoup avancer l’enquête et l’affaire provoque un incroyable tourbillon médiatique. Tout en gérant une rupture amoureuse, Francesca essaye de comprendre quel est le mobile et l’identité du mystérieux serial killer, et jongle avec les hauts et les bas de la vie d’entreprise ...
Meurtre à la pause-déjeuner a d’abord été repéré sur Internet. Les éditeurs n’ont pas été les seuls à s’y intéresser, les producteurs aussi...

« L’ombre du vent » de Carlos Ruiz Zafon

(1er de la trilogie Le cimetière des livres oubliés)

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, ’ ville des prodiges ’ marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
Un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés.

L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y ’adopter’ un volume parmi des centaines de milliers.

Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets enterrés dans l’âme de la ville : L’Ombre du Vent.

Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie

« Le jeu de l’ange » de Carlos Ruiz Zafon

(2ème de la trilogie Le cimetière des livres oubliés)

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l’offre inespérée d’un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n’en a jamais existé, ’une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués’, en échange d’une fortune et, peut-être, de beaucoup plus.

Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu’il aime le plus au monde. En moyennant son talent d’écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable ?

’L’Espagnol Carlos Ruiz Zafon a plusieurs cordes à son arc et aime à les tendre toutes : roman policier, fantastique, sentimental, Le jeu de l’ange est un mélange de genres parfaitement maîtrisé.’ Marianne Dubertret - La Vie

« Le prisonnier du ciel » de Carlos Ruiz Zafon

(3ème de la trilogie Le cimetière des livres oubliés)

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Barcelone, Noël 1957. À la librairie Sempere, un inquiétant personnage achète un exemplaire du Comte de Monte Cristo. Puis il l’offre à Fermín, accompagné d’une menaçante dédicace. La vie de Fermín vole alors en éclats.

Qui est cet inconnu ? De quels abîmes du passé surgit-il ? Interrogé par Daniel, Fermín révèle ce qu’il a toujours caché.
La terrible prison de Montjuïc en 1939. Une poignée d’hommes condamnés à mourir lentement dans cette antichambre de l’enfer. Parmi eux Fermín et David Martín, l’auteur de La Ville des maudits. Une évasion prodigieuse et un objet volé.

Dix-huit ans plus tard, quelqu’un crie vengeance. Des mensonges enfouis refont surface, des ombres oubliées se mettent en mouvement, la peur et la haine rôdent.

Foisonnant de suspense et d’émotion, Le Prisonnier du ciel nous rapproche pas à pas de l’énigme cachée au cœur du Cimetière des Livres oubli.

« Je le veux » d’Elizabeth Kennedy

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Je vais me marier.
il est parfait.
C’est la cata.
Il reste à Lily huit jours avant le grand bonheur : son mariage avec Will, l’homme idéal que toutes ses copines lui envient. Mais est-ce une bonne idée de se marier quand on est incapable de résister à un beau garçon ?
Terrifiée par la fidélité, mais trop amoureuse de Will pour renoncer à lui, Lily passe la semaine précédant son mariage à ingurgiter des cocktails bien tassés et à s’envoyer en l’air avec qui lui chante. Et ce qui devrait être le plus beau jour de sa vie menace de tourner au drame.
Une comédie qui donne à réfléchir sur fond de coke, vodka et sexe à gogo. Imprévisible mais pertinente, Lily pose les bonnes questions sur l’amour et la monogamie avec un mélange détonant de gravité et d’humour.

Voici les livres présentés ce jour qui ne sont pas encore disponibles à la Bibliothèque :

« Les luminaires » de Eleanor Catton

Nouvelle-Zélande, 1866. En pleine ruée vers l’or, l’île voit débarquer sur ses côtes tout ce que la vieille Europe compte d’ambitieux et de désespérés. Parmi eux, Walter Moody, un jeune britannique ruiné bien décidé à trouver fortune accoste au port d’Hokitika, sur la côte Ouest, après un éprouvant voyage. Mais une étrange assemblée l’attend dans le petit hôtel où il a trouvé refuge. Là, dans une atmosphère des plus tendues, douze hommes du cru tiennent une réunion secrète pour tenter d’élucider des faits étranges qui agitent la communauté depuis plusieurs semaines. Un riche notable a disparu, une prostituée a tenté de mettre fin à ses jours, et on a découvert une immense fortune dans la maison d’un pauvre ivrogne, mort lui aussi. Moody succombe bientôt à l’irrésistible attrait du mystère et se retrouve plongé dans un entrelacs d’intrigues et de destins vertigineux.

Formidable restitution des grands romans anglo-saxons du XIXe siècle, Les Luminaires est une narration ambitieuse dont la structure emprunte à l’astrologie pour livrer un inoubliable roman d’amour, une histoire de fantômes, de pouvoirs et d’énigmes insolubles campés dans une Nouvelle-Zélande où la fièvre de l’or est reine.

« Daisy sisters » de Henning Mankell

Été 1941, en Suède. Deux amies, Elna et Vivi, dix-sept ans, de condition modeste, s’offrent une escapade à bicyclette à travers la Suède en longeant la frontière de la Norvège occupée par les nazis. L’aventure, d’abord idyllique, l’été de toutes les joies, de tous les espoirs, est de courte durée : Elna, violée, revient chez elle enceinte d’une petite fille qu’elle appellera Eivor.

1960. Eivor, dix-huit ans, en révolte contre sa mère, veut devenir une femme libre. Elle s’enfuit du village avec un jeune délinquant. Que lui réserve l’avenir ? Réalisera-t-elle son rêve d’indépendance et de liberté, et à quel prix ?

En s’attachant aux destins d’une mère et de sa fille entre 1941 et 1981 en Suède, Mankell brosse le portrait de ces générations de femmes (épouses, mères, ouvrières) qui ont dû lutter avec leurs propres désirs et renoncements pour exister et se faire une place au cœur d’une société où s’élaborait le modèle suédois.

Daisy Sisters, premier roman de Henning Mankell, renferme déjà les idéaux sociaux et politiques qui sous-tendent l’ensemble de son œuvre.

Les résumés des livres sont issus du site http://www.babelio.com