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C’était vendredi 17 avril 2015, la Librairie L’Autre Monde recevait Ludovic Degroote dans le cadre de « Samedi Poésie, Dimanche aussi ».

Dernière soirée poésie à la Librairie, soirée très émouvante où Ludovic Degroote nous a fait découvrir son univers, notamment son livre intitulé « Monologue » qui nous a laissé sans voix.

Ludovic Degroote
Michel Durigneux

Ludovic Degroote est venu nous lire des extraits de ses livres :

« José Tomas », Éditions Unes, 2014

Corrida et poésie, ou inversement. Le livre est construit sur cet aller-retour, avec toutes les nuances et spécificités nécessaires. Au-delà, cette suite de fragments méditatifs vise la création en général, comme alliance de l’exigence et de l’abandon, de la technique et de la liberté, bref une maîtrise qui a dépassé l’application parfaite d’un code et se dépasse elle-même en une sorte de justesse « naturelle » du geste. Cet idéal, Degroote le voit incarné par José Tomás lors d’une corrida précise, « le dimanche seize septembre deux mille douze entre onze heures quarante et quatorze heures aux arènes de Nîmes ». Ce livre est donc une illumination mais tout autant une forme d’essai très fluide et personnel puisque chaque mouvement du torero questionne en écho le geste d’écrire et la possibilité d’atteindre une telle perfection, une telle exactitude comme sans effort. Rien d’anecdotique, pas de pittoresque tauromachique, nul plaidoyer pour ou contre la corrida… simplement interroger l’évidence de la beauté en partant de son expérience, d’une pratique, d’un « faire ». Voilà la force de ce livre, formellement très original dans sa façon d’évoluer entre observation, intime, pensée, poésie.

http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-29-1/ludovic-degroote-jose-tomas

« Ligne 4 », Le Square Éditeur, 2015

Et si la poésie se vivait au quotidien ? En projetant le plan de métro sur une mappemonde, vous avez créé 13 voyages sidérants, 13 tours du monde différents qui racontent autant d’aventures, d’impressions, de rencontres. Chaque station du métro trouve un équivalent géographique dans le monde : la station Kléber devient La Nouvelle Orléans, la station Bonne Nouvelle devient Le Caire, la station Lourmel devient l’Ile de Pâques ! Et chaque escale est l’occasion d’une pensée, d’une esquisse, d’un songe réel. […]
Ce que nous mesurons de nos vies souterraines souvent s’avère déroutant. Voilà qu’on entre chez soi ou dans une habitude qui semble vous ramener à la maison, un détail suffit à ce que votre imagination vous emmène ailleurs, je dis votre imagination par simplification de la réalité qu’elle fabrique, car ces vies souterraines n’ont pas moins de sens que celles qu’on adopte en façade, la façade présentant moins de volume que les intérieurs.

C’est ainsi que vous prenez le métro porte de Clignancourt et que vous vous retrouvez assis non loin d’un ours blanc.

http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2015/02/ludovic-degroote-am-timan-tchad.html

« Monologue », Éditions Champ Vallon, 2012

A partir d’une tragédie intime (une jeune fille -sa sœur- meurt dans un accident de voiture sur les routes de l’Angleterre), quatre voix prennent la parole pour entreprendre de raconter, et pour dire à leur manière la douleur : la morte elle-même (monologue de Godeleine), son père (monologue du père), sa mère (monologue de la mère) et son petit frère (monologue de ludo) qui plus jamais ne sortira de ses sept ans…

http://www.champ-vallon.com/Pages/Pagesrecueil/Degroote.html

des extraits sur ce site :

http://talent.paperblog.fr/6228131/ludovic-degroote-monologue-par-jean-louis-giovannoni/

Ludovic Degroote est né le 23 novembre 1958. Il habite La Madeleine, près de Lille. Il a reçu le prix des Découvreurs de poésie 2005.

Par Chocomousse

Publié le dimanche 19 avril 2015

Mis à jour le vendredi 1er mai 2015

#livreetlecture #poesie