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C’était vendredi 16 janvier 2015 : L’Autre Monde recevait Marie-Hélène Fraïssé pour « L’impensable rencontre - chroniques des Sauvages de l’Amérique du Nord »

Publié par Chocomousse

Le mardi 20 janvier 2015

Mis à jour le 1er mai 2015

Qui est Marie-Hélène Fraïssé ?

Marie-Hélène Fraïssé, née à Paris, est une journaliste, grand-reporter (Géo, Radio France), productrice d’émissions à France Culture, où elle dirige le magazine hebdomadaire Tout un monde.

http://www.franceculture.fr/emission-tout-un-monde

Elle est l’auteur d’essais historiques sur l’époque coloniale américaine et les « premiers contacts » avec les Amérindiens. On lui doit en outre la publication du récit d’exploration de Samuel Hearne (Le Piéton du Grand Nord, Payot, 2002), une édition de Fenimore Cooper (Le Dernier des Mohicans et autres récits, Omnibus, 2003), ainsi que de Jacques Cartier (Voyages au Canada : introduction au texte original, Agone/Comeau et Nadeau).

Le prix Champlain lui a été décerné pour l’ensemble de son œuvre.

« L’impensable rencontre - chroniques des ’Sauvages’ de l’Amérique du Nord »

Au temps des « découvertes » et de l’exploration du monde, navigateurs et voyageurs européens rencontrent des peuples aux mœurs déboussolantes. Certains suscitent leur admiration. Ils en décrivent avec bonheur l’hospitalité, la générosité, l’élégance, la douceur... D’autres en revanche les horrifient : ils sont oisifs, malpropres, agressifs, se mangent entre eux, pratiquent la torture, ont une sexualité débridée...
Au Nouveau Monde, continent « imprévu », qui ne figurait sur aucune carte, les visiteurs venus d’Europe s’avouent particulièrement troublés. La radicale étrangeté de ceux qu’ils nomment « Indiens » par erreur, les conduit à se demander s’il s’agit là de vrais humains. A moins qu’ils ne soient des démons ? Ou encore des rescapés de l’Age d Or ? Le « Bon Sauvage » ne serait-il pas finalement un « affreux Barbare » ?...
Ces ambiguïtés s’expriment dans de nombreux textes hauts en couleurs, chroniques vécues de ces premiers regards : carnets de voyage, rapports d’expédition, ethnographies sommaires, relevés topographiques et naturalistes... Une même relation de voyage ou de terrain peut exprimer l’attirance, la répulsion, la réprobation indignée des mœurs « indigènes »... sans perdre de vue les richesses sonnantes et trébuchantes dont ces êtres étranges semblent détenteurs.