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Un élevage de chèvres poitevines à la ferme de la graineterie la caprine à Saint Père

Depuis deux ans Catherine Andral fabrique dans sa chèvrerie en ossature bois La Caprine un fromage de chèvre bio fermier certifié ADDCP

Publié par Odile Hoog Rousseau

Le mercredi 12 novembre 2014

Mis à jour le 13 novembre 2014

Venez rencontrer cette entrepreneuse chaleureuse et passionnée qui vous fera découvrir dans un cadre magnifique son savoir-faire, ses 28 chèvres poitevines et ses délicieux fromages.

Catherine vit à la Graineterie depuis neuf ans ; Originaire du Loiret, elle connait la région depuis l’adolescence quand elle venait faire du camping sauvage à Pierre Perthuis.

Elle a vécu longtemps à Paris avec son époux Jérôme. Puis ils sont venus s’installer à L’ Etang près de Vézelay. Jérôme a ouvert un cabinet de médecine générale à Joux la Ville et Catherine a commencé à faire du fromage de brebis.

Puis ils ont fait le grand plongeon en achetant cette grande propriété : 20ha de prairies, 20ha de bois,

un beau corps de ferme et depuis quelques années une chèvrerie construite en douglas du Morvan qui abrite aujourd’hui 28 chèvres et leur bouc Falzar ! Un sacré numéro celui-là !
Catherine a été ouvrière agricole en ovin pendant quelques années avant de suivre une formation fromagère à l’AFPA de Mâcon il y a 4 ans.

Elle a opté pour la race poitevine, un assez petit cheptel en France

car celui-ci a été décimé par la fièvre aphteuse au début du siècle. S’est créée la ADDCP, association de protection de cette race minoritaire et le cheptel s’est redéveloppé. « Cette association est très utile car elle permet de vendre des chevrettes à des éleveurs qui veulent monter une installation » Il existe à ce jour 40 élevages en France
« Ces chèvres me plaisent beaucoup ; ce sont d’excellentes fromagères »

Elle a pour l’instant 18 chèvres en lait qui produisent entre 17 et 20 litres par jour. Elle a eu les chevrettes bébé, « ce qui permet de les habituer à la nourriture qu’elles auront durant leur vie et de les immuniser contre les parasites du coin ».

L’exploitation est entièrement en bio et sera complètement autonome

lorsque Catherine aura récupéré ses terres actuellement en fermage. Elle pourra ainsi cultiver son grain et faire son foin.
Même s’ils ont perçu quelques aides du Conseil Régional et de l’Europe, Catherine et Jérôme ont fait beaucoup de choses par eux-mêmes pour pouvoir s’installer. « Le terrassement a coûté plus cher que la construction du bâtiment en raison de la proximité du ruisseau » ; mais ils ont réussi à trouver du matériel d’occasion pour la traite et fabrication du fromage, et il y a deux ans Catherine s’est lancée.

Catherine entretient d’excellents rapports avec ses chèvres ; elles les emmènent se balader en forêt.

.« Elles adorent se promener ; elles te reconnaissent ; mais elles peuvent être mauvaises entre elles ; c’est très hiérachique, les faibles et vieillissantes sont balourdées par les autres » ; aussi Catherine essaie de placer ses vieilles chèvres dans des maisons de retraite ou comme animaux de compagnie. Sinon c’est l’abattoir, ce qu’elle répugne à faire.

Catherine envisage aussi d’élever une vache Jersiaise,

une vache qui comme les poitevines est une très bonne fromagère. Ainsi elle fera de la tomme et du beurre, ce qui lui permettra d’accroître sa période de production car la période de lactation des chèvres s’arrête complètement en hiver. Elle aimerait aussi créer une nurserie boucs, ce qui lui tient à cœur car ainsi elle n’aurait pas à envoyer les mâles à la boucherie.

Catherine croit à un élevage naturel ; elle ne veut ni insémination artificielle ni vaccins ou antibiotiques.

« c’est un état d’esprit ; je cherche le bien être des animaux et il y a moyen de faire autrement que de les piquer ; en amont il faut qu’il y ait plus d’immunité, c’est un travail constant de surveillance, il faut être attentif à l’état des bêtes ; c’est plus intéressant et au final ça évite pas mal de frais vétérinaires »

Catherine est plutôt satisfaite des progrès de son exploitation ; elle ne fait ni publicité, ni marché

« car pour l’instant, elle ne fournit pas la demande ; les gens viennent , c’est le bouche à oreille. » Et l’année prochaine si tout va bien et si les 28 chèvres sont en lactation , la production sera quasiment doublée.
Elle fidèlise sa clientèle et propose un « tourisme pédagogique » aux enfants et à leurs familles qui le souhaitent. Vous pourrez assister à la traite et en savoir plus sur la fabrication du fromage en la contactant au 0634361303 ou en vous rendant à la Caprine tous les jours de 11h à 13h.

Messages

  • # Message posté le 18 août 2016
    En réponse à : Un élevage de chèvres poitevines à la ferme de la graineterie la caprine à (...)

    Bonjour Madame,
    Je suis venu en mai sur conseil de Marie-laure et Alain , les propriétaires de l’ hôtel le compostelle à Vézelay ,et vous ai acheter des fromages ,j’aimerais vous réserver pour le dimanche 28 Août en fin journée, 10 chèvres frais à 2,80 et 4 pyramides.
    Mon téléphone 06 11 43 86 88.j’ai déjâ laisser 1 message sur votre répondeur tél .
    J’attends réponse et confirmation de votre part.
    Bonnenfant Michel 9 av des Sablonnières "les Florentines," 01210 Ferney-Voltaire.
    Vous remerciant à l’avance, acceptez mes sincères salutations
    michel Bonnenfant.Naturopathe.

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  • # Message posté le 2 juillet 2016, par Boyer Marie-Noëlle
    En réponse à : recherche bouc de race poitevine

    Bonjour,
    J’ai un petit élevage de chèvres, je recherche un bouc de race poitevine.
    J’aime beaucoup les races en voie de disparition et nous sommes dans la région de la Dombes, dans le département de l’Ain....C’est plutôt humide....Je pense que ce serait un bon choix
    Connaissez-vous un bouc à vendre ?
    Merci pour votre réponse
    Cordialement,
    Marie-Noëlle

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  • # Message posté le 28 juillet 2015, par Marge Marie
    En réponse à : recherche de matériel de traite d’occasion

    Bonjour
    je représente le Refuge Equin SPA de Terre Plaine et nous avons actuellement 87 chevaux en sauvetage.
    Pour redonner du moral a tous ces chevaux maltraités j’ai eu l’idée de prendre des biquettes pour les amuser. Le problème c’est que cette année j’ai une biquette qui fait du lait a n’en plus finir je précise qu’elle n’a pas eu de chevreau, c’est une montée de lait spontanée.
    N’étant pas très douée pour traite je passe un temps fou a traire ma biquette et de ce fait je recherche un pot trayeur.
    Connaissez vous des personnes ou organismes qui vendraient ce genre de matériel d’occasion ?

    D’avance merci de vos renseignements

    cordialement

    M.M.

    • # Message posté le 30 juillet 2015, par La rédaction
      En réponse à : recherche de matériel de traite d’occasion

      Selon les conseils de Monique Balde (qui fait les fromages de chèvre bio sur Girolles), le plus simple serait de la tarir.

      Pour tarir de façon naturelle, il faut traire la chèvre un jour sur deux puis un sur trois, cela pendant quelques jours.

      Sinon voir avec le vétérinaire à lui injecter un produit dans chaque trayons qui aiderait à arrêter sa lactation.

      Bonne journée, à bientôt.

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  • # Message posté le 25 novembre 2014, par Sorman
    En réponse à : Un élevage de chèvres poitevines à la ferme de la graineterie la caprine à (...)

    Bonjour,

    Je suis vendeur de fromages sur les marchés et je pourrai être intéressé par votre production. Pouvez-vous m’en dire plus sur celle-ci ? Voici mon mail raymond.sorman@gmail.com.
    Merci
    R. Sorman

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  • # Message posté le 12 novembre 2014, par Thiébaut
    En réponse à : Un élevage de chèvres poitevines à la ferme de la graineterie la caprine à (...)

    L’idée prendre de vieilles chèvres en retraite pour leur éviter l’abattage... est intéressante, surtout si celles-ci peuvent aider à débroussailler un terrain.

    Mais, n’y connaissant pas grand chose... j’aurais quelques questions : le terrain en question est pentu, boisé avec quelques clairières, pas mal de ronces et de lierre.

    • Le lierre est semble-t-il un poison pour les équidés. Et pour les chèvres ?
    • Quelle surface de ce type de terrain faudrait-il pour accueillir deux bêtes ?
    • Quel est le budget annuel moyen pour les entretenir (véto + compléments alimentaires) ?
    • Quel type de clôture les empêchera d’aller voir ailleurs si l’herbe est meilleure ? Car il paraît que ça grimpe et saute partout !

    Merci par avance, c’est pour des amis qui ne savent plus comment faire avec leurs ronces... et qui aiment les animaux.

    Je pose ces questions sur le forum, car les réponses pourraient intéresser d’éventuels autres repreneurs...

    • # Message posté le 19 novembre 2014, par Catherine Andral
      En réponse à : Un élevage de chèvres poitevines à la ferme de la graineterie la caprine à Saint Père

      Bonjour ! Je vais tenter de répondre le mieux possible à vos questions : Pour vos 2 chèvres , qui ne vont pas produire de lait , le terrain aussi pentu soit-il , peut offrir quelques friandises " à chèvres " ! Elles adorent les ronces et le lierre qu’elles consomment avec plaisir . Les chèvres trouvent dans la nature pas mal de choses qui les "soignent" elles ont un sens inné de ce qui est bon pour elles , attention tout de même à ne pas mettre à portée de bouche du rhododendron par exemple qui est un violent poison ! Les clôtures doivent être soit électriques , soit assez hautes afin qu’elles ne puissent pas sauter , j’ai opté pour un grillage de 1m80 et un fil électrifié qui passe au-dessus ! eh oui la biquette aime se sauver ça fait partie de ses petits plaisirs !! Pensez tout de même à l’hiver quand herbe , ronces auront disparus ! Il faut leur donner du foin et un peu de grain ( pas de compléments alimentaires ils sont très chers et vos chèvres n’ont pas besoin de produire !) un petit local pour qu’elles puissent se mettre à l’abri , des calins et de l’humour ! Je suis disponible pour répondre à d’autres questions si vous le souhaitez !
      Cordialement
      Catherine Andral

    • # Message posté le 20 novembre 2014, par Thiébaut
      En réponse à : Un élevage de chèvres poitevines à la ferme de la graineterie la caprine à Saint Père

      Merci beaucoup. On va calculer le prix de la clôture et dès que ces détails techniques seront réglés, je crois qu’il va y avoir une adoption. A très bientôt ! :-)

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