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C’était vendredi 24 octobre 2014, L’Autre Monde recevait Serge Moncomble pour Les forteresses de l’oubli

Publié par Chocomousse

Le mardi 28 octobre 2014

Mis à jour le 1er mai 2015

L’écrivain Serge Moncomble et l’éditeur David Demartis, créateur et directeur des Éditions du Murmure, ont présenté ce soir-là Les forteresses de l’oubli. Ce livre n’est pas un véritable roman, mais plutôt un vrai travail d’écriture en prose poétique. L’auteur torture la langue pour éviter les banalités et nous promène de métaphore en métaphore. Réécoutez la soirée dans l’émission Wagon-Livres, animée par Yannick Petit, sur Radyonne.

A propos de Serge Moncomble

Serge Moncomble est né à Cervon (Nièvre). Après avoir été instituteur, il obtient une licence ès Lettres et Sciences Humaines, langue anglaise. Il enseignera l’anglais quelques temps. Il s’intéresse maintenant à la sculpture sur bois et à l’écriture.

Serge Moncomble
Document n°857
Serge Moncomble

L’auteur est un enfant de l’Assistance publique. Il nous rappelle qu’en 1900, l’Assistance Publique était composée de 46 699 enfants assistés. A cette époque, 2204 enfants ont été « convoyés » en Côte d’Or, 3400 en Saône-et-Loire, 3500 dans l’Yonne et 11 395 dans la Nièvre. Cette dernière a accueilli plus d’enfants que les trois autres départements.

Une histoire sombre et familiale...

Les « Forteresses de l’oubli » racontent l’histoire de Joseph Dardanel, abandonné et placé à l’Assistance Publique qui recherche les traces de son père. Malheureusement, il se heurte à des forteresses qui l’empêchent de retrouver la trace de la personne recherchée.

Yannick Petit (Radyonne), Serge Moncomble, David Demartis, Evelyne Levallois
Document n°856
Yannick Petit (Radyonne), Serge Moncomble, David Demartis, Evelyne Levallois

C’est également une forme d’enquête à l’intérieur du personnage qui va reconstituer par fragments son histoire.

L’auteur laisse percevoir une forme d’hérédité du malheur.

Certains passages lyriques poétiques concernent les paysages du Morvan.

Cette histoire est aussi un peu celle de Serge Moncomble.

Un labyrinthe de souvenirs

Pour David Demartis, cette histoire est une mosaïque qui correspond aux souvenirs éclatés du personnage.

David Demartis
Document n°858
David Demartis

Tout le travail sur la forme complète la difficulté de ce personnage à se retrouver. Les différentes formes participent également à la perdition du lecteur ainsi que la chronologie qui n’est pas linéaire.


Le Coup de cœur d’Évelyne : « Le détroit du loup » d’Olivier Truc

Le printemps dans le Grand Nord, une lumière qui obsède, une ombre qui ne vous lâche plus. A Hammerfest, petite ville de l’extrême nord de la Laponie, au bord de la mer de Barents, le futur Dubai de l’Arctique, tout serait parfait s’il n’y avait pas quelques éleveurs de rennes et la transhumance... Là, autour du détroit du Loup, des drames se nouent. Alors que des rennes traversent le détroit à la nage, un incident coûte la vie à un jeune éleveur.
Peu après, le maire de Hammerfest est retrouvé mort près d’un rocher sacré. Et les morts étranges se succèdent. En ville les héros sont les plongeurs de l’industrie pétrolière, trompe-la-mort et flambeurs, en particulier le jeune Nils Sormi, d’origine sami. Klemet et Nina mènent l’enquête pour la police des rennes. Mais pour Nina une autre quête se joue, plus intime, plus dramatique. Elle l’entraîne à la recherche de ce père disparu dans son enfance.
Une histoire sombre va émerger, dévoilant les contours d’une vengeance tissée au nom d’un code d’honneur implacable. Après Le Dernier Lapon qui mettait pour la première fois en scène la police des rennes, Le Détroit du Loup, deuxième roman d’Olivier Truc, confirme ses talents de raconteur d’histoires et sa capacité à nous emmener sur des terrains insoupçonnés.

Olivier Truc viendra présenter ce roman le jeudi 4 décembre à la librairie L’Autre Monde.