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Librairie L’Autre Monde : L’Autre Prix 2014

Publié par Chocomousse

Le dimanche 19 octobre 2014

Mis à jour le 1er mai 2015

Toute l’équipe de L’Autre Monde nous a invité à la remise de L’Autre Prix 2014. Accueilli tout d’abord par un apéritif dinatoire pendant lequel nous avons pu découvrir les livres français et étrangers de la rentrée littéraire, les membres du jury nous ont ensuite présenté leur coup de cœur.

 Comment se déroule l’élection de L’Autre Prix ?

- Dès juin, les membres du jury commencent à lire les livres choisis parmi la sélection française de la rentrée littéraire.
- Début septembre, il restait 6 livres pour la finale. Chaque membre a lu ou relu ces 6 ouvrages.
- Mardi 14 octobre, les membres de jury ont élu L’Autre Prix et nous communiquent le résultat ce soir.

Pour information, L’Autre Prix 2013 était : « Kinderzimmer » de Valentine Goby.

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plusieurs dizaines de milliers de détenues. Mila a vingt-deux ans quand elle arrive à l’entrée du camp. Autour d’elle, quatre cents visages apeurés. Dans les baraquements, chacune de ces femmes va devoir trouver l’énergie de survivre, au très profond d’elle-même, puiser chaque jour la force d’imaginer demain.
Et Mila est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, ni de quelle façon.

Ce livre est lauréat du 1er prix S.O.S Libraires en 2014

 Voici les 6 livres en compétition, avant l’élection de L’Autre Prix 2014.

L’autre prix 2014 : les six livres sélectionnés
Document n°835
L’autre prix 2014 : les six livres sélectionnés

Chaque membre du jury est venu nous présenter son coup de cœur :

 « Pas pleurer » de Lydie Salvayre

Evelyne présente « Pas Pleurer », de Lydie Salvayre
Document n°836
Evelyne présente « Pas Pleurer », de Lydie Salvayre

Lydie Salvayre viendra présenter son livre à la librairie le vendredi 14 novembre 2014 à 18h30.

Deux voix entrelacées.

Celle, révoltée, de Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les Nationaux avec la bénédiction de l’Église contre « les mauvais pauvres ».

Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours enchantés de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne, des jours qui comptèrent parmi les plus intenses de sa vie.

Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent et qui font apparaître l’art romanesque de Lydie Salvayre dans toute sa force, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, porté par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée.

Lydie Salvayre a obtenu le prix Hermès du Premier roman pour La Déclaration, le prix Novembre (aujourd’hui Prix Décembre) pour La Compagnie des Spectres et le prix François Billetdoux pour BW. Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues. Certains ont fait l’objet d’adaptations théâtrales.

 « La fractale des raviolis » de Pierre Raufast

Il était une fois une épouse bien décidée à empoisonner son mari volage avec des raviolis. Mais, alors que s’approche l’instant fatal, un souvenir interrompt le cours de l’action. Une nouvelle intrigue commence aussitôt et il en sera ainsi tout au long de ces récits gigognes.

Tout ébaubi de voir tant de pays, on découvre les aventures extraordinaires d’un jeune garçon solitaire qui, parce qu’il voyait les infrarouges, fut recruté par le gouvernement ; les inventions stratégiques d’un gardien de moutons capable de gagner la guerre d’Irak ; les canailleries d’un détrousseur pendant l’épidémie de la peste à Marseille en 1720 ou encore la méthode mise au point par un adolescent sociopathe pour exterminer le fléau des rats-taupes.

Véritable pochette surprise, ce premier roman ajoute à la géométrie rigoureusement scientifique, la collision jubilatoire du probable et de l’improbable.

 « La peau de l’ours » de Joy Sorman

Le narrateur, hybride monstrueux né de l’accouplement d’une femme avec un ours, raconte sa vie malheureuse. Ayant progressivement abandonné tout trait humain pour prendre l’apparence d’une bête, il est vendu à un montreur d’ours puis à un organisateur de combats d’animaux, traverse l’océan pour intégrer la ménagerie d’un cirque où il se lie avec d’autres créatures extraordinaires, avant de faire une rencontre décisive dans la fosse d’un zoo.

Ce roman en forme de conte, qui explore l’inquiétante frontière entre humanité et bestialité, nous convie à un singulier voyage dans la peau d’un ours. Une manière de dérégler nos sens et de porter un regard neuf et troublant sur le monde des hommes.

 « Les mots qu’on ne me dit pas » de Véronique Poulain

« “ Salut, bande d’***** ! ”
C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison.
Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds.
Je vais leur prouver que je dis vrai.
“ Salut, bande d’***** ! ” Et ma mère vient m’embrasser tendrement. »

Sans tabou, avec un humour corrosif, elle raconte.
Son père, sourd-muet.
Sa mère, sourde-muette.
L’oncle Guy, sourd lui aussi, comme un pot.
Le quotidien.
Les sorties.
Les vacances.
Le sexe.
D’un écartèlement entre deux mondes, elle fait une richesse. De ce qui aurait pu être un drame, une comédie.
D’une famille différente, un livre pas comme les autres.

 « Sauf quand on les aime » de Frédérique Martin

Claire, Juliette et Kader ont un peu plus de vingt ans, et la vie les a déjà malmenés. Dans un contexte peu accueillant, ils se sont adoptés et ont fabriqué ensemble une nouvelle famille. L’arrivée de l’indomptable Tisha et les tourments enflammés de monsieur Bréhel vont tout bousculer. De Toulouse à Tunis, pris entre amour et amitié, ils se frôlent et se heurtent, mais tentent à tout prix de préserver leur tendresse et leur solidarité.
Jusqu’au jour où la violence leur impose la mesure du réel.

« Sauf quand on les aime » ébauche le portrait d’une jeunesse silencieuse qui peine à se mettre au monde. Une jeunesse meurtrie en quête de liberté et d’avenir, confrontée au défi d’aimer.

 « Portrait d’après blessure » d’Hélène Gestern

Il s’appelle Olivier, elle s’appelle Héloïse. Ils partent déjeuner, mais la rame de métro dans laquelle ils sont montés est gravement endommagée par une explosion. Restera de cet accident des corps meurtris, un sentiment brisé et une photo de leur évacuation, si violente et si impudique qu’elle va tout faire trembler autour d’eux. Ils n’auront qu’une obsession : réparer les dégâts que cette image aura causés dans leurs vies.
« Portrait d’après blessure » raconte l’histoire de deux êtres aux prises avec le pouvoir des photographies, qu’elles parlent la langue de la dignité ou celle du désastre.

 L’Autre Prix 2014 est décerné à...« Portrait d’après blessure » d’Hélène Gestern

L’Autre Prix 2014 : premier prix « Portrait d’après blessure »
Document n°837
L’Autre Prix 2014 : premier prix « Portrait d’après blessure »

Merci à Carole et Évelyne pour cette soirée très conviviale et la découverte de livres de la sélection littéraire, ainsi qu’aux membres du jury.

Remise de l’Autre Prix 2014
Document n°838
Remise de l’Autre Prix 2014

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