Valleeducousin.fr

Journal > Culture >

C’était le samedi 18 octobre 2014, « Petit déjeuner de la Bibliothèque » d’Avallon : les livres de la rentrée littéraire

Livres présentés le samedi 18 octobre 2014

Publié par Chocomousse

Le samedi 18 octobre 2014

Mis à jour le 26 janvier 2017

Chaque troisième samedi de chaque mois, la ville d’Avallon prétexte un « Petit déjeuner » à la bibliothèque pour présenter des livres ! Retrouvez ici les ouvrages proposés le samedi 18 octobre 2014. Et, n’oubliez pas : prochain « P’tit déj » le samedi 15 novembre 2014... sur le thème de la Grande guerre !

Voici les livres présentés ce jour, disponibles à la Bibliothèque :

« Orphelins de Dieu » de Marc Biancarelli

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Résolue à venger son frère, à qui une barbare fratrie de canailles sans foi ni loi a tranché la langue sans oublier de le défigurer, Vénérande, jeune paysanne au cœur aride, s’adjoint les services de l’Infernu, tueur à gages réputé pour sa sauvagerie. Ensemble, ils s’embarquent à travers les montagnes corses du XIXe siècle dans une bouleversante et sanguinaire épopée peuplée d’hommes sans dieu et condamnés par la misère à ne vivre que dans le chaos des armes. Un puissant western mythologique où éclate la fantastique démesure de toutes les funestes gestes guerrières au fil desquelles s’écrit l’histoire de l’humanité.

« Trente-six chandelles » de Marie-Sabine Roger

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Mortimer s’est préparé à mourir le jour de ses 36 ans, comme cela a été le cas pour tous ses ascendants mâles. Il a quitté son travail, rendu son appartement et vendu sa voiture mais la malédiction ne s’abat pas sur lui. Que reste-t-il à faire, lorsque la mort attendue ne vient pas ? Il faut apprendre à vivre vraiment !

Après ses précédents succès, notamment ’La tête en friche’ et ’Bon rétablissement’, tous deux adaptés au cinéma par Jean Becker, Marie-Sabine Roger revient avec un roman plein d’humanité, aux personnages émouvants, croqués avec humour et justesse. Une belle réflexion sur le sens de la vie !

« Juste une fois » d’Alexandre Jardin

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

A trois heures de son mariage new-yorkais, César dévisage la sœur cadette de celle qu’il s’apprête à épouser et comprend que c’est elle, la femme de sa vie.
« Puisque notre histoire n’est pas possible, j’aimerais que nous nous aimions... juste une fois dans notre vie, lui propose-t-il. Pour n’avoir aucun regret. Choisis le moment Hannah. Et je ferai comme si je n’avais rien dit. J’attendrai. »
Quinze ans plus tard, ils se retrouvent au bord d’un lac québécois, à trois semaines du mariage d’Hannah. Sera-t-elle fidèle à sa parole ou à ses souvenirs ?
Veuf, César est guéri de tout romantisme. Revenue de ses rêveries, Hannah a renoncé au sentimentalisme. Peut-on croire encore à la passion quand on a cessé d’y croire ?

« Les mots qu’on ne me dit pas » de Véronique Poulain

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

« “ Salut, bande d’en***** ! ”
C’est comme ça que je salue mes parents quand je rentre à la maison.
Mes copains me croient jamais quand je leur dis qu’ils sont sourds.
Je vais leur prouver que je dis vrai.
“ Salut, bande d’en***** ! ” Et ma mère vient m’embrasser tendrement. »

Sans tabou, avec un humour corrosif, elle raconte.
Son père, sourd-muet.
Sa mère, sourde-muette.
L’oncle Guy, sourd lui aussi, comme un pot.
Le quotidien.
Les sorties.
Les vacances.
Le sexe.
D’un écartèlement entre deux mondes, elle fait une richesse. De ce qui aurait pu être un drame, une comédie.
D’une famille différente, un livre pas comme les autres.

« Le grand labeur » de Jean-Pierre Cannet

  • Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac
  • Livre également présenté à la Librairie L’autre Monde le vendredi 19 septembre 2014

’Chez Cannet, les aveugles voient pour sauver les vivants de ce monde, on ’radote avec ses vieux seins’, on est baptisé par le bleu du ciel, les enfants se sauvent de l’enfer des hommes ’dans l’intime du bœuf et bien après sa mort’. Et quand la chaleur se fait arachnéenne, ’Dieu a soif’, tout simplement. L’auteur, s’il saisit l’homme au cœur de ses tourments, nous le montre défiant à mains nues ce qui peut-être l’écrase, jamais ne l’avilit.’ Anne-Marie Le Goff, extrait de la préface

« Bain de lune » de Yanick Lahens

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Après trois jours de tempête, un pêcheur découvre, échouée sur la grève, une jeune fille qui semble avoir réchappé à une grande violence. La voix de la naufragée s’élève, qui en appelle à tous les dieux du vaudou et à ses ancêtres, pour tenter de comprendre comment et pourquoi elle s’est retrouvée là. Cette voix expirante viendra scander l’ample roman familial que déploie Yanick Lahens, convoquant les trois générations qui ont précédé la jeune femme afin d’élucider le double mystère de son agression et de son identité.
Les Lafleur ont toujours vécu à Anse Bleue, un village d’Haïti où la terre et les eaux se confondent. Entre eux et les Mésidor, devenus les seigneurs des lieux, les liens sont anciens, et le ressentiment aussi. Il date du temps où les Mésidor ont fait main basse sur toutes les bonnes terres de la région.
Quand, au marché, Tertulien Mésidor s’arrête comme foudroyé devant l’étal d’Olmène (une Lafleur), l’attirance est réciproque. L’histoire de ces deux-là va s’écrire à rebours des idées reçues sur les femmes soumises et les hommes prédateurs.
Mais, dans cette île également balayée par les ouragans politiques, des rumeurs de terreur et de mort ne tardent pas à s’élever. Un voile sombre s’abat pour longtemps sur Anse Bleue.

Pour dire le monde nouveau, celui des fratries déchirées, des déprédations, de l’opportunisme politique, Yanick Lahens s’en remet au chœur immémorial des paysans : eux ne sont pas dupes, qui se fient aux seules puissances souterraines.
Leurs mots puissants, magiques, donnent à ce roman magistral une violente beauté.

« Les suprêmes » d’Edouard Kelsey Moore

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Elles se sont rencontrées dans les années 1960 et ne se sont plus jamais quittées : tout le monde les appelle ’les Suprêmes’, en hommage au célèbre groupe des années 1970.

Complices dans le bonheur comme dans l’adversité, ces trois irrésistibles ’quinquas’ afro-américaines aussi puissantes que fragiles ont fait d’un des restaurants de leur petite ville de l’Indiana.

Longtemps marquée par la ségrégation leur quartier général où, tous les dimanches, entre commérages et confidences, rire et larmes, elles élaborent leurs stratégies de survie et se gavent de poulet frit. Rendez-vous avec vos futures meilleures amies.

« La fractale des raviolis » de Pierre Raufast

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Il était une fois une épouse bien décidée à empoisonner son mari volage avec des raviolis. Mais, alors que s’approche l’instant fatal, un souvenir interrompt le cours de l’action. Une nouvelle intrigue commence aussitôt et il en sera ainsi tout au long de ces récits gigognes.

Tout ébaubi de voir tant de pays, on découvre les aventures extraordinaires d’un jeune garçon solitaire qui, parce qu’il voyait les infrarouges, fut recruté par le gouvernement ; les inventions stratégiques d’un gardien de moutons capable de gagner la guerre d’Irak ; les canailleries d’un détrousseur pendant l’épidémie de la peste à Marseille en 1720 ou encore la méthode mise au point par un adolescent sociopathe pour exterminer le fléau des rats-taupes.

Véritable pochette surprise, ce premier roman ajoute à la géométrie rigoureusement scientifique, la collision jubilatoire du probable et de l’improbable.

« Joseph » de Marie-Hélène Lafon

Joseph est ouvrier agricole, dans une ferme du Cantal. Il a bientôt soixante ans. Il connaît les fermes de son pays, et leurs histoires. Il est doux, silencieux. Il a aimé Sylvie, un été, il avait trente ans. Elle n’était pas d’ici et avait beaucoup souffert, avec et par les hommes. Elle pensait se consoler avec lui, mais Joseph a payé pour tous. Sylvie est partie au milieu de l’hiver avec un autre. Joseph s’est alors mis à boire, comme on tombe dans un trou.
Joseph a un frère, marié, plus beau et entreprenant, qui est allé faire sa vie ailleurs et qui, à la mort du père, a emmené la mère vivre dans sa maison. Joseph reste seul et finira seul. Il est un témoin, un voyeur de la vie des autres.
Joseph est le nouvel opus de Marie-Hélène Lafon.

« La chute des princes » de Robert Goolrick

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

New York, années 1980. Robert Goolrick nous invite au bal des vanités, où une bande de jeunes hommes vont vendre leur âme au dollar et se consumer dans une ronde effrénée, sublime et macabre. Ils ont signé pour le frisson, une place sur le manège le plus enivrant que la vie ait à leur offrir.
Et ces princes vont jouer toute la partie : les fêtes, les drogues, l’alcool, les corps parfaits des deux sexes, les pique-niques dans la vaisselle de luxe, les costumes sur mesure taillés par des Anglais dans des tissus italiens, les Cadillac, le sexe encore et toujours, les suites à Las Vegas, des morts que l’on laisse en chemin mais pour lesquels il n’est pas besoin de s’attarder parce qu’on va les retrouver vite. Vite, toujours plus vite, c’est la seule règle de ce jeu. Aller suffisamment vite pour ne pas se laisser rattraper. Parce que les princes sont poursuivis par de terrifiants monstres : le sida, les overdoses, le regard chargé de honte de leurs parents, le dégoût croissant de soi-même, un amour s’excusant de n’avoir sauvé personne.

Voici les livres présentés ce jour qui ne sont pas encore disponibles à la Bibliothèque :

« Le réveil du cœur » de François d’Epenoux

Quand le Vieux accepte d’assurer la garde de son petit-fils Malo durant tout le mois d’août, ce n’est pas de gaieté de cœur. Il faut dire qu’entre le misanthrope solitaire et l’enfant de six ans, il n’y a pas seulement un fossé de sept décennies, il y a un gouffre, des siècles, un univers entier.
Et pourtant... magie d’un lieu hors du temps, atavisme croisé, miroir des cœurs ? Ces deux-là vont s’apprivoiser, mais aussi se reconnaître l’un dans l’autre, dans une tendresse réciproque et un caractère affirmé qui fait fi des années.
Grinçant, voire drôlement caustique quand il se place du point de vue du Vieux, émouvant et touchant quand il est vécu à hauteur d’enfant, ce roman aborde moins le conflit des générations que celui des époques : à quelle aune juger le monde où nous vivons ? Celle de l’histoire ou celle de notre histoire ?

« Un amour à l’aube : Amedeo Modigliani – Anna Akhmatova » d’Élisabeth Bariller

Tout commence dans une salle de vente parisienne avec une tête en pierre signée Modigliani : Élisabeth Barillé croit y reconnaitre le singulier visage de la poétesse russe Anna Akhmatova. Non sans raison. Quelques mois auparavant, en effet, au musée Akhmatova de Saint-Pétersbourg, un dessin de Modigliani avait arrêté en elle cette énigme : « Ces mèches folâtrant sur l’exquise distorsion de la nuque, légères et folles, comme au front d’une enfant, ce détail adorable, est-ce l’amitié ? Est-ce l’amour ? » Commence alors l’enquête. Au fil des indices récoltés avec patience – lettres, poèmes, journaux intimes, photographies, dessins, – l’auteur retrace peu à peu leur rencontre, en 1910. Anna est une jeune mariée ; Amedeo un homme libre. Deux jeunes êtres, dévorés par la passion de l’art, dans le Paris des grandes crues.

Élisabeth Barillé nous offre la résurrection de deux figures à l’aube de leur destin, deux créateurs en pleine quête, s’aimant dans un français malhabile, et naviguant entre deux pays, deux milieux, le Montparnasse des débuts du cubisme et les dandys poètes de « La Tour » d’Ivanov, à Saint-Pétersbourg. Un amour à l’aube est une révélation : quelques jours de passion, presque irréels, enfin rendus à nos mémoires.

« Les Aventures extraordinaires de Gaye Bordas » de Bruno Poissonnier

Livre également présenté à la Librairie L’Autre Monde, le vendredi 17 octobre 2014

Sur son lit de mort, Gaye-Bordas doit l’admettre : s’il fut l’unique artisan de sa grande fortune, il est aussi le responsable de sa propre défaite. Mais cet homme hors du commun, dévoré par la soif de revanche, avait trop à démontrer.
Enfant de piètre condition, non enregistré à l’état civil, le jeune Gaye-Bordas, épris de liberté et de reconnaissance, s’exilera pour devenir colporteur arnaqueur, puis vendeur de parapluies et enfin marchand de vins, commerce qui le rendra extrêmement riche, avant de revenir au pays en conquérant et d’acheter la moitié de la ville. Mais ses aventures ne font que commencer..

Maçon, apiculteur puis batelier, Bruno Poissonnier est aujourd’hui romancier. Comme nombre d’écrivains, il a participé à des résidences d’auteur, où il a pris goût à la conduite d’ateliers d’écriture qu’il anime dans des maisons de retraite ou des centres de détention. Auteur touche-à-tout - roman, nouvelle, conte, récit fantastique -, il a notamment publié aux éditions Métailié des courts romans liés à la batellerie, Le Dernier Voyage et La Remorque.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document