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C’était samedi 21 mars 2015 : le « Petit déjeuner de la Bibliothèque » ayant pour thème le Printemps des Poètes.

Publié par Chocomousse

Le lundi 23 mars 2015

Mis à jour le 26 janvier 2017

Prochain rendez-vous samedi 18 avril 2015 autour de la littérature espagnole.

Voici les livres présentés ce jour, disponibles à la Bibliothèque :

 « Fortunes » de Robert Desnos

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Relativement silencieux depuis 1930, Desnos rassemble avec ce recueil les œuvres écrites de 1930 à 1937, ce qui explique la diversité du recueil. Excepté les deux parties « Les sans cou » et « Les portes battantes », les six autres sections sont constituées chacune d’un seul long poème en vers.

« Jacques Prévert » de Jacques Prévert

Mise en couleurs par Gabriel Lefebvre.

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Jacques Prévert relu et illustré par des dessins inédits de Gabriel Lefebvre dont le talent s’associe aux textes pour former ce beau livre haut en couleur traversé par des accents de fraîcheur, d’émotion et parfois de cynisme. Une sélection de 85 textes porteurs des grandes thématiques du poète compose cet album : l’amour, l’enfance, les fables animalières, les satires sociales ou familiales ou encore ces tranches de vie qui nous transportent du rire au désespoir, des larmes à la joie de vivre à Paris, à Londres ou au cœur des saisons qui passent...

« L’insurrection poétique Manifeste pour vivre ici »

Sous la responsabilité de Christian Poslaniec ; sous la responsabilité de et préfacé par Bruno Doucey.

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac


L’insurrection poétique… L’anthologie que nous publions pour la 17ème édition du Printemps des Poètes se veut un manifeste : « manifeste pour vivre ici », selon l’expression d’Éluard, manifeste en faveur d’une vie intense et insoumise, celle que réclament les poètes, ces voleurs de feu. Vingt-deux sections incisives, dont les titres se présentent comme des affiches, composent ce livre. Parmi elles : Au croc la phynance, Avant j’avais un métier, Cap espérance, Contre la bête immonde, Contre les fous de dieu, Dénoncer l’apartheid, Dis ce que vouldras, Homos je vous aime, La haine je la jette. Sans oublier : Liberté, j’écris ton nom et Sexisme, injustice ! Une insurrection permanente de la conscience contre tout ce qui simplifie, limite et décourage. Le cri de cent-dix poètes, français ou étrangers, adeptes d’une parole levée, qui n’a jamais vraiment renoncé à changer la vie.

« Je rêve le mode assis sur une vieux crocodile »

Conçu par Alain Serres ; illustré par Aurélia Fronty.

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Au coin des pages de cette nouvelle anthologie, on retrouve un enfant perché sur un crocodile, qui nous interpelle sur ce qu’il voit tout autour de la planète. Des poètes d’aujourd’hui lui répondent, s’insurgent, protestent et nous dessinent de belles manières de vivre ensemble.

Pour tous, à partir de 8 ans.

« Petit Musée Portatif » d’Abdellatif Laâbi

Livre consultable sur place à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Le Petit musée portatif d’Abdellatif Laâbi est un livre magnifique, construit comme le catalogue d’une exposition qui comprendrait à la fois des objets, des tableaux, des photos et des mots. A chaque page, images et poèmes sont mis en regard. Les poèmes décrivent et prennent pour prétexte des objets – que les aquarelles d’Abdallah Sadouk (reproduites en noir et blanc) représentent –, et des œuvres de peintres contemporains (à l’exception du Jardin des délices de Bosch).

Trouvant, au centre de ce musée, les portraits de la mère et du père, le visiteur est invité à accomplir ce parcours comme une autobiographie poétique, dans laquelle les choses et les signes forment autant de jalons dans le temps d’une vie et dans l’espace dessiné par l’exil. Recueil de poèmes donc, mais aussi album de photos de famille, galerie privée, mémento, florilège. Mais, de l’hétérogénéité du fonds, ce qui ressort c’est l’unité des thèmes, le jeu des correspondances, des séries, des parallélismes, des rappels, des motifs : bref, la cohérence d’un univers. A petites touches, Laâbi énonce un art poétique qui a trait à l’oubli et à la mémoire et au rapport entre les images et les textes.

« Corps et biens » de Robert Desnos

Livre disponible au prêt à la Bibliothèque Gaston Chaissac

Compagnon de route et enfant chéri du surréalisme à ses débuts, Robert Desnos en illustra l’âge d’or, entre 1922 et 1930 - période à peu près couverte par ’Corps et Biens’. Archétype du poète prodige, le provocateur fougueux, l’amant passionné, le fantôme qui trouva la mort au camp de Trevezin en 1945 ou le tout jeune homme inspiré qui dictait des poèmes entiers durant son sommeil nous ouvre les portes d’un monde merveilleux : l’enfance d’un langage où tout est à réinventer, non seulement les mots, mais les rythmes et les images. Ces images, claquant comme des oriflammes, avec leurs automatismes savamment maîtrisés, font vibrer le vers, le tendent comme une corde qui chante au souffle d’une tempête continuelle. Car la voix de Desnos est avant tout un chant : classique ou moderne, nourrie de stridences et d’éclairs, jamais elle ne se départit d’un lyrisme omniprésent qui semble trouver ses échos dans les ténèbres d’une nuit ensoleillée, au plus profond de nos rêves.

Les résumés des livres sont issus du site http://www.babelio.com