Valleeducousin.fr

Journal > Environnement >

C’était samedi 10 juin 2017 : la Librairie L ’Autre Monde recevait Elise Thiébaut pour son livre « Ceci est mon sang »

Petite histoire des règles, de celles qui les ont et de ceux qui les font

Publié par Chocomousse

Le jeudi 15 juin 2017

Mis à jour le 14 juillet 2017

Une soirée très drôle et très instructive... autour d’un livre qui présente notamment les dangers, pour la santé et l’environnement, des protections jetables. Chaque année, plus de 45 milliards de serviettes hygiéniques qui sont jetées dans le monde ! Cet article présente également des liens vers de nombreuses alternatives.

Élise Thiébaut aborde sur un ton drôlatique mais néanmoins très sérieux la question des règles à travers son dernier ouvrage, Ceci est mon sang (Petite histoire des règles, de celles qui les ont et de ceux qui les font) aux éditions de La Découverte.

Vous savez ce tabou qu’on se refile depuis l’Antiquité ! Or ces règles sont pourtant synonyme de fécondité et donc de perpétuation de la vie humaine... Pourquoi ce tabou ? Où en est-on aujourd’hui ?

Dans ce livre foisonnant et bourré d’hémoglobine, on découvrira que si les hommes avaient leurs règles, les douleurs menstruelles ne seraient plus qu’un lointain souvenir !

Parce que parler des règles, c’est aussi parler de notre société et de son machisme dissimulé, nous vous promettons une soirée haute en couleurs ! pour les hommes et les femmes car finalement, tout le monde est concerné.

Avoir ses « ourses », ses « ragnagnas », ses « coquelicots » ou « l’Armée rouge dans sa culotte »… : quelle que soit la façon dont on l’appelle, ce phénomène naturel qui consiste, pour les femmes, à perdre un peu de sang tous les mois (sans en mourir !) reste un tabou dans toutes les sociétés.

Pour en finir avec cette injustice, Élise Thiébaut nous propose d’explorer les dessous des règles de manière à la fois documentée, pédagogique et pleine d’humour : à partir de son histoire personnelle, elle nous fait découvrir les secrets de l’ovocyte kamikaze et de la mayonnaise, l’histoire étonnante des protections périodiques (ainsi que leurs dangers ou plaisirs), les usages étranges que les religions ont parfois fait du sang menstruel…

Et bien d’autres choses encore sur ce fluide, qui, selon les dernières avancées de la science, pourrait bien être un élixir de jouvence ou d’immortalité.

Alors, l’heure est-elle venue de changer les règles ? La révolution menstruelle, en tout cas, est en marche. Et ce sera probablement la première au monde à être à la fois sanglante et pacifique.

Source : www.babelio.com/livres/Thiebaut-Ceci-est-mon-sang/904980

Stop aux protections jetables !!!

Un extrait du livre p. 115 nous interpelle :

« En août 2015 [... une étude indépendante] révèle la présence de vingt à trente composants chimiques différents dans les spécimens analysés [six références de tampons des marques Nett, Tampax et Casino], dont on ne trouve aucune mention sur les emballages. Car, rappelons-le, les produits d’hygiène corporelle ne sont pas soumis à la même législation que celle qui s’applique pour les cosmétiques destinés à entrer en contact direct avec la peau - alors même que les capacités d’absorption des muqueuses sont largement supérieures à celles de la peau - et à y demeurer plus de huit heures. La seule législation dont ils dépendent est celle relative à la fabrication du papier, si bien qu’ils ne sont contrôlés par aucune autorité sanitaire. »

En plus des composants chimiques qui se trouvent dans les serviettes périodiques et tampons, ce business est très polluant :

« En moyenne, une femme utilise au cours de sa vie 10 000 à 15 000 produits menstruels (serviettes, tampons, applicateurs, emballages individuels). La France comptait en 2005, 16 millions de femmes âgées de 13 à 50 ans, consommatrices potentielles, qui utilisaient 290 protections par an, selon Group’Hygiène, l’organisme professionnel français des produits à usage unique pour l’hygiène, la santé et l’essuyage.

Ce sont chaque année, plus de 45 milliards de serviettes hygiéniques qui sont jetées dans le monde.

Il faut 500 ans à ces produits hygiéniques pour se dégrader, c’est-à-dire autant qu’une bouteille en plastique. Ce qui fait de l’industrie des protections hygiéniques l’une des plus polluantes au monde, selon Greenpeace. »

Source : www.planetoscope.com/hygiene-beaute/1598-consommation-mondiale-de-serviettes-hygieniques.html

Un autre article intéressant à ce sujet : Pourquoi bannir les protections hygiéniques jetables ?

Quelques alternatives aux protections périodiques jetables

La coupe menstruelle

Les serviettes intimes lavables et réutilisables en tissus

Si vous souhaitez vous équiper de serviettes écologiques lavables et fabriquées en France, voici quelques bonnes adresses de boutiques en lignes :

Le flux instinctif


Voir en ligne : Son blog : blogs.mediapart.fr/elise-thiebaut/blog