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Législatives Yonne - Jean-Yves Caullet (REM)

Réponses du candidat de la République en Marche à une partie de nos 12 questions

Le jeudi 1er juin 2017

Mis à jour le 22 juin 2017

Voici les réponses de Monsieur Jean-Yves Caullet, Maire d’Avallon, Député sortant de la 2e circonscription, Président du Conseil d’administration de l’ONF et candidat pour la République en marche, qui n’a pas souhaité s’exprimer au sujet du TAFTA/CETA.

Vous pouvez :

  • télécharger la lettre en PDF envoyée par Monsieur Jean-Yves Caullet :
    Lettre de Monsieur Caullet en réponse aux questions de valleeducousin.fr
    Document n°3054
    Lettre de Monsieur Caullet en réponse aux questions de valleeducousin.fr
  • ou consulter ci-après la copie de ses réponses sous chacune de nos questions.

Réponse aux 12 questions de valleeducousin.fr

Monsieur, vous avez souhaité interpeler les 16 candidats aux législatives de la 2ème circonscription de l’Yonne à travers 12 questions. Ma façon d’y répondre ne vous conviendra peut-être pas mais le dialogue citoyen mérite de ne pas être contraint dans ce type d’exercice. Par ailleurs, si les thématiques proposées sont générales, les questions infra ne relèvent pas toujours du travail du législateur.

1. DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Les petites villes et campagnes ne disposent pas d’instances citoyennes comme dans les grandes villes. En revanche, Ungersheim, Loos-en-Gohelle, Eybens, Saillans, sont en pointe sur ces sujets et ont créé un cadre démocratique pariant sur la coopération entre tous. Que proposeriez-vous de nouveau pour libérer l’expression et l’initiative citoyenne sur nos territoires ?

La démocratie participative occupe de plus en plus la place qu’elle mérite dans notre société. C’est une très bonne chose mais restons vigilants sur la tentation toujours facile de la pétition en ligne et les récupérations des lobbies de toute nature dont les objectifs ne sont pas toujours louables. Le niveau local est certainement le bon car les initiatives locales sont facilement connues et reconnues. Comme je l’ai fait lors de la dernière législature, je veillerai à ce que le débat public soit inscrit dans les lois lorsque cela est indispensable.

2. TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Quelle est votre position sur l’avenir du nucléaire, le développement des énergies renouvelables dans l’Yonne et en France, et l’évolution de la dépense énergétique d’ici à 2025 ? Quelles nouvelles mesures faudrait-il instaurer selon vous pour lutter contre la précarité énergétique grandissante ?

La transition énergétique et écologique est une nécessité. J’ai été très impliqué dans la loi de transition énergétique du dernier quinquennat, il faut qu’elle soit appliquée dans toutes ses composantes.

En matière de précarité énergétique, la région Bourgogne-Franche-Comté est également très impliquée.

3. ALIMENTATION ET AGRICULTURE

Que pensez-vous des projets d’« Autonomie alimentaire » menés par la ville d’Ungersheim ? Plus concrètement, si des villes sont parvenues au 100% bio dans les cantines scolaires et collectives, quelles sont vos propositions pour améliorer sensiblement le contenu de l’assiette de nos enfants, et au passage la production locale ?

Nos modèles agricoles arrivent à un stade où il est indispensable qu’ils soient ré-interrogés. Plus vertueux vis à vis de l’environnement, moins consommateurs d’eau et d’intrants de toute nature. L’agroécologie va dans ce bon sens et la Bio en est la forme la plus aboutie.

Retrouver des productions permettant la mise en place de circuits courts, favoriser les circuits courts dans le commerce et la restauration collective doivent continuer à être encouragés. Les collectivités locales sont impliquées dans ces objectifs. Les initiatives citoyennes ont toute leur place.

Si l’agriculture de nos territoires ruraux doit savoir se modifier, elle est aussi une activité économique d’importance et ce serait une erreur que de vouloir opposer nos agricultures. La France est un grand pays agricole et agroalimentaire et demain, certainement de produits biosourcés ce qui contribue à sa puissance stratégique.

4. SANTÉ

Nos territoires sont parmi les principaux déserts médicaux de France. Nous savons que la mise en place de Maisons de santé et des internes ne sera pas suffisante pour attirer et conserver des praticiens. Quelles actions de fond et de long terme, quelles politiques d’attractivité pensez-vous qu’il faille désormais mener pour renforcer l’offre de santé sur le territoire ?

La santé semble aujourd’hui réduite au remplacement des médecins partant à la retraite ! L’alimentation, la prévention sont des sujets importants dont parle peu or, ils sont essentiels et on peut en parler dès le plus jeune âge et à tous les stades de la vie et cela ne concerne pas forcément les médecins. Plus l’activité globale de nos territoires sera dynamique et plus ils seront attractifs pour toutes les compétences, y compris pour les médecins !

Le projet de La République en Marche prévoit d’étendre le numerus clausus en conditionnant l’ouverture à l’orientation des installations.

5. DÉCHETS

Avez-vous entendu parler du « Zéro déchet » ? Quelles sont vos propositions pour améliorer la sensibilisation des habitants et entreprises au recyclage et réemploi des déchets, mais aussi pour les réduire à la source, notamment dans la grande distribution ?

En matière de gestion des déchets et d’économie circulaire, nous avons des progrès à faire mais les dispositifs sont là, ils permettent les initiatives. La région Bourgogne-Franche-Comté a pour ambition de devenir un territoire « zéro déchet ». Des initiatives locales citoyennes peuvent être initiées également. L’économie circulaire est aussi industrielle comme Pneu Laurent à Avallon !

6. EAU

Dans nombre de villes et villages, le prix de l’eau est très élevé. Pensez-vous que le développement des régies publiques d’assainissement et de traitement pourrait permettre de faire évoluer cette question ? Quelles mesures envisager pour réduire la consommation et la facture d’eau sur nos territoires en tout état de cause ?

Aucune réponse de Monsieur Caullet à ce sujet.

7. TRANSPORT ET MOBILITÉ

Les citoyen∙e∙s constatent un affaiblissement des offres de transport TER. Si la compétence transport relève de la région, quel doit être le rôle des députés de circonscription, pour permettre aux citoyens d’accéder aux informations, et de connaître les perspectives réelles des offres de transport régionaux ? Par ailleurs, quelles doivent être les mesures à envisager pour lutter contre l’exclusion des personnes sans moyens de motorisation dans les villes et campagnes ?

En matière de mobilité, il nous faut revoir notre schéma du tout voiture, inciter le covoiturage et les transports en commun. Attention à la défense systématique du train, nos petites lignes TER ont un bilan énergétique déplorable (un train est fait pour transporter vite et loin un grand nombre de personnes et un TER consomme environ 40l/100km même à vide). De plus se pose la question de l’accès à la gare ; La région Bourgogne-Franche-Comté avance sur la question de la mobilité et les EPCI sont également engagées dans une recherche de mobilités douces plus vertueuses pour notre environnement.

8. EXPLOITATION DE LA FORET ET FILIÈRE BOIS

L’Yonne est un département où la forêt occupe une place importante. Valleeducousin.fr s’est penchée sérieusement sur les méga-projets de type ERSCIA, auquel celui de Tonnerre ressemble fort. D’un autre côté, nous avons salué la reprise d’une scierie de taille modeste, qui fait ses preuves depuis trois générations. Quelle est votre position sur l’exploitation de la forêt dans l’Yonne en général et sur le projet de centrale biomasse du Tonnerrois en particulier ?

Le rôle de la forêt dans le changement climatique est essentiel, nous devons veiller à sa bonne santé, à son renouvellement, à sa gestion multifonctionnelle durable. Le bois est une ressource extraordinaire : bois matériau pour la construction, les meubles, …qui stocke le carbone, bois énergie de première intention l(e moins possible) mais issu du recyclage. La forêt et travail du bois sont des activités économiques, une source d’emplois majeures pour nos territoires. C’est aussi un attrait touristique, nous devons savoir concilier tous ces aspects en complémentarité. La forêt d’aujourd’hui est menacée au terme du siècle par le changement climatique. Il faudra beaucoup de travail pour l’aider à continuer à nous aider !

9. ÉDUCATION

L’Yonne est l’un des départements les plus touchés par l’échec scolaire, le décrochage, l’orientation sans choix des élèves, la reproduction des inégalités. Si l’Education Nationale n’est plus en mesure de relever tous ces défis, selon vous, quels doivent être les nouveaux rôles des maires, départements, communautés de communes, pour venir en renfort de l’Education Nationale sur nos territoires ?

Réponse commune de Monsieur Caullet aux questions 9 et 10 :
Les députés votent le budget de l’Etat. L’éducation et la culture méritent d’être attentif aux ressources qui leur sont allouées mais là encore, ne nous trompons pas d’élections !

10. CULTURE

Quelles sont vos propositions pour soutenir les actions menées par des associations culturelles compétentes sur les territoires ruraux et pour éviter que tous les moyens soient aspirés par les grosses structures dans les zones urbaines ? Comment imaginez-vous soutenir des initiatives innovatrices qui permettraient de revivifier ces territoires et d’éviter le repli identitaire ?

Réponse commune de Monsieur Caullet aux questions 9 et 10 :
Les députés votent le budget de l’Etat. L’éducation et la culture méritent d’être attentif aux ressources qui leur sont allouées mais là encore, ne nous trompons pas d’élections !

11. TAFTA - CETA

Quelle est votre position vis-à-vis de ces grands traités commerciaux qui menacent la souveraineté des peuples ? Si vous étiez élu∙e, accepteriez-vous d’être symboliquement un∙e député∙e « Hors TAFTA/CETA » ?

Aucune réponse de Monsieur Caullet à ce sujet. Vous comprendrez pourquoi en lisant cet article.

12. CUMUL DES MANDATS ET INDEMNITÉS DES ÉLU∙E∙S

Quelle est votre position au sujet du cumul des mandats ? Pensez-vous par ailleurs qu’il soit nécessaire de repenser les conditions d’indemnisation des centaines de milliers d’élu∙e∙s de la République, afin de lutter contre la précarisation de la fonction, les conflits d’intérêt, et la sur-représentation des fonctionnaires, retraités, et citoyens les plus favorisés, parmi cette population ?

La moralisation de la vie publique est un engagement fort de notre Président de la République, ce sera l’occasion, je l’espère, de préciser ce que doit être un statut de l’élu, quel que soit le mandat.