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Législatives Yonne - François Meyroune (PCF)

Page du candidat du Parti communiste français + Réponses à nos 12 questions

Le jeudi 1er juin 2017

Mis à jour le 22 juin 2017

Page de candidature de François Meyroune, comportant ses réponses à nos 12 questions.

Réponses aux 12 questions de valleeducousin.fr

1. DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Les petites villes et campagnes ne disposent pas d’instances citoyennes comme dans les grandes villes. En revanche, Ungersheim, Loos-en-Gohelle, Eybens, Saillans, sont en pointe sur ces sujets et ont créé un cadre démocratique pariant sur la coopération entre tous. Que proposeriez-vous de nouveau pour libérer l’expression et l’initiative citoyenne sur nos territoires ?

Pour moi, la crise de la politique, c’est d’abord la crise de la démocratie représentative qui ne répond plus aux besoins d’une citoyenneté de notre temps. La démocratie participative doit devenir le mode de gestion moderne de la cité.

En ce sens, j’exercerai mon mandat dans cette orientation. Placé sous le contrôle permanent des habitants, je rendrai compte régulièrement de mon activité de parlementaire. Au moyen d’un comité participatif largement ouvert, les citoyens de la circonscription pourront donner leur avis sur le travail parlementaire et contribuer à l’élaboration des propositions de lois que je défendrai en leur nom.

A quelques exceptions près la démocratie participative est en panne. Bien souvent, même le terme « participative » est remplacé par l’expression « de proximité ». La loi NOTRe a accentué l’éloignement des citoyens des centres de décisions que sont les structures intercommunales ou la Région.

Ce sont des comités citoyens dans les communes et des représentants de ces comités dans les intercommunalités qui doivent être constitués sur les territoires avec des prérogatives bien définies ; notamment possibilité d’expression au cours des conseils municipaux et communautaires avant les votes par les élus sur des questions relevant de l’organisation de la cité. D’autre part pour ce qui est des budgets les comités doivent pouvoir intervenir sur cette question cruciale avant tout vote des élus.

A Migennes, lorsque j’étais maire, nous avions institué des assemblées de quartiers avant chaque débat d’orientations budgétaires pour permettre aux citoyens de donner leurs avis et de faire des propositions.

J’ajoute, et c’est une priorité, la démocratie doit rentrer dans l’entreprise Des droits nouveaux d’intervention dans les gestions doivent être octroyés aux salariés et à leurs organisations syndicales, comme le droit de véto sur les projets de licenciements, mais aussi l’obligation d’examiner les propositions des organisations syndicales représentatives pour développer l’entreprise.

Même démarche en ce qui concerne les services publics qui doivent être mis sous contrôle des agents, mais aussi des collectifs d’usagers.

2. TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Quelle est votre position sur l’avenir du nucléaire, le développement des énergies renouvelables dans l’Yonne et en France, et l’évolution de la dépense énergétique d’ici à 2025 ? Quelles nouvelles mesures faudrait-il instaurer selon vous pour lutter contre la précarité énergétique grandissante ?

Notre mode de développement épuise notre planète. Le productivisme et le capitalisme doivent laisser la place à une société de la sobriété, une société de l’égalité et du partage. Ce qui suppose de changer nos modes de production, d’échange et de consommation, la mise en place de la "règle verte". Dans le domaine de l’énergie, le scénario Négawatt répond à ces exigences.

La transition énergétique doit être accélérée dès maintenant. Avec la question sociale, ce sont là deux exigences absolues pour éviter les catastrophes environnementales et sanitaires.

En finir avec l’habitat insalubre, développer un immense programme de construction d’un habitat social de haute qualité environnementale.
Sortir très vite du diesel responsable de 38000 morts prématurées chaque année.

Développer et mettre en place les énergies renouvelables, soutenir les recherches, hydraulien sous marin, moteurs électriques, hydrogène...etc...
Pour le nucléaire et la sortie progressive de ce type d’énergie sa sortie doit être accompagnée d’une double préoccupation. 1 / veiller à conserver l’indépendance énergétique du pays pour n’avoir à dépendre que le plus faiblement possible de l’étranger et des menaces que cela ferait peser sur notre politique internationale. 2/ Maintenir une politique de tarifs les plus bas possibles pour les populations les plus fragiles et pour les petites entreprises dans l’intérêt de l’activité économique.

Les communistes demandent un grand service public national de l’énergie et de l’eau géré démocratiquement au plan national comme au plan local avec contrôle des salariés et des représentants d’associations indépendantes, des collectivités locales.

Contre la précarité énergétique et l’accès à l’eau, mise en place de la gratuité sur les premiers mètres cube et kw/h.

3. ALIMENTATION ET AGRICULTURE

Que pensez-vous des projets d’« Autonomie alimentaire » menés par la ville d’Ungersheim ? Plus concrètement, si des villes sont parvenues au 100% bio dans les cantines scolaires et collectives, quelles sont vos propositions pour améliorer sensiblement le contenu de l’assiette de nos enfants, et au passage la production locale ?

Depuis 2008, les communistes demandent à Auxerre la gestion en régie des cantines scolaires et le développement des produits bio dans les menus, en partenariat avec les producteurs locaux pour une meilleure qualité alimentaire.

La baisse constatée de l’utilisation des produits phytosanitaires est largement insuffisante, notamment dans la viticulture et chez les grands céréaliers. Il faut développer une agriculture paysanne de proximité, en lien avec le développement des circuits courts.

Il faut se donner les moyens du contrôle des prix de la terre agricole et des crédits accordés aux jeunes qui veulent s’installer.

C’est pourquoi je demande aussi la création d’un pôle public bancaire national et régional avec nationalisation de deux banques françaises (société générale et BNP) et retour pour une banque comme le Crédit Agricole à un véritable esprit mutualiste depuis longtemps disparu au bénéfice de pratiques purement capitalistes.

4. SANTÉ

Nos territoires sont parmi les principaux déserts médicaux de France. Nous savons que la mise en place de Maisons de santé et des internes ne sera pas suffisante pour attirer et conserver des praticiens. Quelles actions de fond et de long terme, quelles politiques d’attractivité pensez-vous qu’il faille désormais mener pour renforcer l’offre de santé sur le territoire ?

Notre système de santé repose sur deux piliers essentiels aujourd’hui menacés. Son service public et la Sécurité sociale. Leur défense sera ma priorité.

Cela suppose notamment l’arrêt des fermetures d’établissements publics et hôpitaux de proximité, des suppressions de services ou de lits. Et cela suppose de redonner à la Sécurité sociale la capacité de prendre en charge à 100 % l’ensemble des dépenses de santé et de prévention.
Je préconise, depuis de nombreuses années déjà, la mise en place de Centres de Santé Publics avec des équipes médicales pluridisciplinaires pour partie composées de salariés par les collectivités avec remboursement par la sécurité sociale.

Avec le docteur Cohen, président national du syndicat des médecins salariés, nous avons organisé deux conférences sur ce thème au cours des trois dernières années. Aucun de ceux qui parlent beaucoup de la désertification médicale n’a répondu présent à ces conférence, y compris la presse locale. Cette piste est à développer et nous continuerons à le faire. Bienvenus à ceux que le sujet intéresse.

5. DÉCHETS

Avez-vous entendu parler du "Zéro déchet" ? Quelles sont vos propositions pour améliorer la sensibilisation des habitants et entreprises au recyclage et réemploi des déchets, mais aussi pour les réduire à la source, notamment dans la grande distribution ?

Notre système de santé repose sur deux piliers essentiels aujourd’hui menacés. Son service public et la Sécurité sociale. Leur défense sera ma priorité.

Cela suppose notamment l’arrêt des fermetures d’établissements publics et hôpitaux de proximité, des suppressions de services ou de lits. Et cela suppose de redonner à la Sécurité sociale la capacité de prendre en charge à 100 % l’ensemble des dépenses de santé et de prévention.

Je préconise, depuis de nombreuses années déjà, la mise en place de Centres de Santé Publics avec des équipes médicales pluridisciplinaires pour partie composées de salariés par les collectivités avec remboursement par la sécurité sociale.

Avec le docteur Cohen, président national du syndicat des médecins salariés, nous avons organisé deux conférences sur ce thème au cours des trois dernières années. Aucun de ceux qui parlent beaucoup de la désertification médicale n’a répondu présent à ces conférence, y compris la presse locale. Cette piste est à développer et nous continuerons à le faire. Bienvenus à ceux que le sujet intéresse.

6. EAU

Dans nombre de villes et villages, le prix de l’eau est très élevé. Pensez-vous que le développement des régies publiques d’assainissement et de traitement pourrait permettre de faire évoluer cette question ? Quelles mesures envisager pour réduire la consommation et la facture d’eau sur nos territoires en tout état de cause ?

Il n’y a pas un problème de l’eau, il en existe plusieurs : la qualité l’eau, son système de distribution et de traitement, son prix (variable d’un territoire à l’autre), la main mise de grandes entreprises capitalistes sur une grande partie du secteur.

Nous voulons un grand service public de l’eau potable et assainie (captage, traitement, distribution, traitement des eaux usées...). Ce service public doit s’organiser sous forme de régies par les communes ou les EPCI avec la mise en place d’un contrôle citoyen des usagers et des associations indépendantes. La loi NOTRe qui oblige les communes à transférer la compétence de l’eau et de l’assainissement aux intercommunalités doit être abolie.

Une véritable politique nationale doit être mise en place d’autre part pour inciter fortement à une agriculture qui ne produise plus autant de nitrates et maîtrise l’utilisation des insecticides pesticides…

7. TRANSPORT ET MOBILITÉ

Les citoyen∙e∙s constatent un affaiblissement des offres de transport TER. Si la compétence transport relève de la région, quel doit être le rôle des députés de circonscription, pour permettre aux citoyens d’accéder aux informations, et de connaître les perspectives réelles des offres de transport régionaux ? Par ailleurs, quelles doivent être les mesures à envisager pour lutter contre l’exclusion des personnes sans moyens de motorisation dans les villes et campagnes ?

Dans l’Yonne le mécontentement des usagers est grand tant les retards, dysfonctionnements sont nombreux sur les lignes TER avec les fermetures de gares, de circulation de trains, de guichets, de contrôleurs dans les TER. Le cadencement mis en place depuis plusieurs années n’a pas apporté les effets escomptés en termes de régularité et de ponctualité.

Les élu(e)s communistes, au Conseil Régional se sont opposés le plus vivement au vice président socialiste en charge des transports sur cette affaire. Ils ont voté contre les suppressions proposées sur les lignes du Morvan.

Nos élus icaunais en Avril -Juin 2016 étaient bien seuls à soutenir les populations contre la fermeture de ces lignes.

Le rail doit redevenir une priorité. La SNCF manque cruellement de personnel pour offrir un service public de qualité. Il faut une embauche massive de cheminots au statut.

Dans les villes et les campagne tant que l’on ne mettra pas en place un véritable service de déplacements sous des formes diverses, les populations se sentiront isolées et rejetées avec les effets que l’on sait et notamment dans ces zones une montée des colères des désespérances et celle du FN qui souvent va avec.

Il faut également relancer le fret ferroviaire des marchandises qui depuis des décennies décline alors que c’est un enjeu écologique ( cf. COP 21) et de sécurité.

Il faut contester les directives européennes d’ouverture à la concurrence et de libéralisation du rail.

8. EXPLOITATION DE LA FORET ET FILIÈRE BOIS

L’Yonne est un département où la forêt occupe une place importante. Valleeducousin.fr s’est penchée sérieusement sur les méga-projets de type ERSCIA, auquel celui de Tonnerre ressemble fort. D’un autre côté, nous avons salué la reprise d’une scierie de taille modeste, qui fait ses preuves depuis trois générations. Quelle est votre position sur l’exploitation de la forêt dans l’Yonne en général et sur le projet de centrale biomasse du Tonnerrois en particulier ?

L’exploitation de la forêt est une richesse locale qu’il faut savoir exploiter avec intelligence en fonction des besoins immédiats tout en respectant les besoins des générations futures.

Les projets "biomasse" actuels sont une véritable injure à l’avenir. Avec les maires Front de Gauche du secteur du Tonnerrois, j’ai défendu l’action de l’association ARPENT ? J’ai pu constater alors l’absence et le silence de certains candidats actuels aux législatives.

Il faut construire autour de la forêt une véritable filière industrielle et cesser d’exploiter le bois noble pour l’envoyer dans divers pays lointains pour le voir revenir sous forme de meubles divers.

Un travail de discussion et éventuellement de contraintes doit être mis en place avec les propriétaires privés pour une meilleure exploitation de la forêt.

9. ÉDUCATION

L’Yonne est l’un des départements les plus touchés par l’échec scolaire, le décrochage, l’orientation sans choix des élèves, la reproduction des inégalités. Si l’Education Nationale n’est plus en mesure de relever tous ces défis, selon vous, quels doivent être les nouveaux rôles des maires, départements, communautés de communes, pour venir en renfort de l’Education Nationale sur nos territoires ?

Nous avons d’abord besoin d’une Education Nationale qui fonctionne au mieux des intérêts des jeunes avec une formation des maîtres efficace. La carte scolaire doit être remise en place pour permettre une plus grande mixité sociale.

Les fermetures de postes d’enseignants prévues à la rentrée prochaine doivent être abandonnées.

Nous sommes aux côtés des enseignants et des parents en lutte contre ces fermetures comme nous nous sommes battus contre la fermeture du Lycée Blaise Pascal de Migennes.

L’ensemble de la formation initiale et continue doit faire l’objet d’un plan à dix ans avec contrôle régulier par le parlement, les régions, les parents d’élèves et les syndicats enseignant comme ceux des personnels techniques et d’encadrement.

Nous refusons l’autonomie des établissements.
Une refondation véritable de l’école est à l’ordre du jour.

Comme premières mesures, il faut revenir à la semaine scolaire de 4 jours et demi et l’abandon de la réforme des rythmes hâtivement et installée dans la précipitation.

10. CULTURE

Quelles sont vos propositions pour soutenir les actions menées par des associations culturelles compétentes sur les territoires ruraux et pour éviter que tous les moyens soient aspirés par les grosses structures dans les zones urbaines ? Comment imaginez-vous soutenir des initiatives innovatrices qui permettraient de revivifier ces territoires et d’éviter le repli identitaire ?

Fin de la baisse des dotations de l’état aux collectivités locales qui ont amené à des baisses dramatiques des subventions aux associations culturelles.

Les Maires ont besoin de s’appuyer sur un fort réseau d’associations pour appuyer les initiatives locales.

La disparition de l’association culturelle à Tanlay, par exemple, fut un véritable crève- cœur pour l’ensemble du département et bien évidemment sur le sud. C’est l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Le département devrait avoir un rôle important de coordination dans ce domaine.

11. TAFTA - CETA

Quelle est votre position vis-à-vis de ces grands traités commerciaux qui menacent la souveraineté des peuples ? Si vous étiez élu∙e, accepteriez-vous d’être symboliquement un∙e député∙e « Hors TAFTA/CETA » ?

Nos députés européens, nos élus à l’assemblée nationale et au sénat, nos maires, conseillers départementaux et régionaux, depuis des années ont combattu l’idée même de traités transatlantiques ou autres qui ne font que suivre les diktats de la grande finance internationale et des multinationales. Dans un livre récent, P Le Hyaric directeur du journal l’Humanité et membre du comité national du PCF, a bien démontré les conséquences néfastes de ce type de traités pour les peuples, pour l’environnement et l’économie française et européennes.

Aujourd’hui grâce aux batailles de ces derniers et de nombreux écologistes nous avons obtenu que les parlements nationaux et régionaux pour 3 pays soient consultés avant toute signature de tels traités. Pour nous cette bataille contre le libre échange continue .

12. CUMUL DES MANDATS ET INDEMNITÉS DES ÉLU∙E∙S

Quelle est votre position au sujet du cumul des mandats ? Pensez-vous par ailleurs qu’il soit nécessaire de repenser les conditions d’indemnisation des centaines de milliers d’élu∙e∙s de la République, afin de lutter contre la précarisation de la fonction, les conflits d’intérêt, et la sur-représentation des fonctionnaires, retraités, et citoyens les plus favorisés, parmi cette population ?

Je suis pour un véritable statut de l’élu qui lui permette d’exercer son mandat et de retrouver son travail à la fin de son mandat. Je suis pour une transparence totale et une loi qui garantit cette transparence et moralise la vie politique, qui garantisse le non-cumul des mandats.

Le mandat d’élu(e) ne doit en aucun cas être source d’enrichissement personnel des élus. Comme vous le savez, les élus communistes reversent intégralement leurs indemnités à leur Parti.