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Législatives Yonne - Philippe Collin et Sylvie Pasco (France insoumise)

Programme de l’Avenir en Commun avec la France Insoumise (FI) + Réponses à nos 12 questions

Le jeudi 1er juin 2017

Mis à jour le 22 juin 2017

L’équipe de la France insoumise pour la deuxième circonscription de l’Yonne présente son programme et répond à nos douze questions.

Philippe Collin

J’ai 59 ans et habite Blacy. Je suis paysan en GAEC avec quatre associés et quatre salariés, producteur de céréales et de lait bio. Militant de longue date puis porte-parole de la Confédération paysanne de 2009 à 2013, j’ai eu ainsi l’occasion de participer aux combats pour la défense des droits des paysans, tant d’un point de vue revendicatif que d’un point de vue législatif.

Je n’ai actuellement aucun mandat électoral, mais je considère qu’il est indispensable que des paysans engagés soient présents au Parlement français, les enjeux agricoles, environnementaux et territoriaux figurant dans les politiques prioritaires des cinq prochaines années.

Je peux et je souhaite apporter mes compétences acquises pour construire l’Avenir en Commun au sein de la future Assemblée.

Sylvie Pasco

J’ai 53 ans et j’habite à Sauvigny le Bois. J’ai été professeur des écoles pendant 30 ans et mon engagement pour aider les enfants en difficulté reste entier. Accaparée par mon métier et mes propres enfants, je ne me suis jamais impliquée dans la vie politique jusqu’à maintenant.

Aujourd’hui, ma disponibilité me permet de m’engager et je suis bien décidée à me battre pour la préservation des services publics et contre la paupérisation de la population, en défendant le programme de l’Avenir En Commun.

Sylvie Pasco et Philippe Collin
Candidats pour la France insoumise aux législatives 2017 de la 2e circonscription de l’Yonne

POINTS-CLÉS DU PROGRAMME

L’urgence sociale

Aujourd’hui c’est notre France riche qui connaît cette misère : près de 9 millions de personnes vivent avec moins de 1000 € par mois. Celles et ceux qui n’ont pas de travail, pas de toit ou juste pas assez pour vivre savent que nous n’exagérons pas. Il faut une volonté politique pour répondre à cette urgence sociale et nous sommes candidats pour donner ce souffle au nouveau parlement. Pour que le code du travail protège celles et ceux qui n’ont rien d’autre à offrir que leur travail pour gagner leur vie. Pour que les paysans, les commerçants, les artisans et les auto-entrepreneurs, ainsi que les chômeurs et les retraités aient de quoi vivre décemment. Pour dire aux femmes : demain vos emplois et vos salaires seront équivalents à ceux des hommes. Pour crier aux jeunes : on a besoin de vous !

Territoire et ruralité

Les élections présidentielles ont une fois de plus montré que les citoyens des campagnes se sentaient rejetés de la société, trop loin des lieux de pouvoir, des nouvelles technologies, trop isolés du fait d’une politique territoriale qui privilégie les centres urbains. La détérioration des services publics et de proximité aggrave encore la situation des zones rurales, les services de santé étant de plus en plus lointains et inaccessibles, les établissements scolaires régulièrement menacés, les bureaux de poste, les gares et les petits commerces fermant les uns après les autres. Nous sommes candidats pour promouvoir une autre politique d’aménagement du territoire qui assure une plus grande égalité entre les campagnes et les villes. La ruralité n’est pas une tare c’est une ressource !

Agriculture et écologie

La logique insatiable du profit aboutit à l’épuisement des deux sources de toute richesse : la Terre et les hommes qui la travaillent. Nos paysans et nos sols sont à bout ! Il faut une organisation des producteurs qui leur permette de s’opposer aux diktats de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution. Nous sommes candidats pour que la préoccupation écologique soit au centre de l’action publique : pour ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer ni produire plus que ce qu’elle peut supporter. Nous nous battrons pour le développement des circuits courts, des énergies renouvelables, pour des produits propres et durables : pour que le temps long et le bien-être humain l’emportent sur les intérêts à court terme du productivisme et de la finance.

L’exigence démocratique

Nous vivons dans une République gouvernée par une oligarchie d’experts et de professionnels de la politique. Dans cette monarchie présidentielle, le peuple est largement privé de la possibilité de décider et d’agir par lui-même. C’est pourquoi nos institutions et leur fonctionnement ont besoin d’une révolution citoyenne, d’un sursaut démocratique, et d’élus intègres qui ressemblent aux gens et les comprennent. Nous sommes candidats, mais nous venons de la vraie vie, du monde réel du travail, et nous voulons faire de cet ancrage social et local un atout. En tant qu’élus à l’Assemblée Nationale, nous resterons en lien étroit avec le territoire, et nous nous engageons à associer les citoyens à notre action, à écouter leur force de proposition et à nous soumettre à leur contrôle.

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Réponses aux 12 questions de valleeducousin.fr

1. DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE

Les petites villes et campagnes ne disposent pas d’instances citoyennes comme dans les grandes villes. En revanche, Ungersheim, Loos-en-Gohelle, Eybens, Saillans, sont en pointe sur ces sujets et ont créé un cadre démocratique pariant sur la coopération entre tous. Que proposeriez-vous de nouveau pour libérer l’expression et l’initiative citoyenne sur nos territoires ?

Des collectifs citoyens pourraient fonctionner comme à Ungersheim sans attendre que leur municipalité le propose : on doit les y encourager.

De manière plus générale, voici quelques propositions de l’Avenir en commun pour renouveler la démocratie :

  • Instaurer le référendum d’initiative citoyenne et le droit de proposer une loi.
  • Créer une assemblée de l’Intervention populaire et du long terme émettant un avis sur l’impact écologique et social des lois.
  • Créer le droit de révoquer un élu.

Les collectifs d’associations pourraient participer à la création d’une assemblée de consultation et de contrôle des élus :

  • Tirage au sort des membres (par exemple une cinquantaine sur le département) avec pour mission de convoquer les élus (des collectivités départementales, régionales et les parlementaires) afin qu’ils rendent compte de leurs mandats ;
  • Consultation de ce collectif afin de co-construire les projets de loi et évolution des décisions des élus locaux.

https://avenirencommun.fr/livret-intervention-populaire/

2. TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

Quelle est votre position sur l’avenir du nucléaire, le développement des énergies renouvelables dans l’Yonne et en France, et l’évolution de la dépense énergétique d’ici à 2025 ? Quelles nouvelles mesures faudrait-il instaurer selon vous pour lutter contre la précarité énergétique grandissante ?

Le nucléaire ne règle ni la dépendance, ni la sécurité, ni les coûts : il faut en sortir ; comme des énergies émettrices de gaz à effet de serre.

Notre objectif est d’atteindre 100% d’énergies renouvelables en 2050 : plusieurs études (NegaWatt, Ademe...) ont montré que c’était possible.

Nos propositions :

  • Investir massivement pour changer les modes de production, d’échange et de communication, ce qui créera 900 000 emplois sur 5 ans dans le domaine des énergies renouvelables : 100 milliards d’investissements écologiquement et socialement utiles (à retrouver notamment dans les milliards investis chaque année dans le CICE)
  • Développer l’ensemble des énergies renouvelables
  • Renationaliser EDF et Engie en lien avec des coopératives et favoriser l’autoproduction et le partage des excédents, créer un pôle public d’investissement.
  • Revenir sur la libéralisation du marché de l’électricité et abroger la loi NOME.
  • Isoler au moins 700 000 logements par an
  • Mettre en place un guichet unique coordonnant toutes les actions pour rénover son logement : de l’évaluation jusqu’à la réalisation, en passant par les demandes de financement.
  • Consommation : tarification progressive sur l’énergie incluant la gratuité des quantités indispensables à une vie digne et pénalisant les mésusages et gaspillages
  • Arrêter les subventions aux énergies fossiles, abandonner tous les projets encourageant le nucléaire en garantissant l’emploi des salariés, stopper la privatisation des barrages électriques.

https://avenirencommun.fr/le-livret-energie/
https://avenirencommun.fr/livret-planification-ecologique-regle-verte/

3. ALIMENTATION ET AGRICULTURE

Que pensez-vous des projets d’« Autonomie alimentaire » menés par la ville d’Ungersheim ? Plus concrètement, si des villes sont parvenues au 100% bio dans les cantines scolaires et collectives, quelles sont vos propositions pour améliorer sensiblement le contenu de l’assiette de nos enfants, et au passage la production locale ?

La politique de cette ville correspond tout à fait à notre objectif au niveau national : planification écologique pour garantir l’autosuffisance alimentaire avec une agriculture à taille humaine (protéger le foncier), l’autonomie en produisant mieux pour se nourrir mieux.

Nous sommes pour 100 % de bio et local dans les restaurations collectives.
Il faut faciliter la mise en place de plate-formes de mise en commun de l’offre. Les organisations de la préparation des repas doivent être repensées. Ceux-ci pourront être préparés dans les cuisines des établissements. Les grosses cuisines collectives qui éloignent la préparation de la distribution seront remises en question.

Il y a un impératif à modifier les codes des marchés publics. On doit revoir les regroupements d’achat, qui font appel à de trop grandes quantités et permettre aux paysans d’être directement présents sur ces marchés, localement.

Autres propositions du programme l’Avenir en commun :

  • Soutenir, par des contrats de développement, des initiatives et des projets alternatifs et citoyens (comme les AMAP) ;
  • Plafonner les marges de la grande distribution ;
  • Recueillir et partager des expériences locales, citoyennes, écologiques ;
  • Impliquer tous les niveaux de territoire ;
  • Accompagnement financier et technique des agriculteurs vers une production diversifiée, bio et locale sur 10 ans ;
  • Au final, servir des plats 100 % bio et locaux dans toutes les restaurations collectives qui seront soutenues aussi pour cette transition ;
  • Promouvoir les arbres fruitiers dans les espaces publics ;
  • Contraindre le public et inciter le privé par des aides budgétaires assujetties à des critères sociaux et environnementaux ;
  • Anticiper les besoins de formation des étudiants par l’éducation nationale et créer 300 000 emplois sur 10 ans ;
  • Engager la réforme agraire pour faciliter l’installation des jeunes agriculteurs ;
  • Supprimer les aides financières nocives à l’environnement, lutter contre la course à l’agrandissement ;
  • Éliminer progressivement les produits néfastes par des normes et interdictions ;
  • Protectionnisme solidaire : éviter l’importation de produits de pays à faible protection environnementale et sociale, pour un commerce équitable : refuser les traités européens tels qu’ils sont aujourd’hui ;
  • Refuser le CETA.

https://avenirencommun.fr/livret-agriculture/

4. SANTÉ

Nos territoires sont parmi les principaux déserts médicaux de France. Nous savons que la mise en place de Maisons de santé et des internes ne sera pas suffisante pour attirer et conserver des praticiens. Quelles actions de fond et de long terme, quelles politiques d’attractivité pensez-vous qu’il faille désormais mener pour renforcer l’offre de santé sur le territoire ?

Aujourd’hui, il faut attendre 6 mois pour obtenir un RV chez un dentiste dans nos campagnes : c’est inadmissible !

Nous proposons de combler les déserts médicaux en créant un corps de médecins fonctionnaires qui viendront travailler dans ces zones : on augmentera le nombre de places au concours d’entrée en école de médecine ; les élèves y seront pré-recrutés et rémunérés pendant leurs études pour qu’ils s’engagent, comme les enseignants, à travailler dans nos campagnes pendant dix ans.

Mais ce n’est pas le seul problème de santé : il faut pouvoir rembourser 100% des soins prescrits et sans mutuelles, car aujourd’hui beaucoup de gens renoncent à se soigner faute de moyens suffisants.

Il faut avant tout travailler sur la prévention, en commençant par éradiquer la pauvreté avec les aides recalculées de sorte que personne ne vive en dessous du seuil de pauvreté. Tout le monde devrait pouvoir vivre avec au moins 1000 euros par mois ; il faut aussi abolir le logement insalubre et le mal logement qui génèrent beaucoup de problèmes de santé.

https://avenirencommun.fr/le-livret-sante/
https://avenirencommun.fr/le-livret-logement
https://avenirencommun.fr/le-livret-pauvrete/

5. DÉCHETS

Avez-vous entendu parler du "Zéro déchet" ? Quelles sont vos propositions pour améliorer la sensibilisation des habitants et entreprises au recyclage et réemploi des déchets, mais aussi pour les réduire à la source, notamment dans la grande distribution ?

L’objectif 0 déchet est une des nombreuses propositions de notre programme : 1/3 des aliments produits est jeté alors que tant de personnes n’arrivent pas à se nourrir correctement ; un nouveau continent s’est formé, fait de déchets plastiques flottants !

Plusieurs villes du monde se sont engagées à éliminer les déchets. Montrons l’exemple.

Nous proposons de :

  • Recycler obligatoirement et récupérer l’énergie produite par l’incinération ;
  • Généraliser les consignes dans les commerces ;
  • Soutenir toutes les initiatives allant dans le sens du recyclage et de l’économie.
  • Développer les filières d’enseignement dans ce domaine ;
  • Combattre l’obsolescence programmée et refuser le tout jetable.

La sensibilisation des habitants passe par une reprise par les collectivités de la gestion des déchets : aujourd’hui, elle est déléguée à des grandes firmes privées qui ont intérêt à collecter le maximum de tonnages et ne vont donc pas inciter à réduire les déchets.

De plus, les industries comme la grande distribution doivent être responsabilisées et interrogées sur leurs processus de fabrication et de conditionnement afin que l’on prenne à la source la production des déchets. Responsabilisation veut dire de plus fortes contraintes financières pour encourager la vente en vrac ou les consignes.

Les citoyens pourraient encourager cette démarche en laissant les emballages à la caisse quand ils ont fini leurs courses.

https://avenirencommun.fr/le-livret-dechets/

6. EAU

Dans nombre de villes et villages, le prix de l’eau est très élevé. Pensez-vous que le développement des régies publiques d’assainissement et de traitement pourrait permettre de faire évoluer cette question ? Quelles mesures envisager pour réduire la consommation et la facture d’eau sur nos territoires en tout état de cause ?

L’avenir en Commun propose de :

  • Remunicipaliser la gestion des eaux potables pour baisser les coûts pour les citoyens ;
  • Instaurer une tarification progressive sur l’eau et l’énergie incluant la gratuité des quantités indispensables à une vie digne. Cela permettra de pousser tout le monde à moins consommer.

https://avenirencommun.fr/le-livret-eau/

7. TRANSPORT ET MOBILITÉ

Les citoyen∙e∙s constatent un affaiblissement des offres de transport TER. Si la compétence transport relève de la région, quel doit être le rôle des députés de circonscription, pour permettre aux citoyens d’accéder aux informations, et de connaître les perspectives réelles des offres de transport régionaux ? Par ailleurs, quelles doivent être les mesures à envisager pour lutter contre l’exclusion des personnes sans moyens de motorisation dans les villes et campagnes ?

Nos propositions

  • Réaménagement du territoire en s’appuyant sur les services publics, sur la démocratie.
  • Remaillage des transports en communs sur tout le territoire notamment les TER avec obligation d’aller vers le 0 obstacle pour les personnes à mobilité réduite en utilisant le Préfet qui pourra obliger les aménagements nécessaires ;
  • Transports gratuits pour les moins de 18 ans et les sans emploi.
  • Stations accessibles par des navettes pour les endroits isolés.
  • Favoriser le covoiturage, l’autopartage et le transport à la demande.
  • L’utilisation des outils numériques devrait permettre de combiner toutes les possibilités.

https://avenirencommun.fr/livret-ruralite-amenagement-territoire/
https://avenirencommun.fr/le-livret-handicap/

8. EXPLOITATION DE LA FORET ET FILIÈRE BOIS

L’Yonne est un département où la forêt occupe une place importante. Valleeducousin.fr s’est penchée sérieusement sur les méga-projets de type ERSCIA, auquel celui de Tonnerre ressemble fort. D’un autre côté, nous avons salué la reprise d’une scierie de taille modeste, qui fait ses preuves depuis trois générations. Quelle est votre position sur l’exploitation de la forêt dans l’Yonne en général et sur le projet de centrale biomasse du Tonnerrois en particulier ?

Concernant la centrale du Tonnerrois :

  1. Le premier problème est celui du rendement global. En effet, ce type de centrale ne transforme que 25% de l’énergie contenue dans le bois en électricité, tandis que la même quantité de bois pourrait chauffer 2000 à 3000 logements.
  2. Pour alimenter une telle centrale, il faudrait raser quelques 700 ha par an, ce qui ne permettrait pas de fonctionner 10 ans sur la com com. Par ailleurs, la coupe rase des bois privés peut être effectuée sans autorisation.
  3. L’exploitation mécanisée inévitable laissera derrière elle un sol compacté et mort, ce qui mettra gravement en péril la biodiversité, la séquestration du carbone et la filtration de l’eau.
  4. La hausse des prix provoquée va perturber lourdement les filières bois.
  5. La combustion industrielle du bois, à production égale de chaleur, émet bien plus de CO2 que le gaz, notamment. Et il faudra attendre en moyenne 60 ans pour qu’une nouvelle forêt stocke à nouveau tout ce carbone.

On devrait s’orienter avant tout autour des usages qui vont stocker le carbone (scierie ...) ou vers des usages énergétiques de petite taille ( petites collectivités) comme à Yssingeaux, en Haute Loire, sous forme de coopérative.

L’avenir en Commun propose de :

  • Développer la filière bois respectueuse de l’environnement, répondant aux besoins et créatrice d’emplois locaux, soutenue par la commande publique (lutter contre l’importation)
  • Refuser la privatisation de la forêt

https://avenirencommun.fr/le-livret-foret/

9. ÉDUCATION

L’Yonne est l’un des départements les plus touchés par l’échec scolaire, le décrochage, l’orientation sans choix des élèves, la reproduction des inégalités. Si l’Éducation Nationale n’est plus en mesure de relever tous ces défis, selon vous, quels doivent être les nouveaux rôles des maires, départements, communautés de communes, pour venir en renfort de l’Éducation Nationale sur nos territoires ?

L’éducation nationale doit relever ces défis. La baisse des effectifs (nombre d’élèves par classe) peut participer à réduire l’échec scolaire.

Mr Macron propose de diminuer l’effectif des petites classes par deux mais ce n’est que de la poudre aux yeux : il prévoit de le faire en cassant le dispositif « Plus De Maîtres Que De Classes » qui permet pourtant de diversifier les méthodes de travail (petits ateliers ou aides ponctuelles personnalisées dans la classe pour les élèves en demande). Il a été obtenu il y a quatre ans par les professeurs qui veulent le conserver.

L’avenir en commun propose de conserver ce dispositif « PDMQDC ». Mais aussi de recruter 60 000 enseignants supplémentaires sur 5 ans pour baisser les effectifs (ils seront pré-recrutés et rémunérés pendant leurs études, ce qui permettra à plus de jeunes d’accéder à la profession).

Mais un autre problème est à résoudre : la disparition des RASED s’accentue depuis plusieurs années. Ce Réseau d’Aide Spécialisée pour les Élèves en grande Difficulté permet aux enfants de reprendre confiance en travaillant sur des projets en dehors de la classe en tous petits groupes. Leur disparition est une catastrophe pour toute la classe car ces élèves, abandonnés à eux-même dans le groupe classe, finissent par développer des troubles de comportement. A vouloir faire des économies sur leur dos, c’est toute la classe qui en souffre, ainsi que le professeur, qui finit par craquer.

Les 60000 postes d’enseignants supplémentaires permettront aussi de reconstituer ces RASED.

L’avenir en Commun propose en plus :

  • L’abolition de la loi Hamon sur les rythmes scolaires
  • La gratuité de tous les besoins liés à la scolarité : le matériel, le transport, les activités périscolaires et la cantine bio et locale.

https://avenirencommun.fr/le-livret-education/
https://avenirencommun.fr/le-livret-jeunesse/
https://avenirencommun.fr/livret-de-legalite

10. CULTURE

Quelles sont vos propositions pour soutenir les actions menées par des associations culturelles compétentes sur les territoires ruraux et pour éviter que tous les moyens soient aspirés par les grosses structures dans les zones urbaines ? Comment imaginez-vous soutenir des initiatives innovatrices qui permettraient de revivifier ces territoires et d’éviter le repli identitaire ?

Les associations culturelles doivent être au cœur de l’action culturelle sur tout le territoire dans l’espace public. Nous prévoyons de :

  • Leur donner, par des conventionnements durables, les moyens financiers adaptés afin de remédier à l’absence d’équipements culturels ;
  • Créer une nouvelle gérance démocratique dans les lieux culturels pour intervenir sur les orientations stratégiques ;
  • Créer un fonds d’appui aux communes qui transforment les panneaux publicitaires en espaces d’affichage culturel et d’expression citoyenne avec une stricte application de l’usage à but non lucratif ;
  • Atteindre 10% du budget participatif dans les crédits locaux consacrés à la culture ;
  • Porter le budget consacré à l’art, à la culture et à la création à 1% du PIB chaque année pour soutenir la création ;
  • Jumeler tous les établissements (écoles, collèges, lycées) avec des établissements culturels, dans des projets profitant à tous les élèves et encourager les pratiques artistiques collectives ;
  • Faire de l’éducation artistique une vraie priorité de la maternelle à l’université, jusqu’en entreprise ;
  • Partager des activités culturelles peut aider à éviter le repli identitaire. Mais il faut aussi plus d’implication citoyenne : nous proposerons de donner le droit de vote aux élections locales pour les étrangers en situation régulière, comme pour les ressortissants des pays de l’union européenne.

https://avenirencommun.fr/le-livret-culture/
https://avenirencommun.fr/le-livret-numerique/
https://avenirencommun.fr/le-livret-sport/
https://avenirencommun.fr/le-livret-medias/

11. TAFTA - CETA

Quelle est votre position vis-à-vis de ces grands traités commerciaux qui menacent la souveraineté des peuples ? Si vous étiez élu∙e, accepteriez-vous d’être symboliquement un∙e député∙e « Hors TAFTA/CETA » ?

Il faut d’abord rappeler ce que proposent ces traités :

Une multinationale estimant ne pas avoir dégagé le bénéfice escompté à cause de mesures adoptées par notre pays (revalorisation du SMIC, loi environnementale... etc), pourra faire condamner l’état à payer la différence (qui pourrait se monter à plusieurs millions d’euros et ainsi nous contraindre à renoncer à notre loi). Nos lois ne pèseront donc plus rien, nous serons gouvernés par les multinationales.

Tous les députés de la France Insoumise seront des députés hors TAFTA/CETA : nous ne nous laisserons maltraités sous aucun prétexte !

https://avenirencommun.fr/livret-produire-france/

12. CUMUL DES MANDATS ET INDEMNITÉS DES ÉLU∙E∙S

Quelle est votre position au sujet du cumul des mandats ? Pensez-vous par ailleurs qu’il soit nécessaire de repenser les conditions d’indemnisation des centaines de milliers d’élu∙e∙s de la République, afin de lutter contre la précarisation de la fonction, les conflits d’intérêt, et la sur-représentation des fonctionnaires, retraités, et citoyens les plus favorisés, parmi cette population ?

Nous proposons :

  • De rendre effectif le non-cumul des mandats ;
  • De rendre inéligible à vie toute personne condamnée pour corruption ;
  • De permettre à la justice d’enquêter de sa propre initiative, même contre l’avis d’un ministre ;
  • D’interdire l’entrée des lobbyistes dans l’enceinte du parlement et les cadeaux faits aux parlementaires ;
  • D’appliquer les recommandations d’Anticor notamment pour empêcher la corruption ;
  • De supprimer la réserve parlementaire.

La France Insoumise a proposé à tous ses groupes d’appui de choisir ses représentants : on y trouve des retraités et des enseignants mais aussi des chômeurs et des précaires. Il s’agit donc d’un problème que nous connaissons et dont nous tiendrons compte pour que chacun puisse prétendre à la fonction d’élu.

https://avenirencommun.fr/livret-assemblee-constituante/
https://laec.fr/
https://avenirencommun.fr/livrets-thematiques/


Voir en ligne : Site officiel de la campagne FI pour la 2e circ